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Analyses géopolitiques

Le « parakratos » ou Etat français infiltré par des milices

Le samedi 25 septembre dernier à 17 heures j’ai été enlevée par des milices bizarres (Agents de sécurité privée) de la RATP qui m’ont maintenue illégalement de force sur le quai du métro de la République sous pretexte de non port de masque.

Ils m’ont remis une convocation illégale pour outrage – alors que ce sont des agents de sécurité privée de la RATP et ils n’ont pas le droit de faire cela. J’ai envoyé une plainte au procureur de la République lundi.

Le Groupe Enquête Transporteurs qui me convoque est une entité juridique inconnue dont l’adresse n’existe pas comme le prouve la poste qui n’a pas pu leur délivrer mon courrier recommandé.

Aujourd’hui une femme agressive m’a appelée: elle a dit qu’elle est OPJ de cet organisme et elle voulait me convoquer au téléphone (vous avez déjà vu la police convoquer des citoyens par téléphone? ) et me menacer de m’amener de force…Au secours si jamais je suis enlevée vous saurez que c’est eux…

Monika Karbowska, le 30 septembre 2021

monikakarbowska@[ii]gmail.com

Monsieur/Madame le Procureur de la République

près le Tribunal de Grande Instance de Créteil
Rue Pasteur Vallery Radot
94011 CRETEIL Cedex

Lettre sur les événements survenu le 25 septembre 2021

Monsieur/Madame le Procureur de la République,

Je vous prie de prendre connaissance des faits suivants :

Samedi 25 juillet 2021, je me trouvais à 16h 45 dans le métro de Paris, dans une rame de la ligne 3, circulant en direction de Galliéni, entre la station Arts et Métiers et Temple. J’étais accompagnée par mon ami M. B.. Soudain, un homme de grande taille, vêtu d’un uniforme bleu marine et masqué est apparu dans la porte du métro tout à côté de nous lorsque la porte de la rame s’est ouverte à la station Temple.

Mon ami ne portant pas de masque, l’homme lui a ordonné de mettre un masque. M. Ba lui a signifié qu’il ne portait pas de masque en signe de protestation contre l’obligation vaccinale imposée à certaines professions et plus largement contre l’extorsion à la vaccination induite par les restrictions covid. Il a lu à haute voix le document qu’il avait sous les yeux :

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques reprend des principes du Code de Nuremberg. Voté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1966, signé par 150 pays, il a été ratifié par la France en 1984.

Article 7 : Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. En particulier, il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérimentation médicale ou scientifique.

J’ai ajouté que l’obligation du masque est une violation des Droits fondamentaux de l’Homme, imprescriptibles, inaliénables, inaltérables, garantis par la Constitution de la République Française du 4 Octobre 1958 et par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, garantis, eux, par la Charte de l’ONU car il s’agit du droit de respirer, donc de vivre et de rester en bonne santé.

L’obligation du port du masque est une violation du droit fondamental de la Dignité et de l’intégrité de la personne. C’est aussi un crime de discrimination tel que défini dans l’article 212-1-8 du code pénal :

« Constitue également un crime contre l’humanité et est puni de la réclusion criminelle à perpétuité l’un des actes ci-après commis en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique : La persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international ».

Interdire l’accès à un lieu public quelle que soit sa nature (Transport collectifs, Gymnase, Restaurant, Bar, Banque, Assurance, Théâtre, cinéma, magasin, Hôpital, etc…) à un citoyen, priver une personne d’un emploi ou le suspendre de ses fonctions, interdire à un enfant, un adolescent ou à un étudiant l’accès à son établissement scolaire parce qu’il n’est pas en possession d’un « pass sanitaire » ou parce qu’il ne porte pas un masque ou parce qu’il refuse de se faire vacciner est un même crime de discrimination à l’encontre d’un groupe identifiable par un élément (pass sanitaire, masque, etc.) distinctif les désignant comme paria (« paria  = Individu n’appartenant à aucune caste, considéré comme un être impur dont le contact est une souillure et rejeté de ce fait par l’ensemble de la société. Personne méprisée, mise au ban de la collectivité. » https://www.cnrtl.fr/definition/paria).

Code Pénal. Des discriminations

(https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006165298/#LEGISCTA000006165298)

Article 225-2

Modifié par LOI n°2017-86 du 27 janvier 2017 – art. 177

La discrimination définie aux articles 225-1 à 225-1-2, commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elle consiste :

1° A refuser la fourniture d’un bien ou d’un service ;

2° A entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque ;

3° A refuser d’embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;

Il est important de rappeler que la première discrimination sanitaire a été le fait des nazis.

« La quarantaine imposée à la population juive revêt un sens strictement médical. Sa nécessité est dictée par la virulence de la maladie : les Allemands agissent au mieux face à un fait morbide dont ils ne peuvent que constater l’existence, avant d’en induire les consé­quences. En effet, comme le Juif est quasiment le seul vecteur de l’épidémie et que, en cas de contamination d’un non-Juif, on remonte le plus souvent à une source d’infection juive, il est apparu urgent, aux fins de protection de la population, de restreindre la liberté de circulation des habitants juifs, de soumettre leur usage du train à une autorisation administrative médicale particulière, de les orienter vers des parcs désignés à leur seul usage (puisque, par exemple, la transmission des puces infectieuses est facilitée par l’usage commun des bancs), de leur interdire la fréquentation des omnibus et de leur réserver des compartiments particuliers dans les trams »

(« Éradiquer le typhus : imaginaire médical et discours sanitaire nazi dans le gouvernement général de Pologne (1939-1944) » par Johann Chapoutot (https://www.cairn.info/revue-historique-2014-1-page-87.htm)

L’imposition du masque est une torture et un traitement dégradant et inhumain imposés dans des prisons illégales comme la base états-unienne de Guantanamo car il s’agit de priver les humains de leur droit à oxygéner librement leur corps et leur faire perdre leur repères spatio-temporels.

« Convention contre la Torture »

Art. 1 Aux fins de la présente Convention, le terme « torture » désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles.

Art.2-2 2. Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la torture.

3. L’ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique ne peut être invoqué pour justifier la torture ».

Mon ami a lu aussi dans l’article 7 du Pacte Relatif aux Droits Civils Politiques et Sociaux qui interdit de soumettre une personne sans son consentement à une expérience médicale et scientifique.

Déclaration Universelle de la Bioéthique – Article 6 – Consentement

« 1. Toute intervention médicale de caractère préventif, diagnostique ou thérapeutique ne doit être mise en œuvre qu’avec le consentement préalable, libre et éclairé de la personne concernée, fondé sur des informations suffisantes. Le cas échéant, le consentement devrait être exprès et la personne concernée peut le retirer à tout moment et pour toute raison sans qu’il en résulte pour elle aucun désavantage ni préjudice.

2. Des recherches scientifiques ne devraient être menées qu’avec le consentement préalable, libre, exprès et éclairé de la personne concernée. L’information devrait être suffisante, fournie sous une forme compréhensible et indiquer les modalités de retrait du consentement. La personne concernée peut retirer son consentement à tout moment et pour toute raison sans qu’il en résulte pour elle aucun désavantage ni préjudice. Des exceptions à ce principe devraient n’être faites qu’en accord avec les normes éthiques et juridiques adoptées par les États et être compatibles avec les principes et dispositions énoncés dans la présente Déclaration, en particulier à l’article 27, et avec le droit international des droits de l’homme ».

L’imposition du masque au sein du service public de la RATP est donc une violation grave de la Constitution Française et de des Traités internationaux relatifs aux Droits de l’Homme, même et surtout si la direction de la RATP prétend que le masque obligatoire est un dispositif médical.

Imposer un dispositif médical à un citoyen est une violation des articles L.1110-10 et L1111-4 du code de la santé publique sur le consentement à un traitement médical.

« Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement. Le suivi du malade reste cependant assuré par le médecin, notamment son accompagnement palliatif.

Le médecin a l’obligation de respecter la volonté de la personne après l’avoir informée des conséquences de ses choix et de leur gravité. Si, par sa volonté de refuser ou d’interrompre tout traitement, la personne met sa vie en danger, elle doit réitérer sa décision dans un délai raisonnable. Elle peut faire appel à un autre membre du corps médical. L’ensemble de la procédure est inscrite dans le dossier médical du patient. Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins palliatifs mentionnés à l’article L. 1110-10 du Code de la Santé Publique. »

(https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000041721051/2020-10-01).

« Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. »

Article L1111-4 du Code de la Santé Publique

(https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000041721051/2020-10-01)

L’homme nous a ordonné à nous deux de mettre un masque en disant que c’est la Loi. J’ai répondu que ce n’était pas une loi mais une décision arbitraire violant les Lois et la Constitution et que même si une Loi ordonnait cela, elle serait illégale et anti-constitutionnelle car une Loi ne peut pas être contraire à la Constitution et aux Droits de l’Homme car toute loi contraire à la Constitution n’est plus une Loi.

L’homme a répondu être un employé de la RATP chargé de la sécurité et a dit que l’intérêt collectif primait sur les droits de l’Homme. J’ai répondu que les Droits de l’Homme étaient inaliénables et inaltérables, qu’aucun intérêt collectif ne justifiait leur suppression et que l ‘intérêt général ne peut qu’émaner du respect des droits individuels. L’idée qu’un prétendu intérêt collectif serait supérieurs au droits individuels est un concept du temps de l’Etat français de Vichy contraire aux valeurs de la République.

En plus l’Article 3 de la Déclaration Universelle de la Bioéthique de 2005 stipule : « 1. La dignité humaine, les droits de l’homme et les libertés fondamentales doivent être pleinement respectés. 2. Les intérêts et le bien-être de l’individu devraient l’emporter sur le seul intérêt de la science ou de la société ».

Au cours de cet échange d’idées philosophiques, l’homme nous a interdit de continuer notre trajet et nous a ordonné de sortir de la rame à la station République. Lorsque la porte de la rame s’est ouverte quelques secondes plus tard à cette station, l’homme a empoigné mon compagnon par le bras et l’a poussé sur le quai. 5 autres hommes sont apparus pour prêter main forte à l’agresseur de mon compagnon.

J’ai crié, je suis sortie de la rame et j’ai tenté de m’interposer pour empêcher les hommes de violenter mon compagnon. Je leur ai crié qu’ils n’avaient pas le droit de nous arrêter et de nous maintenir, car non seulement nous n’avions commis aucun crime ni délit mais en plus eux ne sont pas la police si la gendarmerie et n’ont donc pas le droit de l’arrêter et le maintenir.

Les six hommes (2 d’une soixantaine d’années, les 4 autres entre 25 et 35 ans) nous ont entouré et maintenu de force contre le mur de la station de métro. Ils étaient vêtus du même uniforme bleu marine, portant en dessous de leur épaule gauche un élément de tissu sur lequel était brodé « Sûreté RATP », ils ne portaient pas d’armes selon ce que j’ai pu voir. L’un d’entre eux portait en plus de cette inscription « Kheops Paris », nom d’une entreprise privée de sécurité dont le siège est à Soorts-Hossegor dans les Landes.

Ils ne portaient aucun badge avec leur nom ni avec un matricule, ni aucune carte professionnelle, ils n’étaient pas reconnaissable car leur visage à tous était dissimulé derrière un masque le recouvrant presque entièrement.

J’ai considéré que nous avons été enlevé, kidnappé selon l’article 241 -1 du Code Pénal par des agents de sécurité privés agissant pour l’entreprise RATP comme indiqué sur le site de l’entreprise publique RAPT 

https://www.ratp.fr/recrutement/metiers/nos-metiers-de-la-surete-des-reseaux

Article 241 -1- du Code Pénal

« Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d’arrêter, d’enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » 

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027811104/

J’ai eu peur car ces personnes étaient irrespectueuses et leur attitude menaçante. Ils ont tenté de nous faire peur en brandissant un carnet estampillé « contravention RATP » mais je leur ai dit qu’un agent de sécurité privée n’avait pas le droit, selon le Livre 6 du Code de la Sécurité Intérieure de dresser des contraventions.

Selon les articles L613-1 et L613-2 il ne peut que procéder à une fouille visuelle de bagages et sac après consentement des personnes, à effectuer la surveillance de biens contre les intrusions et à procéder à des palpations de sécurité à l’entrée de lieux où se déroulent des manifestations sportives et récréatives après agrément et sous contrôle du Préfet.

Aucun agent de sécurité n’a le droit de maintenir par la force les personnes.

Selon l’article R631-4 du Livre 6 du Code de la Sécurité Intérieure, l’agent de sécurité doit d’abord respecter les Droits de l’Homme et la Constitution Française

« Respect des lois. Dans le cadre de leurs fonctions, les acteurs de la sécurité privée respectent strictement la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la Constitution et les principes constitutionnels, l’ensemble des lois et règlements en vigueur, notamment le code de la route et la législation professionnelle et sociale qui leur est applicable ».

Section unique : Code de déontologie des personnes physiques ou morales exerçant des activités privées de sécurité (Articles R631-1 à R631-32) – Légifrance (legifrance.gouv.fr)

Il ne peut que faire usage d’aucune violence.

Article R631-10 du Livre 6 du Code de la Sécurité Intérieure

« Interdiction de toute violence.

Sauf dans le cas de légitime défense prévu aux articles 122-5 et 122-6 du code pénal, les acteurs de la sécurité privée ne doivent jamais user de violences, même légères.

Lorsqu’un acteur de la sécurité privée, dans l’exercice de ses fonctions, ne peut résoudre un différend de manière amiable avec un tiers qui ne veut pas se soumettre aux vérifications et contrôles légalement effectués, il doit faire appel aux forces de police ou de gendarmerie territorialement compétentes. Un acteur de la sécurité privée qui appréhende l’auteur d’un crime ou d’un délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement en application de l’article 73 du code de procédure pénale ne peut retenir la personne mise en cause sans en aviser sans délai les services de police ou de gendarmerie territorialement compétents »

L’agent de sécurité privée a uniquement les mêmes droits que tous les citoyens (Règle d’égalité), d’appréhender quelqu’un en flagrant délit selon l’article 73 du code de procédure pénale. Le flagrant délit ou crime est défini par l’article 53 du code de procédure pénale qui dit qu’une une clameur publique doit poursuivre l’incriminé, ou celui-ci doit porter des objets, traces ou indices du délit «qui se commet ou qui vient de se commettre ».

Aucune de ces descriptions ne définissait notre situation ! Nous n’étions pas poursuivi par la clameur publique ni ne portions aucun objet, trace ou indice d’un délit car nous n’avions commis aucun crime ou délit.

Article 73 du Code de procédure Pénale :

« Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche »

Article 53 du Code de procédure Pénale :

« Est qualifié crime ou délit flagrant le crime ou le délit qui se commet actuellement, ou qui vient de se commettre. Il y a aussi crime ou délit flagrant lorsque, dans un temps très voisin de l’action, la personne soupçonnée est poursuivie par la clameur publique, ou est trouvée en possession d’objets, ou présente des traces ou indices, laissant penser qu’elle a participé au crime ou au délit »

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006151876/#LEGISCTA000006151876

https://www.apgs03-securite.com/images/codesecurite.pdf

Les hommes qui nous maintenaient de force ont répondu qu’ils avaient le pouvoir d’une force de police, qu’ils pouvaient nous arrêter et dresser des contraventions selon la Loi Savary. Je ne pouvais pas les croire car ils ne me montraient aucun document prouvant leur qualité, ni badge, ni nom, ni numéro de carte professionnelle ni numéro de policier assermenté. Ils refusaient obstinément de s’identifier.

Nous leur avons néanmoins montré nos titres de transports qui étaient en règle mais nous avons refusé de montrer nos pièces d’identité car les agents de sécurité privée n’ont pas le droit de contrôler l’identité de quiconque dans l’espace public, ils doivent appeler un OPJ pour cela. J’ai demandé alors de pouvoir voir et parler à un Officier de Police Judiciaire auquel je soumettrai volontiers ma carte d’identité.

Lorsque je demandais à voir la carte professionnelle de ces hommes, celui qui portait l’insigne « Kheops France » a sorti une carte professionnelle de loin de façon à ce que je ne puisse voir ni son numéro ni son nom. Il a exhibé dans le même étui que sa carte un écusson en métal avec l’inscription République Française, en violation flagrante de l’article L613-8 du livre 6 du Code de la Sécurité Intérieure ou il est stipulé très clairement qu’une entreprise de sécurité privée n’a pas le droit d’utiliser les emblèmes de la République et de se faire passer pour une force de police publique.

Je leur ai dit cela d’une voix forte, appelant à témoins les citoyens se trouvant autour, les appelant à l’aide et leur demandant d’appeler la police.

Au bout d’une heure que ces hommes nous maintenaient contre notre gré sur le quai, trois hommes habillés d’uniformes noirs et portant des cagoules noires se sont joint à eux. Ils leur ont prêté mains forte pour noua entourer et nous immobiliser alors que nous n’étions deux personnes de petits gabarit, pacifiques, non armées et désirants juste partir du métro. Nos titres de transport étaient en règle. L’uniforme de ces hommes portait le nom VOGUE (https://www.societe.com/societe/vogue-securite-mobile-830107058.html), une autre entreprise de sécurité privée qui n’a pas le droit de procéder ni à des arrestations ni des interpellations.

Voyant ces entreprises de sécurité privées violer nos Droits Fondamentaux et violer la Loi, j’ai dit plusieurs fois que la République était menacée lorsque des agences de sécurité privées se substituaient à la police et à la gendarmerie. J’ai dit également que ce genre de situation avait déjà eu lieu dans l’histoire de France sous l’Etat de Vichy, avec la constitution d’organisations comme la Milice et le Service d’Ordre Légionnaire et que cela avait très mal fini pour notre pays.

J’ai appelé, dès le début de l’enlèvement par ces hommes, notre amie Véronique Pidancet Barrière, présidente de l’Association de défense des Droits de l’Homme Wikijustice Julian Assange déclarée en Préfecture de Paris sous le numéro N°W751254170 qui me lisait les textes de Loi que ces hommes violaient.

Au bout d’une heure et demie de cette situation terrible pour nous, Véronique Pidancet Barrière a joint par téléphone la police de Perpignan où elle se trouvait en séjour. Selon elle, la police de Perpignan lui a donné le numéro de d’un service de police à Paris qu’elle a immédiatement appelé. L’OPJ auquel elle a expliqué la situation lui a expliqué qu’il était préférable que ce soit nous nous qui appelions soit le 17 à Paris, soit le commissariat du 11ème si voulions être secourus et porter plainte pour enlèvement. Mon compagnon a appelé le 17 mais la policier de garde lui a conseillé d’appeler le commissariat. Nous avons alors trouvé et commencé à composer le numéro du commissariat du 11ème arrondissement.

C’est alors que trois jeunes policiers en uniformes noirs sont venus vers notre groupe. Il n’était pas possible de lire sur leur uniforme à quelle force de police ils appartenaient. Comme ils ne parlaient qu’à ceux que nous considérions comme des agresseurs nous ayant kidnappés, j’ai demandé à celui qui semblait être le supérieur hiérarchique de pouvoir lui parler et de lui présenter notre situation car cela faisait une heure et demie que nous réclamions la présence d’un Officier de Police Judiciaire.

Le policier dont le numéro était le 1171647 m’a d’abord dit de mettre un masque, je portais un masque sous le menton, j’ai poliment fait valoir que mon droit à respirer, imprescriptible, inaliénable et inaltérable, garanti par la Constitution, était supérieur à sa demande qui ne se base que sur une coutume bizarre instaurée dans la société françaises brutalement en mai 2020. Je lui ai fait remarquer que, par ailleurs, il est interdit de voiler son visage dans la vie sociale de la République selon la devise fort justement affichée dans toutes les mairies « La République se vit à visage découvert ». Aucun voile ni cagoule ne doit donc couvrir l’identité d’un citoyen qui doit être reconnaissable par ses pairs et par les autorités, vivre à visage découvert.

« Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. » – Loi 210-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public – Art. 1 (https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000022911670/)

Le policier n’a pas insisté et n’a pas exigé que mon compagnon homme mette son masque. Il l’a exigé seulement de moi qui suis une femme. Cependant, il m’a écouté et a aimablement dit qu’il allait joindre par téléphone un Officier de Police Judiciaire. Pendant que ce policier téléphonait, les deux autres nous ont demandé nos noms et adresses et les ont noté sur un bout de papier, mais n’ont pas demandé nos pièces d’identité.

Les agents de sécurité privées restaient toujours à côté d’eux et de nous en surveillant la situation.

Au bout d’un quart d’heure, le policier qui s’était entretenu au téléphone avec, selon ses dires, l’OPJ, m’a dit « Vous allez nous suivre de votre plein gré et vous pourrez alors donner votre version car je dois faire mon procès-verbal. Vous serez reçu par un OPJ dans un lieu où vous pourrez porter plainte ».

Je lui ai bien sûr fait confiance car il n’y a à priori pas de raison de ne pas faire confiance à des policiers de la République, respectueux des Lois et de leur code de déontologie.

C’est avec soulagement que nous avons pu quitter le quai du métro en suivant les trois policiers. Nous sommes sortis sur la place de la République et les policiers ont alors enlevé leur masque. L’un d’eux nous a dit « Nous sommes des policiers de la Brigade Régionale Ferroviaire ». Je leur ai dit « alors c’est vous qui devriez patrouiller dans l’enceinte de la RATP et pas des agents de sécurité privée » ! Il a acquiescé en disant que malheureusement leurs unités n’étaient pas assez nombreuses.

Nous avons attendu une voiture de police. Est arrivée une voiture de type minibus blanche sans aucun insigne, à 6 places arrière, et les policiers nous ont demandé de monter sur la dernière banquette en mettant les ceintures de sécurité. Mis à part les 3 policiers, il y avait un conducteur.

Nous avons été emmenés par cette voiture au 32 rue de l’Evangile et nous avons été reçus dans une petite salle d’attente munie de quelques chaises, d’une machine à café, d’un poste d’accueil derrière une vitre et de quelques affiches contre les violences domestiques. Trois personnes, deux femmes et un hommes, jeunes et habillés en civil, se sont présentés à nous. Nous ne pouvions voir leurs visages à cause de leurs masques.

Ils se sont présentés comme étant des OPJ. J’ai demandé à l’homme qui nous parlait s’il pouvait me décliner son identité. Il m’a dit s’appeler M. Lambert. Ils nous ont demandé de bien vouloir leur raconter notre version des faits, de leur décrire ce qui s’était passé avec les hommes dits de la « Sureté RATP ». Je leur ai fait part de mon étonnement de ne pas être reçue dans un bureau et je leur ai dit que j’aurais préféré être reçue dans un bureau et pas devant une porte d’entrée au milieu d’aller et venues et où n’importe qui pouvait entendre ce que j’avais à dire. Une femme venait juste d’entrer et se tenait à ma droite. Elle a dit « ne vous inquiétez pas, nous sommes tous des OPJ ici ».

Alors nous avons raconté ce qui s’était passé. Nous exprimé notre sentiment d’avoir été enlevés par ces hommes de la sécurité privée travaillant pour la RATP et notre volonté de porter plainte contre ce que nous avons ressenti comme une agression. Les deux personnes, M. Lambert et une femme jeune se sont présentés comme des OPJ, ils nous ont dit cependant qu’ils ne pouvaient pas nous recevoir dans un bureau ni prendre notre plainte car nous ont-ils dit :«nous n’avons pas assez d’espace ». Pendant notre échange, des personnes, visiblement salariées du lieu qui ne semblait pas être un commissariat recevant du public, allaient et venaient dans cette salle d’attente et écoutaient ce que nous disions.

Une femme jeune blonde, vêtue d’un uniforme de police et masquée, est venue se joindre au groupe que nous formions avec les policiers qui nous auditionnaient et nous a menacé de « 6 mois de prison » pour un prétendu « outrage ». J’ai été très surprise. Personne ne m’avait dit que j’étais accusé de quoi que ce soit, au contraire, j’avais suivi les policiers volontairement pour rencontrer un OPJ et porter plainte pour des abus commis par trois agents de sécurité appartenant à deux entreprises de sécurité privées.

La femme qui nous a menacé de prison est partie avec celle qui se disait OPJ et qui n’a jamais décliné son identité. M. Lambert est resté avec nous pour discuter. Nous avons parlé librement de la situation sociale et politique dans notre pays.

Au bout d’une demi-heure la femme qui se disait OPJ nous a remis une feuille intitulée « Convocation » indiquant que je devais me présenter le 1 octobre au « Groupe Enquête Transporteurs » pour répondre « aux faits qui lui sont reprochés, à savoir des faits d’outrage à Agent d’Exploitation d’un Réseau de Transport de Voyageurs ».

J’ai été très surprise de me voir signifier cette accusation qui ne m’a, à aucun moment été notifié par quiconque, qui ne faisait suite à aucune audition contradictoire d’un quelconque outragé et de moi-même, et n’avait fait l’objet d’aucun procès-verbal signé par un policier. Je n’ai outragé aucun policier qui de toute façon ont été aimables avec nous bien qu’ils ne nous aient pas dit la vérité, puisqu’ils nous ont dit que nous pourrions porter plainte dans ce lieu alors que ce n’était pas le cas.

Par ailleurs, à aucun moment les policiers qui sont intervenus sur le quais de la station République ne m’ont dit que j’étais accusée d’outrage. Aucun agent de sécurité de la RATP n’a dit vouloir porter plainte pour outrage ni ne s’est plaint d’outrage. Ces agents de la RATP n’ont à aucun moment décliné leur identité et il était impossible de les identifier puisque leurs visages étaient masquées. Au contraire, c’est nous qui avons appelé la police 3 fois parce que nous nous sentions en danger et nous avons été soulagés de voir les policiers arriver !

Par ailleurs, il est impossible d’outrager un agent de sécurité privée car il n’est pas dépositaire de la loi et l’ordre public. Il est un simple employé d’une entreprise publique ou privée. Si un agent de sécurité s’estime lésé par un citoyen, il peut porter plainte pour insultes, menaces etc. mais doit signer la plainte de son nom et montrer son visage comme tout autre citoyen. Il ne peut être ni anonyme ni masqué par une quelconque cagoule dissimulant son visage.

J’ai demandé alors à M. Lambert ce qu’est le « Groupe Enquêtes Transporteurs », il m’a répondu que c’était un service judiciaire de la RATP.

Je ne me suis pas présentée à la convocation qui m’a été remise dans la salle d’attente du 32 rue de l’Evangile à Paris car :

  1. Je ne comprends pas cette accusation. Je n’ai outragé aucun policier ni gendarme, je n’ai pas non plus insulté les agents de sécurité privée de la RATP qui m’ont enlevée et maintenue sur le quai du métro pendant près de deux heures.
  2. La convocation ne décrit pas les faits, elle ne mentionne ni à quelle date, ni à quelle heure, ni à à quel endroit ils se seraient produits. Je ne peux répondre à une accusation aussi vague sans avoir des explications, sans avoir vu le procès-verbal des faits établis par les policiers siégeant au 32 rue de l’Evangile qui m’ont remis cette feuille.
  3. Le document ne mentionne pas quel article de Loi a été violé lors des faits qui me sont reprochés.
  4. Je ne comprends pas qui s’estime outragé par moi – la personne ne décline pas son identité, ne précise pas le lieu ou elle se trouvait aux moments des prétendus faits et ne mentionne pas son grade et sa qualité.
  5. Je ne sais pas ce qu’est l’organisme qui me convoque, le Groupe Enquête Transporteurs. Je n’ai jamais été en contact avec cette entreprise. Le 25 septembre 2021 j’ai acheté et utilisé un billet de la RATP pour voyager dans le métro.
  6. Je ne comprends pas sur quelle base juridique l’Etat a donné l’autorisation à cette entreprise de me convoquer et poursuivre.
  7. La convocation n’est pas signée, l’identité de l’OPJ qui est censé l’avoir signé et apposé le tampon de « la Sous-Direction de la Police des Transports » n’est pas mentionnée.

Si une personne s’estime insultée par moi, elle peut déposer une plainte auprès des autorités judiciaires ou policières et doit décliner son identité en signant la plainte. Naturellement je me présenterai alors à une convocation émanent de la police ou des autorités judiciaires établie selon les règles de la Loi.

Je m’estime victime d’une agression (une tentative d’enlèvement) par ces employés de la RATP et d’une manipulation des faits par ces mêmes employés. En effet, non seulement je n’ai pas insulté ni outragé des policiers mais encore j’ai suivi les policiers jusqu’au local 32 rue de l’Evangile car j’ai cru de bonne foi en leur assertion que je pourrai y porter plainte pour enlèvement. Je n’ai pas non plus insulté les employé de la RATP.

Je n’ai pas pu porter plainte pour enlèvement mais encore 32 rue de l’Evangile des personnes sans identité m’ont remis un document qui profère des accusations à mon endroits au nom d’une entité que je ne peux identifier Groupe Enquêtes Transporteurs.

Ces événements m’ont causé beaucoup de stress.

Il n’est pas admissible des employés de de la RATP se substituent à la police, violent les Droits Fondamentaux des voyageurs et de les séquestrent. J’espère néanmoins que ces hommes ont agis sans les ordres de la RATP car sinon la RATP sera aussi responsable de cet enlèvement.

L’état de terreur que l’action illégale et violente de ces hommes a entrainé en moi et chez les autres témoins des faits donne une image déplorable de Paris au moment où notre pays a un besoin urgent de retour des touristes étrangers après un an et demi d’absence du fait des restrictions diverses de voyager.

Je ne comprends pas la nature du document qui m’a été remis ni quelles sont les autorités dont il émane ni selon quels articles de Loi ce document a été établi.

Je vous demande de bien vouloir m’éclairer à ce sujet.

Je porte également plainte contre X pour enlèvement selon l’article 241 -1 du Code Pénal le 25 septembre 2021 dans la rame de la ligne 3 du métro de Paris circulant vers Galliéni à la hauteur de la station République et sur le quai de cette ligne à la Station République entre 16h50 et 17h30 environ.

Je vous prie de croire, Monsieur le Procureur, à l’assurance de mes sentiments distingués.

Monika Karbowska


Copie de la lettre au Groupe Enquêtes Transporteurs, au Ministère des Transports, à la Ligue des Droits de l’Homme et à Amnesty International

Envoi de courrier recommandé au procureur et au Groupe Enquête Transporteurs

Pour la Poste le Groupe Enquête Transporteurs n’existe pas

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Analyses géopolitiques

L’Entre deux Mers, un projet de souveraineté est-européenne entre l’Occident et l’Asie

Monika Karbowska

Hommage à Samir Amin pour la Conférence « La montée de l’Asie », Paris le Havre 13-15 mars 2019

THE RISE OF ASIA 2019 CONFERENCE REPORT – BANDUNG SPIRI

Je souhaite avant tout remercier les organisateurs de « L’Esprit de Bandung » de m’avoir invitée à cette importante rencontre internationale et naturellement, puisque c’est le lieu adéquat pour cet hommage, exprimer ma tristesse et ma douleur du fait de la disparition de Samir Amin – grand penseur, militant actif, ami exigeant et protecteur.

D’une certaine manière Samir Amin était notre « protecteur », nous militants anti-capitalistes de l’Europe de l’Est. Dans ses nombreuses interventions publiques, dans ses textes, tout comme dans son soutien en privé, Samir Amin a toujours déploré la catastrophe que fut l’imposition du capitalisme néolibéral à nos pays il y a 30 ans déjà. Il n’a jamais rendu coupables les peuples de l’Est de la « chute du monde soviétique », de la mondialisation et de la prolétarisation des peuples occidentaux. Alors que ce type critique est et a été formulé maintes fois par des analystes, des militants et des politiques de la gauche actuelle des pays occidentaux. Nous, les peuples de l’Est, nous serions responsables d’une révolution ratée, celle de 1917, de son dévoiement vers des régimes autoritaires, du goulag. Pour finir ce ne serait que justice que nous souffrions de la déchéance naturelle du système dont nous serions coupables et aurions été punis comme de juste par le retour du capitalisme sur nos terres. Alors que si nous avions laissé faire l’Occident, la Révolution aurait été si belle et si démocratique. Sans exagérer, j’ai entendu ce type de discours de nombreuses fois au cours de mon long militantisme dans le mouvement altermondialiste, de 2003 à 2018.

Samir Amin a combattu ces manifestations d’une simpliste « esto-phobie ». Au contraire, il a toujours mentionné le « monde de l’Est », l’Europe de l’Est entre et le monde Russe (Russki Mir) dans ses analyses de la situation mondiale. Il ne nous a pas caché, occulté, il n’a pas fait comme si ces 250 millions de personnes et ces territoires n’étaient que blanche terra incognita sans lien avec l’histoire de l’Europe et du monde et aussi sans avenir.

Samir Amin nous a correctement perçus comme des peuples de la périphérie du Centre capitaliste occidental. Cette théorie si juste n’a d’ailleurs pas été découverte par Immanuel Wallerstein en premier, mais par des historiens marxistes polonais tels que Witold Kula, Tadeusz Manteuffel, Jan Kieniewicz, Henryk Samsonowicz, Marian Malowist éminents médiévistes et spécialistes de l’histoire des classes dominées, collaborateurs scientifiques de l’Ecole Pratiques des Hautes Etudes sous la houlette de Fernand Braudel dans les années 1960. C’est de leur minutieuses analyses des raisons du développement divergent de l’Europe de l’Est par rapport à l’Europe de l’Ouest à la fin du Moyen Age que fut découvert le rôle joué par le second servage des paysans de l’Est dans l’avènement du capitalisme occidental. Les paysans de l’Est, en particulier les habitants des vastes plaines de la République Nobiliaire polonaise ont été mis en servage pour que l’aristocratie puisse fournir en blé et bois bon marché les villes d’Occident en expansion afin de nourrir l’accumulation primitive du capital et la mise en esclavage des peuples de l’Afrique et de l’Amérique par les Etats de l’Europe occidentale. Il s’avérait ainsi que les classes populaires mises en sevrage d’Europe de l’Est furent les premières ressources naturelles exploitées par ce capitalisme primitif au même titre que la main d’œuvre esclave des premières colonies. Il en a résulté pour l’Europe de l’Est l’arrêt du développement des villes, la misère des campagnes, la persistance des structures féodales jusqu’au 20 siècle, le retard technologique et économique par rapport à l’Ouest, la domination d’une noblesse de plus en plus arc-boutée sur ses privilèges et sourde à toute réforme. Politiquement cette structure de classes dominantes compradores fournisseuses de matières premières pour l’Occident a été dévastatrice : les classes dominantes des pays de l’Est se sont soumises aux Etats absolutistes occidentaux ou de types occidental comme la Russie tsariste, ont refusé la révolution industrielle et les révolutions bourgeoises du 19 siècle. Il a fallu des secousses violentes comme la Révolution bolchévique et la Seconde Guerre Mondiale pour mettre fin à 5 siècles d’une structure sociale et politique au service in fine de la domination occidentale.

C’est l’analyse de ce processus historique, du rôle de premier substrat des peuples de l’Est dans le développement du capitalisme européen qui a donné naissance à la théorie du Centre et de la Périphérie popularisée par Wallerstein. Aujourd’hui cette théorie est si ancrée dans les représentations que nous ne nous souvenons plus de l’histoire du cheminement de cette idée.

Samir Amin s’en souvenait, et c’est pourquoi il comprenait l’histoire des peuples d’Europe de l’Est. Pour lui, les peuples de l’Est avaient réussi à s’émanciper un tant soit peu par une « déconnexion sélective », en construisant des Etats souverains de 1945 à 1989. Ce furent des Etats qui prenaient soin de l’intérêt de leurs peuples, sous la responsabilités d’élites nouvelles issues du peuple ou de l’intelligentsia progressiste et incarnées dans les partis communistes au pouvoir. Le « socialisme réel » était avant tout un souverainisme populaire avec ses réalisations et ses faiblesses tout comme le fut la Chine maoiste. Cependant, contrairement à la Russie ou à la Chine, les pays d’Europe de l’Est de la Baltique à l’Adriatique n’ont pas réellement été capables d’une révolution autonome de grande ampleur. Etats vassaux de l’Occident avant 1939, le modèle de « souverainisme socialiste » de l’après 1945 ne fut pas un choix, mais une imposition par la puissance soviétique.

Cependant, pour Samir Amin, nous ne devions pas nous sentir coupables. Au contraire, nous avions fait le meilleur possible. Samir Amin ne nous renvoyait jamais de ces attitudes d’arrogance hautaine face à notre défaite qu’affichent à notre endroit bien des camarades de la gauche occidentale. Pour lui la destruction du Bloc de l’Est fut une catastrophe pour l’humanité entière car le déchainement du capitalisme prédateur occidental a obéré les possibilités d’émancipation des nations du Sud. Nous étions un rempart efficace pendant 45 ans et aussi un allié frère pour de nombreuses nations.

Samir Amin regardait avec empathie et bienveillance nos efforts pour reconstruire un mouvement anti-capitaliste en Europe de l’Est après 1989 dans un contexte très violent : destruction de nos industries, chômage de masse, misère, émigrations par millions vers l’Occident, mafias, prostitutions, guerres de destruction d’Etat et des peuples comme en Yougoslavie. Actuellement la situation et encore plus grave avec l’imposition de bases militaires des Etats Unis, les pressions américaines pour la guerre contre la Russie, les déstabilisations et guerre par proxy que les Etats Unis mènent aux frontières russes comme la guerre contre le Donbass en Ukraine. Les gouvernements des pays de l’Est, quels que soient leurs couleurs, se soumettent en vassaux aux appétits américains et obéissent aux pression pour poursuivre et emprisonner les opposants au système. En Pologne par exemple, le souverainiste de droite Mateusz Piskorski a été en prison sans jugement 3 ans et l’opposition de gauche est menacée de prison pour « opinions totalitaires ». La guerre est de retour en Europe de l’Est avec les massacres d’opposants à Odessa le 2 mai 2014 et avec les bombardements de l’armée de Kiev contre les villes de Donetsk et de Lougansk.

Forum Social de l’Europe de l’Est et de Coopération avec le Sud, Wroclaw, 11-13 2016

J’avais rencontré Samir Amin alors qu’il était un leader du mouvement altermondialiste naissant, au Forum Social Européen de Paris en 2003. J’étais alors une simple militante dans le mouvement féministe puis dans la campagne critique du Traité Constitutionnel Européen en 2005. Après l’épuisement du processus des forums sociaux en Europe, dont la coupure culturelle et politique Est-Ouest fut à mon sens un des facteur, je me suis immédiatement intéressée aux révolutions des pays du Sud dès le soulèvement de Tunisie et le Forum Social Mondial au Sénégal en 2011. J’ai soutenu à la mesure de mes moyens les jeunes en révolte dans les pays africains – en Tunisie, au Burkina Faso. Mais alors que les mouvements de protestations ont franchi la Méditerranée et essaimé en Espagne, en Grèce, puis en Croatie et en Serbie, j’ai noué immédiatement des contacts avec le Forum des Balkans en 2012, avec le mouvement social bulgare en 2013 et avec les initiateurs du mouvement des plénums en 2014 en Bosnie. J’ai écrit des articles et popularisé la luttes des Bulgares anti-capitalistes et des syndicalistes de Bosnie et de Serbie . Ensemble avec des amis de la gauche polonaise, hongroise, tchèque et ukrainienne nous avons créé le réseau des Peuples de l’Est et avons organisé le Forum Social de l’Europe de l’Est et de Coopération avec le Sud à Wroclaw, le 11-13 mars 2016.

Sonia Lokar de Yougoslavie, Judit Morva de Hongrie, Piotr Szumlewicz, Bruno Drweski, Beata Karon de Pologne, Daniela Penkova de Bulgarie, 12 mars 2016 à Wroclaw
Avec Les camarades ukrainiens d’Odessa
Konstantina Kouneva, députée européenne et syndicaliste bulgare et Savvas Matsas, chef du Parti Grec des Travailleurs EEK, à l’ouverture du Forum, Wroclaw, 11 mars 2016

Wrocław przytulił lewicę – Portal informacyjny STRAJK

600 personnes ont participé à cette événement politique ainsi qu’à la manifestation contre les bases américaines, témoignant de la volonté des militants de gauche d’Europe de l’Est de renaître et de travailler avec les camarades de la périphérie du Sud. La périphérie de l’Est donne ainsi la main au Sud en révolte anti-impérialiste pour reconstituer la Tricontinentale, le Mouvement des Non-Alignés ou mieux, une nouvelle Internationale des peuples et nations opprimés. Malgré nos difficultés et notre pauvreté, nous avons réussi à inviter des révolutionnaires tunisiens, des militants de la Coalition pour une Afrique Alternative maliens, du mouvement du Balai Citoyen du Burkina Faso. Bernard Founou a représenté le Forum du Tiers Monde et Samir Amin a participé par Skype à la cérémonie d’ouverture. C’est suite à cette action qu’il m’a invitée à travailler avec lui sur le projet d’Internationale des Travailleurs et des Peuples. J’ai eu le bel honneur de co-rédiger avec lui la « lettre d’intention » pour une première rencontre fondatrice. Nous devions envoyer dès août 2018 ce document à des personnalités politiques de gauche des cinq continents. Le Destin ne nous en a pas laissé le temps. Samir est parti et nous sommes seuls face à son immense héritage.

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La Chine au Congrès Mondial du Marxisme « Marxisme et humanité, une destinée partagée »  par Monika Karbowska | histoireetsociete (wordpress.com)

J’ai eu l’honneur de participer grâce à son invitation au Deuxième Congrès Marxiste Mondial à Pékin en mai 2018 et de pouvoir comprendre le socialisme chinois. J’ai pu comprendre également l’ampleur du déclin de l’Occident et exprimer ce que nous les peuples d’Europe de l’Est mais aussi de l’Afrique nous vivons et combien nous luttons. Samir Amin m’a permis donc de me comprendre comme héritière de la Pologne Populaire. Face à sa question sur mes origines, fille de diplomates communistes, exilée en Occident en 1992 pour refus de capitalisme, je me croyais un « produit » de la culture communiste. C’est sous le regard perçant de Samir que j’ai assumé être « une héritière de la Pologne Populaire ». Car la Pologne Populaire ne fut pas un échec, puisque nous, les militants de gauche nous sommes ses enfants. Je ne suis pas un échec. Nous sommes plus que jamais déterminés à reconstruire le socialisme dans notre périphérie parce que nous le méritons !

Comment l’Europe de l’Est peut-elle s’émanciper et trouver sa place entre l’Occident et l’Eurasie

L’Europe de l’Est est une région formant une unité culturelle historique. Avant que l’historiographie du temps des démocraties populaires découvre les raisons du « second servage » des paysans d’Europe de l’Est, Rosa Luxemburg a théorisé l’accumulation particulière dans cette région d’Europe. Rosa Luxemburg était originaire de Zamosc, ville du Sud de la Pologne, pays de grands propriétaires féodaux régnant sur une masse de paysans esclaves des domaines jusqu’à 1861 date de l’abolition du servage et de commerçants et artisans juifs habitants des petites villes misérables. Les habitants juifs des villes servaient de boucs émissaires politiques lorsque la noblesse cherchait à détourner la colère et le désespoir des paysans vers un exutoire stérile. Rosa Luxemburg a analysé dans sa thèse « Le développement industriel du Royaume de Pologne» [1] la nécessité par le capitalisme d’exploiter et de spolier des formes de travail et d’organisation sociale et culturelle non-capitaliste, ce que qu’étaient justement la coopération de survie des villages paysans de cette région du Sud. Rosa Luxemburg a rapproché cette spoliation de l’appropriation des biens et de l’exploitation des ressources et des humains des pays du Sud colonisés par les impérialistes occidentaux (MB :49) [2]. C’est ce que plus tard Samir Amin a appelé « l’accumulation par la dépossession » qui malheureusement est violemment à l’œuvre à notre époque du néolibéralisme mondialisé triomphant.

Il est intéressant de voir que pour Rosa Luxemburg les révolutions authentiques sont toujours menées par des formes d’organisations sociales non ou pré-capitalistes. Ainsi, c’est de cette périphérie de l’Occident qu’est partie la seule Révolution réussie du 20 siècle en Europe – de la Russie. Mais la Russie tsariste englobe à l’époque les régions les plus féodales de Pologne comme Zamość. Zamość est donc le théâtre d’une République des Conseils en 1917-1920 et reste la patrie de communistes et futurs résistants anti-fascistes comme Jozef Epsztein, réfugié politique en France dans les années 30 et fondateur des Francs-Tireurs Partisans, assassiné par les nazis.

Mais le cœur de cette Pologne féodale fut surtout secoué par la République de Tarnobrzeg, véritable mouvement révolutionnaire qui aboutit à la création d’une république paysanne autonome dans les villages entourant cette petite ville de la vallée de la Vistule et du San, et appartenant encore en quasi fief à la famille noble des Tarnowski. Pendant 6 ans, de 1918 à 1923 les paysans sans terres tiennent des assemblées deux fois par semaine sur la place de la ville, gèrent la région, luttent pour une réforme agraire anti-féodale et envoient leurs leaders en tant que députés élus à la première Diète polonaise[3].

http://republique-tarnobrzeg.over-blog.com/2019/03/la-republique-de-tarnobrzeg-une-republique-paysanne-autogeree-a-l-aube-de-la-pologne-independante.html

Tarnobrzeg le 6 novembre 1918

L’un de ces députés, Tomasz Dąbal, sera le fondateur du Parti Communiste Polonais KPP ; le premier prisonnier politique de la Pologne indépendante et, suite à son expulsion en URSS, le responsable du Comité des Questions Agraires au sein de l’Internationale Communiste.

La structure sociale de cette région, dont je suis personnellement originaire, était composée du « dwór », le manoir féodal du noble et de villages à l’organisation collective traditionnelle bousculés par l’économie capitaliste. L’économie capitaliste était d’ailleurs plus matérialisée par l’émigration vers les Etats Unis et par la diffusion de la presse et du chemin de fer que par une industrie inexistante. Les citadins juifs vivaient de la même façon que les paysans avec lesquels ils partageaient la même pauvreté. Il est effectivement intéressant de constater que les idées socialistes radicales et souverainistes fleurirent dans cette structure sociale et restèrent vivaces malgré la répression et l’hécatombe de la Seconde Guerre Mondiale. Après 1945 la Pologne communiste réalisa une grande partie de ce programme progressiste mais c’est paradoxalement à ce moment que s’amorça le virage idéologique conservateur et patriarcal qui dure jusqu’à aujourd’hui.

Zamosc
Rosa Luxemburg

L’émancipation de l’Europe de l’Est progresse grâce à la radicalité de cet agrarisme égalitaire. C’est ainsi que le leader paysan et premier ministre de la Bulgarie Alexandre Stamboliyski mène une réforme agraire de grande ampleur et une modernisation sociale de son pays avant qu’en 1925 les fascistes ne réussissent à l’assassiner et réimposer une royauté dictatoriale. La République des Conseils de Hongrie, dirigée par des idéalistes comme Bela Kun, dont nous venons de fêter le 100ème anniversaire, fut de mars à août 1919 plus novatrice en matière de culture, d’éducation et de planification de l’économie que la Révolution bolchévique à la même époque. C’est le socialisme yougoslave qui mena à la création de la Yougoslavie avec comme objectif la réunification politique et sociale de la région dans la « Fédération Balkanique » par la réunification des partis socialistes slovènes, croates et serbes. La France impérialiste se sert de cette création en mettant au pouvoir les monarchistes serbes. Mais la base sociale paysanne est prête et organisée pour sa renaissance lors de la Seconde Guerre Mondiale avec la création du mouvement des partisans de Tito et l’expansion du Parti Communiste Yougoslaves. Les Yougoslaves ont pu se libérer du joug nazi presque sans aide extérieure grâce à la force de cette structure sociale et politique ancienne. La Yougoslavie de 1945 ne fut ni un erreur qui une création artificielle comme le prétendait la propagande occidentale des années 90 du 20ème siècle, mais le logique aboutissement de deux siècles de luttes paysannes indépendantistes. C’est cette même base sociale rurale associée à l’intelligentsia progressiste qui a été en Grèce à l’origine du puissant mouvement communiste avec l’armée des partisans ELAS et EAM contre les nazis puis contre l’Occident dans la guerre civile de 1945-1949.

Ferme traditionnelle à Dzikow un des village épicentre de la République de Tarnobrzeg

Certes dans les années 1920-1939 l’Occident parvient à reprendre la main et imposer des régimes fascistes et royalistes autoritaires. Certains de ces régimes basculeront dans le camps nazis avant et pendant la Guerre Mondiale. Ainsi le Bloc de l’Est de 1945 à 1989 ne fut donc pas une une création hasardeuse mais une entité géographique tangible (de la Mer Baltique à la Mer Adriatique et Noire), historique (peuples soumis à des empires féodaux s’émancipant sous l’influence des idées de la Révolution française et du marxisme), socio-politique et économique – peuples à dominante paysanne, à l’économie en retard technologique par rapport à l’Occident, non encore alphabétisés et non industrialisés. Le socialisme réel aura pour tâche de construire les structures d’un Etat moderne, des frontières, des écoles, des universités, des infrastructures de transports, des logements, une culture populaire et nationale de masse. Ce fut un souverainisme que Samir Amin a si bien décrit comme une « déconnexion sélective » du système capitaliste mondial, nécessaire à cette période historique.

Ma grand mère Czeslawa Gronek née en 1920 a vécu toute sa vie à Tarnobrzeg. Elle a connu la République autogérée paysanne et ses conséquences. Elle a passé la plus grande partie de sa vie en Pologne Populaire qui a été la plus belle période de sa longue vie.

Ce ne fut pas un socialisme autarcique et fermé au monde : les pays du « bloc de l’Est » coopèrent entre eux au sein du COMECON et avec l’Union Soviétique, avec l’Asie, Chine, Vietnam et Corée du Nord, mais aussi avec le monde arabe souverainiste (Syrie, Irak, Egypte, Lybie, Algérie, Tunisie, Yemen du nord), et avec les Etats africains nouvellement indépendants. Les coopérations sont militaires, économiques, culturelles et scientifiques. Les coopérants, techniciens et ingénieurs construisent, gèrent des usines et forment le personnel des pays du Sud. Les coopérants polonais dans l’industrie restent en Irak jusqu’en janvier 1991, jusqu’à ce que les Etats Unis exigent leur retrait par la nouvelle Pologne capitaliste. Les médecins et infirmières travaillent dans le monde arabe et en Afrique. Personne à l’Est ne s’est étonné de voir des infirmières bulgares travailler en Libye jusque dans les années 2000 – c’était la suite logique de cette coopération historique. Même la Tunisie et le Maroc ont envoyé des étudiants étudier la médecine dans les pays d’Europe de l’Est dans le cadre de la coopération scientifique et éducative, formations financées par les pays socialistes. Cette coopération et la présence d’étudiants du Sud dans les universités techniques et médicales des pays de l’Est est célèbre et fait partie de la saga positive de l’histoire du socialisme réel, même si peu de recherche historique est menée à ce sujet, car les nouveaux pouvoirs cherchent à en gommer le souvenir[4]. Les écoles supérieurs techniques du Donbass restent réputées pour l’accueil des étudiants du Sud. En Afrique de l’Ouest, au Mali, en Guinée les anciens diplômés des pays de l’Est sont prisés même par le système néolibéral comme cadres dans les structures des Etats, des ONG et des organisations de gauche.

Étudier à l’Est. Expériences de diplômés africains | EHESS

Dans les années 80 l’unité culturelle des pays de l’Est via le COMECON et les échanges culturels et touristiques est de plus en plus évidente. La conscience de cette unité déborde le cadre de l’Etat socialiste et gagne les milieux des dissidents aux régimes communistes. Au sein des mouvements dissidents commence une réflexion sur l’avenir de l’Europe de l’Est et notamment sur la possibilité de la région de s’émanciper collectivement de la suprématie de l’URSS et de trouver sa place entre la puissance de l’Est et le monde occidental.

Le projet de l’Entre deux Mer, « Miedzymorze », dans les écrits de l’opposition de gauche à la fin des années 80

J’étais étudiante en première année à l’Institut d’Histoire de l’Université de Varsovie en 1988. Active dans le mouvement étudiant anti-régime j’ai rassemblé une importante documentation d’écrits – journaux périodiques, tracts, magazines divers- de tout le spectre politique de la dissidence polonaise, de l’extrême droite nationaliste chrétienne à la gauche se réclamant de la tradition marxiste polonaise. J’ai participé à des réunions d’obédiences politiques diverses, ce qui n’était pas toujours facile puisque ces réunions étaient en droit illégales et qu’il n’y avait à l’époque pas d’autres moyens de communication que les tracts, les affiches volantes et le bouche à oreille – le téléphone était surveillé et, est -il nécessaire de rappeler, il n’y avait pas encore d’internet. Le pouvoir d’Etat contrôlait strictement l’usage des photocopieuses et empêchait le tirage de photos en limitant aux laboratoires publics l’accès aux indispensables produits chimiques. Mais l’Institut d’Histoire de l’Université de Varsovie, qui était un important centre de l’opposition, possédait son propre laboratoire et développait les photos utilisées par l’Agence de Presse dissidente PAW. Cependant les différents groupes politiques vendaient leur littérature (photocopiée, ronéotée mais parfois imprimée par des imprimeries d’Etats soutenant l’opposition) à l’entrée dans l’enceinte de l’Université, tolérés par le pouvoir qui ne pouvait ni ne voulait empêcher la soif de liberté d’expression qui caractérisait la société polonaise de l’époque. Les opinions les plus diverses s’épanouissaient ainsi, à l’abri aussi bien de la censure du système local que de l’influence occidentale.

La lecture de cette presse protéiforme renvoie à une période passionnante des années 1980-89 ou tout semblait neuf et possible, et surtout la création d’une « troisième voie » entre le système soviétique et le capitalisme occidental. Une troisième voie qui aurait pu être la création unique et originale d’une Europe de l’Est souveraine. C’est cette indépendance en devenir qui a enthousiasmé mes 18 ans et que la « stratégie du choc » sauvage a brutalement détruite, laissant ma génération soumise totalement au système ou orpheline, exilée et traumatisée. Ce qui est flagrant à la lecture même superficielle de cette presse, est l’absence totale des notions qui à peine 2 ans plus tard, en 1991, seront littéralement importées par l’armada médiatique occidentale : marché libre, économie de marché, privatisation, libéralisation, dérégulation… D’autres concepts marquent au contraire une pensée originale centrée sur les besoins et intérêts propres de cette région particulière qu’est l’Europe de l’Est.

Pour les besoins de cet article nous présenterons trois magazines réalisés par des dissidents et  datant de 1988. Les articles sont prudemment signés de pseudonymes, mais la plume et le style révèlent des intellectuels polonais vivant en Pologne, probablement universitaires ou étudiants.

La revue « Europa pismo Instytutu Europy Wschodniej », («Europe, magazine de l’Institut d’Europe Orientale»), éditée par l’Organisation Solidarnosc Walczaca[5] (Solidarité Combattante, la partie radicalement anti-régime de Solidarnosc clandestine regroupée autour de Joanna et Andrzej Gwiazda), malgré sa tendance nationaliste, est tout à fait imprégneé de cette idée d’unité culturelle de l’Europe de l’Est. Certes, ce numéro commence par un article de Hanna Arendt sur la « révolution hongroise écrasée par l’impérialisme totalitaire ». Puis l’analyse de Karol Sauerland (professeur de philosophie à Torun membre de Solidarnosc) donne une large place à une interprétation très anti-communiste de la philosophe avant d’enchainer sur des fragments de correspondance entre Arendt et Karl Jaspers. Le magazine fustige le « totalitarisme » qui aurait rendu « apathiques » et « aliénés » les citoyens de Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie et Bulgarie. Mais dans les articles de dissidents russes, tchèques, roumains et hongrois, cette «idéologie de la liberté »basée sur les idées de Karl Jaspers et Karol Polanyi situe de fait l’Europe de l’Est entre la « Russie Soviétique » et « l’Occident », un Occident dont la présence parait fort lointaine.

L’article de l’auteur tchécoslovaque commence même par une belle ode à « notre » Europe : « Nous sommes habitués à entendre que nous sommes le cœur de l’Europe et nous savons qu’à notre porte se trouve le vaste monde. Mais si nous avons l’idée agréable que l’Europe puisse être un orchestre, du moins notre Europe centrale, dans laquelle nous avons notre partition, hélas aujourd’hui cette idée n’est qu’une folle utopie. Mais nous persistons à croire au vaste monde et en réalité, celui-ci ne nous a pas rejeté »[6]. Suit une description détaillée des nationalités occidentales qui déjà font du tourisme de masse à Prague, les Cubains et les Vietnamiens qui y travaillent et les peuples arabes et africains qui y étudient. On est bien loin de l’Europe de l’est pauvre, soumise et provinciale à laquelle le capitalisme a fini par nous habituer!

La revue finit avec l’interview du plus célèbre des dissidents polonais sous le titre évocateur « Au Chili on m’aurait emprisonné pour communisme »[7] dans lequel Adam Michnik, refuse un capitalisme « à la Pinochet » . On croit rêver quand on connait la suite de l’Histoire : le soutien absolu aux politiques sociales destructrices du néolibéralisme d’un Michnik devenu un oligarque propriétaire du plus grand consortium de presse de Pologne avec le quotidien « Gazeta Wyborcza ». Ce qu’il importe de souligner est que pour les rédacteurs anti-communistes le marqueur culturel de cette Europe de l’Est unie est cette soif de liberté, de justice et de liens avec les autres nations qui la caractérise[8].

La revue « Przedświt – Solidarność robotnicza», «L’Aurore – Solidarité Ouvrière» porte le sous-titre « revue du Parti Social-démocrate polonais»[9]. Elle se présente, pour un numéro de 1988, comme un livret de 16 pages modeste, ronéotypé. Le symbole de la rose au poing orne sa une. La revue s’ouvre sur un texte de « Thèses politiques de 1988 de la Social-démocratie polonaise » daté du 1 octobre 1988 et d’un communiqué « du Secrétariat du Comité Exécutif du Parti Polonais Social-démocrate portant sur les négociations de la table ronde », daté du 5 octobre.

Ces documents ainsi que les analyses qui le suivent critiquent la « faillite économique et sociale du Parti Ouvrier Unifié Polonais au pouvoir » ainsi que son autoritarisme, l’absence de liberté de réunion, d’association et d’expression. Mais les auteurs sont offensifs contre le nationalisme qu’il soit polonais ou propres aux autres pays du bloc de l’Est. Il est encore plus intéressant en ce qu’ils révèlent des aspirations des classes moyennes polonaises de la fin des années 80 orientées à gauche. En effet, les articles prônent comme modèle politique le « socialisme occidental » – la Suède notamment, riche et pacifique fait figure d’idéal absolu. Ce n’est pas un nouveauté, le modèle suédois était un lieu commun des discussions libres et « nocturnes des Polonais » avant 1989. Il est frappant de lire que le Parti Social-Démocrate propose de « garder la structure sociale de la Pologne Populaire » mais en améliorant l’égalité des citoyens dans le système. En 1988 le régime communiste prétendument sans classe est critiqué pour ses inégalités sociales !

Cette égalité ne pourrait s’épanouir que dans une forme de « mondialisation culturelle » que prône la revue. Le mot n’existe pas encore, mais dans les écrits de la gauche dissidente il n’est question que de voyages de personnes et d’idées, d’échanges et d’ouvertures culturelles avec le monde entier. Il est tragique que l’entrée réelle de la Pologne en la mondialisation s’est finalement soldée par un enfermement des classes populaires dans le conservatisme de l’Eglise et le nationalisme occidental anti-Lumières, l’exact contraire de ce à quoi aspiraient les auteurs de ces textes produits et achetés à l’Université, et donc lus par les étudiants, future élite du pays.

La revue dissidente qui théorise le mieux l’avenir commun est-européen est justement « Miedzymorze », « L’Entre Deux Mers », revue de la « Section Est du Parti Socialiste Polonais PPS ». Ce parti clandestin dirigé par les jeunes Piotr Ikonowicz et Józef Pinior[10] édite également « Robotnik », « l’Ouvrier », un nom par ailleurs prestigieux repris de la presse d’avant-guerre.

« Robotnik » rejette assez violemment l’hégémonie du POUP et Pinior sera un temps emprisonné. Mais le PPS ne prévoit nullement le retour du capitalisme en Pologne, plutôt une évolution et une réforme du système économique existant, avec une plus large place pour les coopératives et une autogestion ouvrière dans les grandes entreprises publiques. Le PPS se bat pour la liberté  d’expression et d’association mais ce afin que la classe ouvrière polonaise puisse défendre ses intérêts. La Pologne Populaire est donc ici aussi critiquée comme un Etat inégalitaire qui ne se soucie pas des intérêts des travailleurs. Ce programme est publié en détails dans le texte « Nowa Lewica », « La Nouvelle Gauche » en une de l’hebdomadaire « Robotnik »du 13 novembre 1988[11].

L’analyse la plus exhaustive de ce que pourrait être une Europe de l’Est souveraine s’intitule « L’Entre Deux Mers, ce qu’il est et ce qu’il pourrait être » et est signé de Jan Łukaszów[12].

La question de l’unité civilisationnelle de l’Europe de l’Est y est présentée d’emblée comme politiquement centrale. « Chacun qui s’intéresse à l’histoire est conscient, même intuitivement, de l’existence d’une unité des pays situés entre l’Allemagne, La Russie, la Scandinavie et la Turquie ; une unité qui ne peut être réduite à la problématique de l’asservissement par le communisme ».[13] L’auteur préfère le terme d’« Entre Deux Mers », plutôt que celui de l’Europe Centrale, malgré l’histoire de ce concept utilisé par l’impérialisme polonais avant la guerre pour la conquête de territoires ukrainiens et biélorusses.

De l’Estonie à la Grèce, ce territoire entre les Trois Mers Baltique, Noire et Adriatique (ou entre Deux, Nord et Méditerranée) comprend en 1982 200 millions d’habitants, 35% de la population européenne jusqu’à l’Oural et 20% de son territoire. Le point commun de ce territoire pour l’analyste de 1988 est le nationalisme basé sur un ressentiment anti-germanique, légitimant ou « gelant » un ressentiment anti-russe ou anti-soviétique, variable selon les pays. A 80% slave, cette « Europe du Centre a comme spécificité de ne pas être jusqu’au bout ni l’Est ni l’Occident, considérant comme Occident l’Allemagne et l’Italie et comme Orient la Turquie »[14].

Mélange de toutes les trois religions d’Europe (christianisme orthodoxe, catholique mais aussi influence de l’islam depuis le Moyen Age) la caractéristique majeure de cette Europe est « l’agrarisme », la domination économique et idéologique de la « campagne » sur la « ville »[15]. Le servage tardif n’a pas éliminé les cultures paysannes dominantes qui ont aussi influencé fortement l’éthos de lutte nationale contre les domination étrangères. Enfin, l’intelligentsia est dans ces pays issue de la paysannerie ou de la noblesse et pas de la bourgeoisie. Ces spécificités sont encore perceptibles à la fin des années 1980 malgré ou grâce – ?- à l’industrialisation communiste. L’auteur de l’analyse cite enfin la domination politique des partis communistes comme facteur d’unité de la région, imposant partout la même structure socio-économique et le pouvoir de la bureaucratie du parti, dite « nomenclature ».

Il utilise même le terme d’« Etats communistes nationaux »[16] et inclut la Yougoslavie dans ce concept. Pour caractériser l’Ukraine et la Biélorussie Jan Łukaszów cite évidemment l’héritage légué par la République « Des Deux Nations » du 15 au 19 siècle. Il décrit la Pologne, avec sa résistance civile massive face à « l’empire soviétique » et la haute conscience politique de sa population comme un « Etat non souverain mais Etat national »[17]. Puis, passant à l’analyse des forces en présence en URSS, Jan Łukaszów présente l’Ukraine comme le pays le plus riche, le plus doté en ressources naturelles, en industries modernes, une agriculture dont les terres « débarrassées de l’incurie communiste »[18] pourrait tripler les récoltes. Clé de l’économie soviétique qui bride son développement en dirigeant les investissements modernes vers la Sibérie, une Ukraine indépendante deviendrait vite une super puissance. Avec un population bien éduquée, une culture originale et une langue en expansion la nation ukrainienne est « pleinement épanouie »[19]. Bien sûr, l’auteur ne cache pas que l’Est de l’Ukraine est russe ou « russifiée » et qu’il n’est pas possible de prédire le comportements de ces populations au moment du « démontage » de l’URSS[20] – nous sommes en 1988 et le mot est déjà employé. Mais contrairement à une Biélorussie marginalisée, l’Ukraine a toutes les chances de devenir une locomotive des Etats qui se détacheraient alors de l’URSS.

Le clou de la stratégie serait de permettre à l’Ukraine de rentrer dans une alliance avec les Etats de l’Entre Deux Mers et donc dans « un système européen de sécurité collective »[21]. Ainsi l’Europe de l’Est serait mise à l’abri de l’impérialisme russe qui se déchainera inévitablement à la dissolution de l’URSS car le nationalisme russe y a trop été bridé par l’idéologie communiste. Comme l’Allemagne réunifiée deviendrait rapidement une super puissance, il n’est pas certain que ce système de sécurité collectif paneuropéen verrait le jour. Les Etats de l’Europe de l’Est devraient donc élaborer une Alliance, y compris militaire, entre eux, excluant la Russie, mais aussi l’Occident.

Pour l’auteur de 1988, la réunification de l’Allemagne mènerait à la dissolution du Pacte de Varsovie et alors les USA se retireraient de l’Europe. Aucun pays ne voulant de guerre pour ne pas perdre ses acquis civilisationnels, il est exclus que l’Ukraine et l’Allemagne fassent cause commune contre la Pologne. L’Alliance de l’Entre Deux Mers serait une réponse suffisamment attractive pour attirer vers elle tous les pays de la région. L’émancipation pacifique de la Pologne est la clé de voute de cette vision stratégique d’unité de la région. Au passage l’auteur critique les théories de l’URSS vue comme une puissance coloniale et cette émancipation comme une décolonisation. Selon lui l’URSS n’est dominante que militairement et les Etats de l’Europe de l’Est possèdent le même degré qu’elle de développement culturel et économique. Par ailleurs il serait irresponsable de détruire le COMECON qui au contraire devrait servir comme base pour la construction d’une Europe de l’Est unie, conçue comme une coopération d’Etats Nations car les idées de fédération resteraient rejetées par les peuples et pourraient même mener à une dangereuse abdication face aux nationalismes russes et allemands toujours présents.[22]

Ce qui frappe dans cette vision est l’ignorance de l’existence d’une domination occidentale. Lorsque l’auteur évoque ce programme de démilitarisation de l’Europe du « Centre Est », cette vision n’inclut aucune participation des Occidentaux dans ce processus. Les intellectuels de la gauche polonaise sont en 1988 souverains en leur conscience et ne ressentent aucun besoin d’appeler l’Occident à l’aide. Aujourd’hui, alors que nous sommes habitués à la soumission des élites de l’Europe de l’Est aux actes et dires de l’Occident, nous ne pouvons qu’être frappés par cette attitude naturelle, frisant l’inconscience, puisque la possibilité d’une domination politique de n’importe quel Etat de l’Ouest, France, Grande Bretagne, Allemagne n’est même pas prise en compte. Les élites polonaises dissidentes partagent ainsi avec Gorbatchev la croyance naive en une dissolution de l’OTAN au moment de la disparition du Pacte de Varsovie.

La surestimation des capacités de l’Ukraine fait partie de cette naïveté. Aujourd’hui les élites ukrainiennes ont mené leur Etat à la faillite économique, sociale et morale tandis qu’une modeste Biélorussie s’est avérée bien plus solide qu’à première vue. Ce que nous voulons retenir c’est que la Pologne communiste a généré une première génération d’intellectuels capables d’élaborer une pensée géopolitique stratégique sans directives de l’Est ou de l’Ouest. Que cette pensée ait été incomplète, incapable de prendre en compte les changements économiques et sociaux – en 1988 l’informatisation est en marche y compris dans le bloc de l’Est[23] -, erronée dans sa sous- et surestimation des forces de chaque pays, c’est un fait. Mais il apparait aussi que cette pensée est ouverte vers les pays voisins, que ces intellectuels ont l’ambition de transformer leur région d’Europe et qu’ils identifient bien le potentiel souverainiste porteur par l’unité civilisationnelle forgée par une histoire de luttes. Evidemment, ces intellectuels n’ont pas prévu l’impensable, la vassalisation de leur propre pays, la Pologne, à l’Occident, et notamment à l’Allemagne réunifiée à peine les élections « libres » du 4 juin 1989 achevées.

Pourquoi alors l’Europe de l’Est n’a -t-elle pas réussi son saut vers l’indépendance ? Pourquoi s’est-elle abîmée dans une occidentalisation chaotique avec la destruction des industries, mise en chômage et émigrations des travailleurs, perte de compétences et de savoir faires, disparition de nombreuses institutions culturelles…Sans parler de la guerre de destruction de la Yougoslavie avec 150 000 morts et plusieurs millions de déplacés. Chaque pays dirigé par les nouvelles élites occidentalisées s’est positionné dans une mise en concurrence des uns contre les autres pour plaire aux puissances occidentales sur le mode du « qui est le plus soumis aux règles imposées par l’Occident ». La gauche communiste souverainiste a été éliminée des structures de l’Etat et du paysage culturel et dans certains pays carrément criminalisée. Sur la place politique subsiste un nationalisme ethnique de plus en plus fermé et autoritaire générateur de dislocation sociale et parfaitement compatible avec le capitalisme. Jusqu’au démembrement de l’Ukraine dont les élites actuelles se situent dans le sillage du fascisme d’avant-guerre glorifié par l’idéologie officielle.

Pourquoi les intellectuels de la fin des années 80 n’ont – ils pas prévu ces événements ? Une indication serait le fait suivant : « L’Entre Deux Mers » publie juste avant l’analyse théorique précédemment citée un article sur la situation politique en Ukraine intitulée « la résistance en Ukraine après la deuxième guerre mondiale »[24]. L’opposition ukrainienne y est présentée comme une galaxie de partis et de journaux illégaux regroupés autour du Comité Helsinski dirigé par Youri Choukhevitsch. L’information parait anodine en 1988 et il est fort probable que l’auteur polonais l’ignore que cet homme est le fils de Roman Choukhevitsch, chef de l’OUN UPA, organisation nationaliste ukrainienne collaboratrice et coupable du génocide des Juifs et des Polonais sous l’occupation nazie. Aujourd’hui Youri Choukhevitsch est le chef historique du Pravy Sektor, organisation para-militaire fasciste au pouvoir et responsable de crimes de guerre contre les populations civils en Ukraine de l’Est et du Sud. A l’époque un dissident polonais socialiste le considère comme un homme respectable et défenseur de libertés.

L’article brosse un tableau négatif de la situation en Ukraine et rend évidemment, selon la rhétorique nationaliste, l’URSS responsable de la crise économique, des pollutions industrielles et de Tchernobyl. Il comporte aussi une description des mouvements sociaux dans le Donbass et de la création d’un syndical illégal à Donietsk dirigé par Wlodzimierz Klebanowicz. Le habitants du Donbass se sentent abandonnés par un pouvoir central qui investit dans l’industrie sibérienne et néglige l’Ukraine. Ce ressentiment va alimenter l’indépendantisme ukrainien jusqu’à la dissolution active de l’URSS en 1991.

Ce texte est clairement une justification et une relativisation des crimes du nationalisme bandériste. Nous n’avons pas la preuve sur la manière dont l’éditeur polonais est entré en contact avec l’opposition ukrainienne. Mais il parait évident qu’il ignore qui est l’auteur de l’article : Myroslav Prokop est en fait le chef de la diaspora nationaliste au Canada, un ancien lieutenant de Bandera, un collaborateur nazi. Sachant cela, le éditeurs socialistes de l’Ente Deux Mers n’aurait jamais publié un tel texte. S’ils le font, c’est par ignorance et naïveté dont nous payons tous le tribut aujourd’hui.

Un espoir est – il permis aujourd’hui après 30 ans de déstructuration des Etats et des sociétés ? Depuis les mouvements sociaux de 2011-2014 une certaine lassitude et un manque de foi dans le système capitaliste apparait au sein des populations. Dans quelques pays les élites en tiennent compte à contre-coeur. Subrepticement, des gouvernements slovaques, tchèques et bulgares ont renoué avec une russophilie traditionnelle et critiquent la russophobie agressive de l’Occident. Le projet chinois des autoroutes de la Soie attire les oligarques et les élites politiques comme possibilité d’enrichissement alternative. Il se peut que l’Europe de l’Est retrouve une nouvelle identité en tant que région de l’Eurasie en construction. Le réveil des peuples en quête de souveraineté et de reconstruction sociale et identitaire peut conduire à des retournements majeurs. L’Occident risque d’en être surpris mais nous en percevons les prémisses dès maintenant.

Bibliographie succincte

Michael Brie, Rosa Luxemburg neu endecken  (Découvrir à nouveau Rosa Luxemburg), VSA Hamburg 2019

Rosa Luxemburg Die industrielle Entwicklung Polens, (Le développement industriel de la Pologne)

Paulina Codogni, Afrykanczycy w Warszawie w latach 1945-75 ( Les Africains à Varsovie de 1945 à 1975 ), in Afryka w Warszawie – dzieje afrykanskiej diaspory nad Wisla, (L’Afrique à Varsovie- l’histoire de la diaspora africaine au bord de la Vistule), sous la direction de Pawel Sredzinski et Mamadou Diouf, Fundacja Afryka inaczej ; Varsovie 2010,

Monika Karbowska Le rôle du Manifeste du Comité de Libération National Polonais dans la fondation de la République Populaire de Pologne, in De la Pologne Populaire à l’hiver capitaliste, Textes d’histoire et d’espoir, Delga, Paris 2018 ;

Archives

[1] Europa  – pismo Instytutu Europy Wchodniej, février 1988, Volume 4, Varsovie

Przedświt  – Solidarnosc Robotnicza, Nr 18 /88, Varsovie

Robotnik – Centralne Pismo PPS, (L’ouvrier, revue centrale du PPS Parti Socialiste Polonais), Nr 138 ; 13 novembre 1988, 4 pages ronéotypées

Miedzymorze Pismo Sekcji Wschodniej PPS (L’Entre Deux Mers, revue de la Section Orientale du Parti Socialiste Polonais),  Volume 2 ; 3, mars et avril 1988


[1]http://ciml.250x.com/sections/german_section/rosa_karl_spartakusbund/luxemburg_die_industrielle_entwicklung_polens.pdf

[2] Michael Brie « Rosa Luxemburg neu endecken » (« Découvrir à nouveau Rosa Luxemburg »), VSA Hamburg 2019

[3] http://republique-tarnobrzeg.over-blog.com/2019/03/la-republique-de-tarnobrzeg-une-republique-paysanne-autogeree-a-l-aube-de-la-pologne-independante.html

[4] Voir «Le rôle du Manifeste du Comité de Libération National Polonais dans la fondation de la République Populaire de Pologne », in Monika Karbowska « De la Pologne Populaire à l’hiver capitaliste Textes d’histoire et d’espoir », Delga, Paris 2018 

Monika Karbowska: Le bilan du Manifeste PKWN (Comité Polonais de Libération Nationale ») et des réalisations de la Pologne Populaire – une première tentative de construction d’un Etat socialiste polonais | histoireetsociete (wordpress.com)

Paulina Codogni « Afrykanczycy w Warszawie w latach 1945-75 » (« Les Africains à Varsovie de 1945 à 1975 »), in « Afryka w Warszawie – dzieje afrykanskiej diaspory nad Wisla », (« L’Afrique à Varsovie- l’histoire de la diaspora africaine au bord de la Vistule »), sous la direction de Pawel Sredzinski et Mamadou Diouf, Fundacja Afryka inaczej ; Varsovie 2010, https://dokumen.tips/documents/afryka-558f2f621635a.html

[5] « Europa  – pismo Instytutu Europy Wchodniej, février 1988, Volume 4, archives de l’auteure. Il est à noter que les dirigeants de Solidarnosc Walczaca Andrzej et Joanna Gwiazda vont refuser les accords de la Table Ronde et l’installation capitaliste à partir toujours de positions souverainistes. Ils seront progressivement marginalisés puis diffamés par les nouveaux médias pro-occidentaux à partir de 1994-95

[6] « Bambino di Praga, étiudy dzieciece o nas i o swiecie za miedza” („Bambino di Praga études enfantines sur nous et le monde à notre porte »), ibid, page 85

[7] Ibid page 124

[9] « Przedświt   Solidarnosc Robotnicza», Nr 18 /88, archives de l’auteure

[10] Piotr Ikonowicz restera toute sa vie  jusqu’à aujourd’hui fidèle aux idéaux socialistes et deviendra le leader de la gauche et dirigeant du Mouvement de Justice Sociale défendant les Polonais les plus pauvres.  A contrario Jozef Pinior fera des compromis avec les Sociaux Libéraux, deviendra sénateur dans les années 90 et sera marginalisé après 2000

[11] « Robotnik – Centralne Pismo PPS”, („L’ouvrier, revue centrale du PPS Parti Socialiste Polonais »), Nr 138 ; 13 novembre 1988, 4 pages ronéotypées, archives de l’auteure.

[12] Nom ou pseudonyme ? A de rare exceptions près les journalistes dissidents sont inconnus du grand public en 1988.

[13] « Miedzymorze Pismo Sekcji Wschodniej PPS » („L’Entre Deux Mers, revue de la Section Orientale du Parti Socialiste Polonais »),  Volume 2 ; 3, mars et avril 1988. Page 29, archives de l’auteure. A noter que Allemagne se dit « Niemcy » en Polonais, au pluriel. Dans la langue polonaise les Allemagnes sont toujours plurielles, ce qui permet d’ignorer la question de la réunification et la problématique de l’appartenance de l’Allemagne à l’Est ou à l’Ouest. Pour un Polonais en 1988, l’existence d’une partie occidentale et d’une autre orientale de l’Allemagne est naturelle.

[14] Ibid page 32

[15] Ibid page 33

[16] Ibid page 36

[17] Ibid page 42

[18] Ibid page 45

[19] Ibid page 45

[20] Ibid page 48

[21] Ibid page 55

[22] Ibid page 61

[23] L’entreprise public yougoslave Iskra, leadeur des telecommunications en Europe du Sud Est participe avec les entreprises occidentale en 1983 au consortium international créant l’internet. L’entreprise polonaise ERA produit des serveurs et des ordinateurs personnels à la fin des années 80. Les informaticien/nes polonais partent en stage dans les universités occidentales ou leurs compétences sont très appréciées.

[24] « Miedzymorze », page 2

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Analyses géopolitiques

Comment en 20 ans la « pandémie grippale » covid a été préparée comme une guerre bioterroriste

Dark Winter, Global Health Security Initiative, Atlantic Storm, Event 201

Par Monika Karbowska

Wikijustice Julian Assange est une association Loi 1901 crée en septembre 2019 par des participants au mouvement social des Gilets Jaunes afin de soutenir Julian Assange face à à la justice britannique. Une lettre contenant un SOS en morse et signée Julian Assange venait de parvenir à une militante française qui écrivait régulièrement à l’adresse donnée par les soutiens officiels de Julian Assange. Nous avions déjà pris le train de marche de la lutte que nous avons menée jusqu’au bout, des 22 audiences mensuelles au tribunal Westminster Magistrate Court, en passant par la lourde semaine de février 2020 au tribunal de Woolwich, jusqu’à la Old Bailey à la City of London Corporation le 4 janvier 2021.

Mais lorsque l’affaire Covid19 a éclaté en France, grâce à notre expérience dans l’affaire Assange, nous avons immédiatement compris la dimension mensongère et outrancière du discours médiatique planétaire. Le 16 mars 2020 à l’imposition du premier confinement de Macron nous avons répondu en diffusant un texte rappelant le « bourrage de crâne » guerrier de 1914. Depuis, nous n’avons cessé d’accumuler analyses, plaintes internationales, articles et actions, malgré nos difficultés et nos épreuves. Aujourd’hui alors que nos droits humains les plus fondamentaux sont menacés d’être réduits à néant en France et en Europe, nous voulons dévoiler la vérité derrière le simulacre, les vrais pouvoirs qui décident de nos vies derrière les rideaux de fumée médiatique. Comme Julian Assange nous l’a recommandé dans sa lettre «light up the night until victory » – « éclairez la nuit jusqu’à la Victoire »[1] !


[1] Les documents de Wikijustice Julian Assange

Plainte Internationale

http://monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh/wp-content/uploads/2020/12/Plainte-Wikijustice-pour-Julian-Assange.pdf

https://drive.google.com/file/d/1_eXstiw1_xyvDShkXxCiPYTkaR3WEnpd/view?usp=sharing

Compte rendus des audiences du procès Assange

http://monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh/?cat=4

lettre aux leader des pays souverains

https://www.linkedin.com/pulse/julian-paul-assange-case-letter-leaders-sovereign-véronique/

Le procès de Julian Assange en tant que procès privé mené par la City of London Corporation

https://www.linkedin.com/pulse/extradition-trial-julian-assange-fake-private-court-owned-véronique/?published=t

No birthday

https://www.facebook.com/notes/wikijustice-julian-assange/sur-la-vitre-des-surprises-sur-les-lèvres-attentives-bien-au-dessus-du-silence-j/566441303992188/?av=330001054302882&eav=AfZJXjxdhTz_nca0qKXhwQ33y7OlSDdDhMpAM2eVd7KrADJFUzaTKGa8wRMkY9193D8

https://www.linkedin.com/pulse/pane-surprises-listening-lips-high-above-silence-im-your-véronique/

Fin de partie de l’affaire Assange 1 et 2

https://www.linkedin.com/pulse/fin-de-partie-romantique-laffaire-julian-assange-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/fin-de-partie-romantique-laffaire-julian-assange-véronique-1f/

Rapports médicaux de WJJA au sujet du prisonnier Julian Paul Assange

https://www.linkedin.com/pulse/wjja-third-medical-report-julian-assange-being-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/wjja-second-medical-report-political-prisoner-julian-paul-véronique/https://www.linkedin.com/pulse/rapport-médical-du-prisonnier-politique-julian-paul-par-véronique/

Demandes de libération de WJJA

https://www.linkedin.com/pulse/political-prisoner-julian-paul-assange-release-14-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/political-prisoner-julian-paul-assange-release-13-v%25C3%25A9ronique/

https://www.linkedin.com/pulse/political-prisoner-julian-paul-assange-release-11-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/political-prisoner-julian-paul-assange-release-12-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/release-request-10-political-prisoner-julian-paul-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/release-request-9-political-prisoner-julian-paul-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/release-request-8-political-prisoner-julian-paul-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/wjja-release-request-7-political-prisoner-julian-paul-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/release-request-6-political-prisoner-julian-paul-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/5th-request-release-political-prisoner-julian-paul-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/release-request-political-prisoner-julian-paul-court-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/new-release-request-political-prisoner-julian-paul-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/request-number-1-release-political-prisoner-julian-paul-véronique/

John Shipton en tant que propriétaire de Wikileaks

https://www.linkedin.com/pulse/bank-julius-baer-against-entity-anknow-form-wikileaks-véronique/https://www.courtlistener.com/opinion/1737559/bank-julius-baer-co-ltd-v-wikileaks/

http://www.dmlp.org/threats/julius-baer-bank-and-trust-v-wikileaks

Face à face avec Julian Assange, rapport du 13 janvier 2020

https://www.linkedin.com/pulse/hearing-13012020-face-julian-assange-pidancet-barrière-véronique/

https://www.linkedin.com/pulse/audience-du-13012020-face-à-avec-julian-assange-véronique/

Qui sont les proches de Julian Assange ?

Wikileaks en tant que projet de la fondation allemande Wau Holland

1er rapport politique sur le prisonnier politique Julian Paul Assange

https://www.linkedin.com/pulse/situation-report-1-political-prisoner-julian-assange-véronique/

Julian Assange et son SOS

https://www.linkedin.com/pulse/julian-assange-sos-pidancet-barri%25C3%25A8re-v%25C3%25A9ronique/

Conflits d’intérêts des avocats de Julian Assange

https://blogs.mediapart.fr/edition/liberez-assange-ethiques-et-medias/article/140220/former-judge-and-torturer-garzon-escorts-assange

https://blogs.mediapart.fr/edition/liberez-assange-ethiques-et-medias/article/261219/assange-tortured-gareth-peirce-turns-blind-eyes

https://blogs.mediapart.fr/edition/liberez-assange-ethiques-et-medias/article/121219/assange-feudal-regression-united-kingdom

https://blogs.mediapart.fr/edition/liberez-assange-ethiques-et-medias/article/181119/assange-lawyers-conflict-interest-scandal-spreads-united-states

https://blogs.mediapart.fr/edition/liberez-assange-ethiques-et-medias/article/021119/assange-amnesty-international-se-mue-en-international-guilty

https://blogs.mediapart.fr/edition/liberez-assange-ethiques-et-medias/article/101019/assange-s-judges-lawyers-associates-0

https://blogs.mediapart.fr/edition/liberez-assange-ethiques-et-medias/article/230819/ghost-lawyers-julian-assange-long-version

https://blogs.mediapart.fr/edition/liberez-assange-ethiques-et-medias/article/090819/assange-away-does-wikileaks-remain-trustworthy

Julian Assange,  le covid – le storytelling médiatique contre la réalité

En tout premier lieu ce qui frappe dans l’affaire Julian Assange c’est l’aspect « storytelling », c’est-à-dire « fable racontée » par les médias assénée mondialement par les mêmes entreprises de la même façon sur de nombreuses années.

En juillet 2010 lorsque Julian Assange a été révélé au public, il l’a été immédiatement sur le mode vedette people. Un témoin oculaire habitant en face du Frontline Club, 13 Norfolk place à Londres, où Assange a mené ses conférences en 2010, raconte que la rue, les trottoirs et les cafés attenants étaient tellement remplis de journalistes et de photographes que l’homme Assange ne pouvait même pas ouvrir une fenêtre sans être mitraillé de photos. La présentation au monde de Julian Assange a depuis le début de sa saga été effectuée sur le mode « tournage de cinéma avec vedette ». Quelques mois plus tard les même journalistes brûlaient celui qu’ils avaient adoré dans la même logique de fable dramatisée : Julian Assange accusé de viol, trainé devant les tribunaux, en « fuite » dans une ambassade faisait figure d’icône tombée du piédestal que le peuple était invité à piétiner. Lorsqu’Assange réapparait en mode encore plus dramatique le 11 avril 2019, enlevé de force du local du 3 Hans Crescent Street par de curieux « hommes en noir », le storytelling prend une tournure de punition rédemptrice : Assange devient une victime expiatoire du système, un bouc émissaire sur lequel on charge les maux de la cité, comme les violences faites aux femmes, avant de le sacrifier. Puis, c’est le silence tout l’été 2019, et on avait alors pu légitimement penser que Julian Assange fut mort dans une oubliette inconnue.

Mais c’était sans compter avec les valeureux Gilets Jaunes français qui ont traversé le rideau de fumée médiatique pour se coltiner la réalité de la répression, faire le voyage à Londres et venir protester devant les tribunaux. Dès le 20 septembre 2019 je fus chargée par l’association Wikijustice de pousser la porte du tribunal Westminster afin de voir de mes propres yeux ce qui s’y passait. Et nous avons vu, en 23 audiences jusqu’en janvier 2021 et nous avons cherché à comprendre la vérité derrière le simulacre.

Plus nous avançons dans l’enquête, plus nous traversons les faux semblants, les rideaux de fumées, les fables diverses, les illusions agitées devant nous comme autant d’ombres de la caverne de Platon. Trouver la vérité exige de mettre de côté ses préjugés positifs comme négatifs et d’être ouvert à toutes les options, toutes les solutions, toutes les facettes de la vraie vie.

En ce sens « l’affaire Assange » ressemble à « l’affaire du Covid » – un discours planétaire uniforme porté par tous les grands groupes médiatiques les plus puissants du monde. Ce discours est très éloigné de ce que vivent alors les peuples d’Europe, la réalité d’une maladie dont l’analyse reste à écrire après une enquête citoyenne indispensable. Le discours est omniprésent mais il finit par sonner faux, par manquer de logique et il devient urgent de le déconstruire pour chercher à démêler le totalement illogique du probablement faux et du « à peu près vraisemblable » avant d’espérer toucher à la vérité vécue et prouvée par des gens à qui on peut parler vraiment.

Pour « l’affaire covid », faire éclater la vérité est impératif tellement nos vies sont bouleversées par la destruction de nos pays, de nos droits fondamentaux, des libertés qui étaient à la base de nos démocraties, si imparfaites qu’elles fussent. L’affaire Assange est aussi une affaire de violation massive de droits fondamentaux, tout comme la politique Covid. Voilà pourquoi il est impératif de dévoiler ceux qui tirent les ficelles dans les deux cas, afin de nous libérer.

Liens entre la guerre US contre l’Irak et la « pandémie » Covid

Julian Assange est connu pour avoir dénoncé les mensonges qui font le lit des guerres et d’avoir apposé son nom au générique d’un film dénonçant les crimes de l’armée américaine en Irak dit « Collateral Murder ». Il s’avère que les mensonges médiatiques qui ont conduit à l’invasion de l’Irak par les Etats Unis sont menés par les mêmes politiques, hauts fonctionnaires et journalistes qui ont commencé à organiser le scénario de «pandémie meurtrière » pour le monde entier depuis 1999[1].

Une de ces personnes est par exemple Judit Miller. Judit Miller est journaliste au New York Times au début des années 2000. Elle y rédige des articles et des livres affirmant prouver l’existence des armes de destructions massives de Saddam Hussein, premier mensonge planétaire de l’administration George W. Bush. Connue pour être proche de Dick Cheney, le directeur de cabinet de Georges W, Bush, elle participe à la propagande guerrière en affirmant avoir été victime d’une « attaque à l’anthrax » – l’affaire de l’anthrax a été le prélude aux bidonnages sur les armes de Saddam Hussein alors que les enveloppes prétendument reçues par les sénateurs et journalistes américains étaient soit vides de poison, soit sortis probablement de Fort Detrick laboratoire militaire américain désormais bien connu depuis la crise covid[2]. L’opinion américaine croit le mensonge sur les armes de destruction massive irakiennes, finit par accepter la guerre et conspue la France et « la vieille Europe » de Chirac qui refuse de participer à l’expédition meurtrière pour les peuples du Croissant Fertile jusqu’à aujourd’hui.

Or Judit Miller, « Madame Anthrax », participe depuis le début à ce qui deviendra « le storytelling Covid ». Elle s’est en effet « entrainée » en tant que journaliste à se préparer à une « guerre bactériologique » en participant à la simulation « réponse à une pandémie – Dark Winter », exercice militaire que le pouvoir militaire états-unien a organisé en juin 2001.[3] « Dark Winter », qui met en scène une attaque avec le virus de la variole, est un des premiers des nombreux exercices militaire que les Etats Unis murissent depuis 1999 et qu’ils imposeront au monde occidental à partir de 2002.

En 1997 l’armée américaine en quête de domination mondiale après la destruction de l’Union Soviétique élabore sous prétexte de lutte contre le terrorisme, des plans de « contre-attaque à une guerre bioterroriste » et crée le Center for Health Security (Centre pour la sécurité Sanitaire – en 1998 son nom est Center for Civilian Biodefense Strategy) subventionné par la fondation General Motors à l’Université John Hopkins. Le nom de cette université privée nous est désormais familier car ce sont ses données qui sont mises en scène et racontées comme « l’histoire de la pandémie Covid» par les médias du monde entier à partir de mars 2020[4].

La première « simulation» a lieu en février 1999 à la John Hopkins University. Les représentants de 10 pays y étaient conviés pour élaborer « une Stratégie de Santé Publique Nationale en réponse à une attaque bioterroriste ». Comme l’attaque bioterroriste doit être « mondiale », la réponse doit être mondiale et les solutions élaborées sonnent de manière étrangement familière à nos oreilles aujourd’hui : état d’urgence, couvre-feu, confinement et vaccination massive imposée, le business du Big Pharma n’étant pas oublié. Dès cette première simulation les gouvernements occidentaux se familiarisent avec l’idée d’utiliser la police pour enfermer les populations dans des quarantaines forcées[5].

En 2000 alors que le Pentagone développe une arme bactériologique à base d’anthrax modifié sous le nom de « Projet Bacchus », la John Hopkins University récidive avec un séminaire et une simulation d’attaque mondiale de peste bubonique. Ce séminaire s’intitule « la prise de décision en temps d’épidémie » et introduit non seulement l’idée que c’est la « gestion des populations » c’est-à-dire des citoyens, qui pose problème aux militaires mais aussi la confusion entre la « défense face à une attaque bactériologique » et « gestion d’une épidémie naturelle ». Emmanuel Macron était encore un jeune débutant, mais déjà, l’armée américaine a préparé le concept de « la pandémie, c’est la guerre » [6]! Les méthodes de lutte contre la maladie sont les mêmes que celles avec lesquelles l’armée américaine entend combattre une attaque bioterroriste : la suspension des droits et des libertés et le confinement des populations.


[1] Maxime Vivas, « La face cachée de Reporters Sans Frontières – de la CIA aux faucons u Pentagone », Editions Aden, Bruxelles 2007, page 147-152

[2] https://en.wikipedia.org/wiki/2001_anthrax_attacks

[3] https://www.mondialisation.ca/en-juin-2001-le-pentagone-a-organise-un-exercice-de-bioterrorisme-nomme-operation-dark-winter-qui-anticipait-les-attaques-du-119-et-les-attaques-a-lanthrax/5408493

https://www.centerforhealthsecurity.org/our-work/events-archive/2001_dark-winter/about.html

[4] Voir la conférence de Paul Schreyer, « Pandemic Games », 10 mars 2021

Paul Schreyer: Pandemic simulation games – Preparation for a new era? – YouTube

[5] https://stacks.cdc.gov/view/cdc/44128

[6] www.upmc-biosecurity.org/website/events/2000_symposium-2/agenda.html

Dark Winter, les préparatifs pour la guerre biologique mondiale

Avec l’arrivée de Georges W Bush au pouvoir les projets de domination prennent de l’ampleur : le président Bush et son secrétaire d’Etat Dick Cheney ainsi que James Woolsley chef de la CIA, participent à l’exercice de simulation « Dark Winter », du 22 au 25 juin 2001 qui a lieu à la base militaire Andrew près de Washington. Les médias sont à l’honneur pour apprendre à bien « gérer » la population et soutenir l’effort de guerre américain. Le New York Times, la NBC, le CBC, Fox News et la BBC sont présents – tous ceux qui lanceront la propagande anti-irakienne après le 11 septembre[1].

Nous ne mesurons pas toujours le degré de bourrage de crâne guerrier auquel étaient soumis les citoyens américains incapables le vérifier les énormes mensonges, fables et racontars sur l’Afghanistan, l’Irak, l’islam, particulièrement après le 11 septembre 2001. La panique fut à son comble après l’arrivée des quelques enveloppes d’anthrax identifiées par les journalistes complaisants et complices qui ainsi réalisaient le scénario qu’ils avaient appris lors de la rencontre « Dark Winter »(dont l’incontournable Madame Miller). Nous autres Européens de l’Est nous haussions les épaules devant l’effroi américain face à « l’attentat » du 11 septembre car pour nous, peuples slaves, une véritable guerre c’est la seconde guerre mondiale où les nazis ont assassiné plus de 20 millions de personnes sur notre sol et pas quelques enveloppes mêmes remplies de poison ou la destruction meurtrière de deux immeubles. Cependant, aujourd’hui avec l’omniprésence de la terreur Covid nous pouvons mieux appréhender cette peur aussi massive qu’artificiellement construite par les médias.

Surtout, l’exercice militaire prépare déjà minutieusement la « gestion » de la population civile : que la vaccination de masse obligatoire soit imposée comme le seul remède possible ne nous étonnera plus aujourd’hui. Cependant, nous avions omis à l’époque de regarder en détails ce que veut dire « gestion de guerre » par les instances états-uniennes autoproclamées maîtres du monde. Nous avions tort, parce que le document de présentation de cet « hiver sombre » nous brosse déjà il y a 20 ans le tableau ce que nous vivons contraints et forcés actuellement : prohibition de toute vie sociale, fermeture des écoles et des universités, suppressions des événements culturels, des activités associatives et politiques, des loisirs et des sports…Si nous avions davantage pris au sérieux la folie de ces « entités » imposant illégalement leur domination sur le monde entier, nous ne nous serions pas sentis aussi impuissants en mars 2020 lorsque le programme « plandémique » nous est tombé sur le tête [2]!


[1] https://academic.oup.com/cid/article/34/7/972/316999

[2] https://www.centerforhealthsecurity.org/our-work/events-archive/2001_dark-winter/Dark%20Winter%20Script.pdf

La stratégie minutieuse du Global Health Security Initiative de 2002 à 2005 – la « pandémie de grippe » à l’horizon

Le Global Health Security Initiative (Initiative Globale pour une Sécurité Sanitaire) est crée en novembre 2001. Ce think thank dirigé par les Etats Unis est basé au Canada où il est chargé d’organiser les « epidemic response » – gestion de l’épidémie qui serait consécutive à une possible attaque terroriste à l’anthrax. Il inclut les Etats d’Europe comme l’Allemagne, la France et l’Italie, puis le Japon, le Mexique ainsi que l’OMS déjà dans les mains du financeur Bill Gates[1]. Dès 2002 cependant le programme de cette entité en dehors de la légalité démocratique ne prévoit pas une politique coordonnée des ministres de la défense pour riposter à une guerre, mais des réunions régulières des ministres de la santé pour gérer une « pandémie mondiale » d’origine naturelle. Le mot « pandémie » apparait dès lors dans les premiers documents de travail du GHSI. Il finira par s’installer dans notre vocabulaire quotidien, alors qu’à priori c’est une calque du mot anglais « pandemic » qui veut dire « épidémie ». Car même si le mot « pandémie » existe dans les langues romanes, germaniques et slaves, le vocable « épidémie » est de loin le plus usité. En effet, même pour la peste noire les historiens se gardent prudemment d’utiliser le mot « pandémie » car la notion de « monde » auquel renvoie le préfixe « pan » est toujours un concept politique problématique. « Une pandémie » est donc un événement rarissime, d’ailleurs la sonorité du mot est proche de « pandémonium » qui veut dire « enfer ».

Une première conférence du GHSI a lieu en mars 2002 à Londres. Les ministres de la santé des pays occidentaux y décident de travailler étroitement avec le Conseil d’Administration de l’OMS pour coordonner « l’implémentation de mesures mondiales » afin de faire face à une épidémie de « variole ou une autre maladie infectieuse de type grippal». Dès lors un groupe de travail dirigé par la Grande Bretagne et les USA dans le cadre du think thank canadien a pour responsabilité de rédiger le scénario mondial. La conférence de Mexico de décembre 2002 met en place le groupe de travail tout en chargeant l’Italie et l’OMS de mettre au point des « techniques d’isolement pour les patients avec varioles et autres infections virales très contagieuses »[2].

La déclaration de la réunion de Mexico est claire : les Etats signataires considèrent que la réponse à une attaque bioterroriste et à une « pandémie de grippe » doivent être la même. La simultanéité des décisions liberticides de nos décideurs en 2020 ne doit plus nous étonner : les « mesures Covid » sont en gestation depuis 2002 soit 18 ans !

« Nous avons reconnu qu’il existe de nombreux points communs entre la préparation et la réponse au bioterrorisme et à la pandémie de grippe. Nous avons décidé de créer un groupe de travail technique sur la pandémie de grippe, qui sera coprésidé par les États-Unis et le Royaume-Uni, afin d’examiner les lacunes existantes et les besoins en matière de recherche et de développement. Ces travaux devraient être menés en collaboration avec l’OMS et d’autres organisations internationales appropriées »[3]

Les ministres de la santé des pays occidentaux glissent de façon déconcertante de l’attaque biochimique à une épidémie naturelle comme si des deux phénomènes devaient être gérées à la manière militaire avec état d’urgence, enfermement des populations rebelles, couvre-feu et vaccination forcée.

Les ministres de la santé du Global Health Security Initiative se retrouvent l’année suivante, le 7 novembre 2003 à Berlin. Ils font le bilan de l’exercice « de réponse à une pandémie » « Global Mercury » tenu au Canada en septembre. L’exercice guerrier concerne toujours une attaque de la variole, mais la déclaration finale mentionne déjà « un échange de renseignements concernant l’épidémie de SARS », le premier SARS Cov1. 

Nous remarquerons aussi que des décisions politiques supprimant les droits de l’Homme y sont déjà actées sans aucune autre forme de procès : le ministre de la santé de l’Italie y est félicité pour la mise au point « de stratégies techniques d’isolement des patients atteints de variole ou d’une autre maladie hautement contagieuse ».[4] Les autres pays vont donc appliquer le « confinement à l’italienne » qui se profile déjà. Maintenant que nous savons qui a pris la décision des « confinements » nous ne devons plus être étonnés que la « pandémie de covid19 » ait éclaté en Italie ou elle a été si résolument et brutalement traitée par le gouvernement d’extrême droite de Salvini en fonction des décisions prises par ses prédécesseurs ultralibéraux. Remarquons aussi la novlangue qui assimile la suppression de la liberté du citoyen à une « mesure technique d’isolement du malade ». Il ne reste plus qu’à inventer le « porteur asymptomatique » et le portrait de notre vie actuelle est tracé.

Par ailleurs les gouvernements réitèrent la décision de traiter « une pandémie de grippe » comme une attaque bioterroriste. Afin de coordonner leurs politiques contre nous, les citoyens, ils créent un « Groupe Technique de travail de Préparation pour la Pandémie de Grippe ».[5] C’est peut-être pour ce Groupe Technique de Travail que le successeur de Bernard Kouchner, Jean François Mattei, a mandaté le professeur Didier Raoult pour élaborer un rapport sur la stratégie française de préparation à une « pandémie ». Didier Raoult a effectivement raconté dans plusieurs interventions publiques avoir proposé dans un plan de « prévention des épidémies de nouvelles maladies infectieuses » la construction de 7 instituts spécialisés régionaux. Finalement un seul fut construit : l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection à Marseille qui a effectivement joué le rôle que l’on connait lors des tragiques mois de mars et avril 2020. Si le professeur Raoult a continuellement gardé une attitude calme et détachée pendant la crise Covid, ce n’est pas seulement du fait de sa compétence incontestable dans son domaine, mais aussi parce que contrairement aux citoyens français il est probablement informé qu’Emmanuel Macron ne décide de rien mais se contente d’imposer à la France les mesures que le Global Health Security Initiative a préparé depuis les exercices de « réponses à une pandémie » de 2003. Cependant, il est probable qu’en établissant son projet d’instituts de recherche et soins, le professeur Raoult croyait réellement participer à une réflexion internationale de prévention des épidémies et non pas à un projet militaire piloté par l’armée américaine.

Il faut souligner que la conférence Global Mercury a duré 4 jours, du 8 au 12 septembre 2003 et a impliqué plusieurs centaines de participants. Les représentants des gouvernements occidentaux y ont réfléchi comment se transmettre mutuellement les informations stratégiques afin d’agir de façon coordonnée et unie face à leurs populations. Ils ont choisi de confier le leadership de la communication à …l’OMS. C’est l’OMS qui dorénavant devait donner les « directives » et les pays devaient faire croire à leurs populations qu’il n’y avait pas d’autres alternatives que d’obéir à l’OMS. Ainsi, l’OMS a été investie d’un pouvoir de gouvernement mondial qui n’existe pas dans ses statuts. En mars 2020 nous avons tous été surpris par l’émergence de ce pouvoir dont les ordres sont venus s’immiscer jusque dans notre intimité familiale et corporelle. Nous nous sommes demandés comment il était possible que cette agence onusienne jusqu’alors plutôt au second plan soit investie d’une pareille autorité et pourquoi nos Etats obéissent aux plus absurdes de ses inventions : nous ne savions pas que tout simplement nos Etats ont chargé l’OMS de la « prise de décision en matière de pandémie », dès 2003, suite à l’exercice Global Mercury[6]. Qu’importe que l’institution fut financée par des structures privées comme la fondation de Bill et Melinda Gates dont les intérêts n’ont rien à voir avec la santé des Hommes.

Le coordinateur français pour le projet Global Mercury était le professeur Jean François Lacronique, médecin et ami de Bernard Kouchner et ancien président de l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire. Nous retrouvons avec sa présence le mélange des genres entre géopolitique, armes ABC de destruction massive et maladies infectieuses naturelles qu’affectionnent les institutions américaines fondatrices du Global Health Security Initiative. Le professeur Lacronique retraité en 2009 fait partie des personnes qui ont bien compris ce qui se jouait en mars et avril 2020 et qui ont pris des décisions stratégiques pour la France dans le cadre du plan mondial « réponse à une pandémie »[7]. Fait intéressant, c’est Agnès Buzyn, ministre de la santé qui a si infructueusement coopéré avec la Chine au début de « la pandémie » covid, qui succédait en 2008 au professeur Lacronique au poste de présidence de l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire[8] sans qu’on puisse comprendre quel est exactement le sens de la nomination de ces personnalités à ce poste : quel est le lien entre les maladies virales infectieuses et la sureté des réacteurs nucléaires ? Nous ne le savons pas.

Jean François Lacronique

La réunion suivante du Global Health Security Initiative a lieu le 10 décembre 2004 à Paris. Les ministres participant se félicitent : la coopération est renforcée avec les organisations internationales de transport comme la IATA et l’agence onusienne Organisation Internationale de l’Aviation Civile afin de détecter le plus rapidement possible les « substances infectieuses » dans les transports. Pour une action rapide un « Emergency Contact Network », un service interétatique de coordination fonctionnant 24h sur 24, est créé. Le rôle de l’OMS est encore renforcé. Désormais c’est l’OMS qui donne le la en matière de remèdes et surtout de vaccins dont la quête devient à l’époque aussi obsessionnelle qu’aujourd’hui. La grippe aviaire fait opportunément son apparition cette année-là, ce qui permet aux chefs du grand jeu mondial de déclarer la « pandémie de grippe » comme le risque majeur dans la décennie à venir ! La moitié de la déclaration finale est ainsi consacrée à la grippe et aux inévitables vaccins qu’il faudra produire contre elle. En 2004, déjà[9] !

« Nous avons reconnu qu’il existe de nombreux points communs entre la préparation et la réponse au bioterrorisme et à la pandémie de grippe. Nous avons décidé de créer un groupe de travail technique sur la pandémie de grippe, qui sera coprésidé par les États-Unis et le Royaume-Uni, afin d’examiner les lacunes existantes et les besoins en matière de recherche et de développement. Ces travaux devraient être menés en collaboration avec l’OMS et d’autres organisations internationales appropriées » –  dit le communiqué final de la réunion à Paris du 10 décembre 2004. Les peuples évidement n’ont pas été consultés par ce petit comité de décideurs non élus démocratiquement qui s’arrogent unilatéralement le droit de décider de choses aussi sensibles et intimes que la santé des êtres humains en violation de la Charte des Nations Unies, du principes de la souveraineté des peuples, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, des Traités relatifs aux Droits Humains, des codes de la santé… et qui prétend faire de la santé publique un objet de politique guerrière anti-terroriste sous l’égide des puissances de l’OTAN!

Philippe Douste-Blazy a signé en 2004 pour la France cet engagement international. Membre du Conseil d’Administration de l’IHU Méditerranée Infection, il a eu le mérite de défendre un tant soit peu Didier Raoult lors de la catastrophe de mars et avril 2020. Mais bien que parfaitement au courant que le gouvernement Macron ne fait qu’appliquer la feuille de route des Anglo-saxons décideurs dans le Global Health Security Initiative, il s’est bien gardé de renseigner le peuple souverain en lui expliquant que ces pays dominants de l’OTAN ont désormais en mains la santé et la survie physique des Français. Il serait temps que les compte rendus de ces réunions internationales non démocratiques ou le sort du peuple français et d’autres peuples européens est joué aux dés soient enfin rendus publics !

En 2005 un pas significatif est franchi dans la préparation à la « pandémie de grippe » – l’OTAN est officiellement intégré au dispositif. En effet, le Global Health Security Initiative organise la rencontre des pays signataires le 18 novembre 2005 à Rome. Par la déclaration finale nous apprenons que la « pandémie de grippe » est définitivement actée comme le plus « grand danger d’attaque bioterroriste ». Les décideurs du GHSI font comme si la grippe était une maladie mortelle à 100% pour tout le monde dans toute l’histoire de l’Humanité, et cet abus de langage ne semble gêner aucun scientifique ni politique participant à cette tragique manipulation…

La Grande Bretagne a ainsi dirigé le séminaire de préparation à l’épidémie de grippe et a effectué le travail de modélisation des prévisions en termes de malades et de morts : nous avons donc aujourd’hui la preuve que les prévisions outrancières et morbides de l’Imperial College of London qui ont mené à la politique des « verrouillage »(« lockdown ») des sociétés européennes en 2020 et 2021 sont à l’œuvre depuis 2005 par les bons soins du Global Health Security Initiative. Ce n’est donc pas un hasard si les dirigeants européens obéissent tous à cette « académie royale » britannique comme si cette institution privée avait une vocation universelle à dicter pour tout le continent, dont pourtant la Grande Bretagne vient de se détacher politiquement par le Brexit, les politiques de santé publiques et les comportements individuels, domestiques, sociaux et intimes[10] ! Le vaccin universel pour tous est réaffirmé en 2005 avec force comme la panacée et l’OMS est investi d’un pouvoir décisionnaire de stocker les doses de vaccins et de les répartir dans le monde.


[1] http://ghsi.ca/ghsi-members/

[2] http://ghsi.ca/ministerial-statements/mexico-city-december-2002/

[3] « We recognized that there are many commonalities in preparedness and response for bioterrorism and influenza pandemic. We agreed to establish a technical working group on influenza pandemic, which will be co-chaired by the US and the UK, to address existing gaps and research and development needs. This work should be carried out in conjunction with the WHO and other appropriate international organizations »

[4] « Italy has completed a report on strategies for isolation techniques for patients with smallpox and other highly contagious viral agents based on a meeting of experts, and we have decided that this report should be shared with other countries. »

[5] « Furthermore, we recognize that preparedness for and response to bioterrorism have much in common with preparedness for and response to naturally occurring global health threats such as pandemic influenza. Much work needs to be done to enhance preparedness by member countries and globally by addressing critical issues for an effective pandemic response. To this end we have agreed to the Terms of Reference for the Technical Working Group on Pandemic Influenza Preparedness »

[6] https://www.rki.de/EN/Content/infections/biological/Preparedness_Plan/Exercise.pdf?__blob=publicationFile

« Members of the GHSI recognised the mandate of WHO places the Organization in a strong position to undertake in-WHO places the Organization in a strong position to undertake in-formation collection, dissemination and effective coordination of ac-formation collection, dissemination and effective coordination of ac-tion in the event of a public health emergency of international contion in the event of a public health emergency of international con–cern and urges the Director General to keep under review the prior-cern and urges the Director General to keep under review the prior-ity and resourcing of this activity.ity and resourcing of this activity ».

[7] https://www.rki.de/EN/Content/infections/biological/Preparedness_Plan/Exercise.pdf?__blob=publicationFile

[8] https://www.apmnews.com/freestory/10/181747/confirmation-de-la-nomination-du-pr-agnes-buzyn-en-tant-que-presidente-de-l-irsn

[9] « In 2002, we created a working group on pandemic influenza in order to address critical issues for effective preparedness and response. Recent events related to avian influenza have heightened concerns related to pandemic influenza. We are committed to working with the WHO on pandemic influenza preparedness, and acknowledge the importance of enhancing WHO surveillance and outbreak response activities »

[10] « In June 2005, the United Kingdom led a pandemic influenza preparedness exercise to compare our pandemic plans. Mexico hosted a subsequent meeting in Mexico City to further compare these plans. This allowed us to learn and share valuable lessons about our pandemic preparedness related to vaccines and antivirals, public health measures, communications and surveillance. The United Kingdom also hosted a pandemic influenza modeling workshop, that provided important information for potential response strategies. »,

L’OTAN au cœur de la gestion de la « pandémie grippale »

Nous apprenons aussi qu’en 2005 un « Règlement Sanitaire International » a été institué qui servira aux pays à « réagir ensemble de façon concertée » au moment de la « pandémie de grippe », sans que l’on sache ce que ces décisions recouvrent concrètement. Le réseau « Initiative de Sécurité Sanitaire Mondiale GHSI » devient ainsi une institution pérenne dont les larges attributions en font une sorte de Gouvernement sanitaire mondial[1].

Il est vraiment surprenant que le public n’ait jamais pris connaissance de ces décisions prises dans son dos sans aucune délibération démocratique. Il est même très choquant que nous n’en sachions rien jusqu’à ce que les décisions tombent arbitrairement sur nos têtes à partir de mars 2020 ! Encore une fois les risques « pandémiques » sont amalgamés, que leur origine soit « délibérée, naturelle ou accidentelle ». Pourtant une attaque avec arme de destruction massive qu’est une arme biologique ne devrait pas, de devrait JAMAIS être gérée de la même façon qu’une épidémie naturelle. Les citoyens n’ont pas donné leur accord pour remettre leur santé entre les mains des armées de l’OTAN !

Et pourtant c’est exactement ce qui a été fait sans transparence et sans délibération.

En effet, 10 mois auparavant a eu lieu « Atlantic Storm », un exercice militaire de l’OTAN ayant comme sujet une « attaque bioterroriste ».

« Atlantic Storm est un exercice ministériel mené le 14 janvier 2005 par le Center for Biosecurity du University of Pittsburgh Medical Center, le Center for Transatlantic Relations de la Johns Hopkins University et le Transatlantic Biosecurity Network. L’exercice a utilisé un scénario fictif conçu pour imiter un sommet de dirigeants transatlantiques contraints de répondre à une attaque bioterroriste »[2]. Les mêmes pays qui composent le think thank Global Health Security Initiative participent à ces projets de manœuvres militaires sur populations civiles. Un pays de plus y fait une entrée remarquée, la Pologne, à peine arrivée dans l’OTAN et déjà serviteur zélé de l’institution américaine avec la participation à la guerre d’invasion contre l’Irak en 2003 et l’organisation des centres de tortures de la CIA sur son sol, les « prisons secrètes ». Aujourd’hui la classe politique polonaise au pouvoir depuis 1989 détruit son pays par une dictature covidienne brutale et corrompue : elle a été bien entraînée par ses maîtres américains depuis 2005 !

La seule réponse prévue à « l’attaque bioterroriste » est celle que nous connaissons aujourd’hui : le vaccin obligatoire et les « restrictions de circulation des personnes ». Ces décisions politiques sont motivées par l’idée que la population mondiale n’est pas immunisée contre la « variole » dont l’agent pathogène serait répandu par des terroristes dans les transports en commun de 6 villes (dont Varsovie). En réalité ces prémisses sont déjà erronées et ce scénario abusif étant donné le nombre de millions de personnes déjà vaccinées et donc immunisées contre la variole dans le monde.

Mais l’armée de l’OTAN ne s’embarrasse pas de considérations médicales, scientifiques et historiques. Son rôle est surtout de réprimer. En effet, la suppression des droits fondamentaux est mis sans vergogne à l’ordre du jour par l’OTAN et aucun politique occidental ne s’en offusque. De même, la question « quels messages devraient être transmis au public et aux médias » annonce la censure et la propagande massive véhiculée par ces medias que nous vivons depuis 1 an. D’ailleurs, le journaliste Nik Gowing représente la BBC au sein de cette assemblée militaire. La télévision publique doit-elle servir de relais au lavage de cerveau de la propagande militaire ? Il semble que dès 2005 la BBC ait pris la décision de servir de courroie de transmission «embedded » dans l’OTAN avec toutes les conséquences que nous vivons aujourd’hui[3].

De toute façon, le document d’introduction à « Atlantic Storm » stipule bien que l’exercice OTAN ne concerne pas que la variole, mais « toute épidémie de maladie infectieuse à grande échelle qu’elle soit causée par une attaque bioterroriste ou par une épidémie naturelle (…) D’autres menaces de biosécurité telles qu’une pandémie de grippe d’origine naturelle, pourraient avoir des conséquences encore plus dévastatrices. (…)

Néanmoins, les exigences fondamentales imposées à la communauté internationale seront les mêmes, que l’on soit confronté à une grippe pandémique, à l’apparition d’un nouvel agent pathogène tel que le SRAS, ou à une attaque bioterroriste avec l’un des nombreux bio-agents possibles.  »[4].

Personnellement rien que ces phrases, découvertes trop tard, me renforcent dans la conviction que le pangolin n’est absolument pas responsable de la « pandémie covid », pas plus que les chauves-souris ni la déforestation des forêts chinoises. La mise sur le même plan d’une pandémie naturelle et d’une attaque bioterroriste, d’une épidémie de grippe avec une attaque terroriste, par une institution aussi criminelle que l’OTAN devrait alerter tout citoyen sur la possibilité que l’OTAN ait pu déclencher une fuite d’agents pathogènes pour mieux nous faire rentrer dans une situation de guerre dont le scénario a été largement écrit à l’avance par l’OTAN!

Pour la France, Xavier Betrand a pris des décisions vitales pour la vie des millions de Français lors de la réunion de novembre 2005 alors que Bernard Kouchner a décidé de ce que l’OTAN fera de nous en janvier 2005. La droite et la « gauche socialiste » se donnent la main pour réduire les citoyens français à l’état de moutons obéissant aux militaires américains dès 2005. Sachant cela, la concorde « droite gauche » autour de la politique covidienne en 2021 ne devrait pas nous étonner. Plus embarrassant est le soutien des communistes et de Jean Luc Mélenchon à la dictature covidienne. Leur adhésion au projet « covid » a certainement été plus tardif, en 2005 ces forces de gauche coopèrent dans la puissante campagne citoyenne contre le Traité Constitutionnel Européen, la seule victoire contre le système obtenue de haute lutte le 29 mai 2005.

Il est intéressant de voir que la réunion « Atlantic Storm » travaille déjà sur des scénarios « pandémiques » précis : la réaction probable des citoyens aux fermetures des frontières et aux quarantaines imposées est minutieusement étudiée, de même que l’enrôlement des « corps intermédiaires » dans la lutte contre la « pandémie », comme les ports, les transporteurs, les syndicats, les entreprises, ainsi que naturellement les conséquences globales sur l’économie.

« Comment les dirigeants nationaux doivent-ils déterminer les risques et/ou les avantages de diverses mesures de contrôle de la maladie, telles que la fermeture des frontières ou la quarantaine ? Dans quelles conditions les conséquences économiques, politiques et sociales significatives de telles actions pourraient-elles être envisagées ? (…) Si des actions  sont prises pour restreindre la circulation des personnes, pendant combien de temps les restrictions devraient-elles être maintenues ? Comment seraient-elles coordonnées au niveau international, et comment la décision de les lever serait-elle prise ? Alors que les dirigeants internationaux s’efforcent d’enrayer la propagation de la maladie, comment les actions de plusieurs pays et des acteurs du secteur privé (par exemple, les ports, les compagnies aériennes, les syndicats, les secteurs financier et manufacturier) peuvent-elles être coordonnées ? »[5] – Ce fragment nous montre que rien n’est laissé au hasard par les décideurs qui prennent en main la « pandémie » et surtout qu’aucune délibération démocratique n’est prévue. La dictature sanitaire mondiale de l’OTAN va de soi. On ne demande pas au peuple comment il pense gérer sa santé publique. Le peuple doit obéir aux décisions prises supra nationalement.

Des militants de gauche, anciens amis, m’ont déjà maintes fois traitée de complotiste car ils voient dans la simultanéité des « réponses pandémiques » des dirigeants occidentaux depuis mars 2020 la preuve de leur honnêteté dans la gestion de la « crise ». Tout au plus ces personnalités de gauche admettent que le gouvernement français, allemand ou polonais « navigue à vue », « agit dans l’urgence » ou « se trompe ». Mais non ! Merkel, Macron, Kaczynski et les autres ne se trompent pas, n’errent pas à la recherche de solutions, ils appliquent la feuille de route décidée depuis 15 ans par l’OTAN, c’est TOUT ! Certains de ces politiques étaient encore débutants lorsque ces décisions ont été prises par leurs aînés. On voit bien, à la lecture des documents de « Atlantic Storm », que rien n’est laissé au hasard dans la « gestion de pandémie bio-terroriste ». Le calendrier est déjà très clair en 2005 et surtout le PEUPLE EN EST EXCLUS, réduit à un rôle de masse passive et obéissante.

Ajoutons que la direction de l’exercice militaire est confiée à Madeleine Albright, collaboratrice de Clinton particulièrement responsable de déclenchement de plusieurs invasions guerrières et à Nigel Broomfield, diplomate britannique au long passé politique anti-soviétique : la gauche européenne, au lieu de répéter la propagande de la classe oligarchique sur la « pandémie mortelle » serait bien inspirée de regarder QUI a pris il y a 15 ans les décisions qui détruisent nos vies aujourd’hui. Constater la responsabilité de l’OTAN permettrait sûrement aux citoyens et aux militants sincères de sortir de la peur et de la soumission et de se donner la force et les moyens de reprendre le contrôle politique sur nos pays et sur nos vies intimes, sociales et économiques !


[1]

[2] www.upmc-biosecurity.org/website/events/2005_atlanticstorm/about/index.html

« Atlantic Storm was a ministerial table-top exercise convened on January 14, 2005 by the Center for Biosecurity of the University of Pittsburgh Medical Center, the Center for Transatlantic Relations of the Johns Hopkins University, and the Transatlantic Biosecurity Network. The exercise used a fictitious scenario designed to mimic a summit of transatlantic leaders forced to respond to a bioterrorist attack »

[3] www.upmc-biosecurity.org/website/events/2005_atlanticstorm/about/index.html

« Should leaders restrict the movement of people within their nations and across national borders? What would be the economic consequences?
What messages should be conveyed to the public and the media ? »

[4] « Rather, the exercise was designed to highlight the numerous complicated global challenges that would arise in the event of any large-scale epidemic of infectious disease, whether caused by a bioterrorist attack or a naturally occurring outbreak. (…) Other biosecurity threats, such as a naturally occurring infl uenza pandemic, could have even more devastating consequences . (…) Nevertheless, the fundamental demands on the international community will be the same, whether  faced with pandemic fl u, an outbreak of a newly emerged pathogen such as SARS, or a bioterrorist attack with one of many possible bioagents. », Atlantic Storm, Guide for vierwers and facilitators,

http://www.upmc-biosecurity.org/website/events/2005_atlanticstorm/materials/index.html

[5] « How should national leaders determine the risks and/or benefi ts of various disease control measures

such as border closure or quarantine? Under what conditions would the signifi cant economic, political, and social consequences of such actions might be outweighed by the potential benefi ts? If actions are taken to restrict the movement of people, for how long would restrictions have to be maintained, how would they be coordinated internationally, and how would the decision be made to lift them?

As international leaders work to halt the spread of disease, how would the actions of multiple countries and private sector actors (e.g., ports, airlines, trade unions, financial and manufacturing sectors) be coordinated? »

http://www.upmc-biosecurity.org/website/events/2005_atlanticstorm/about/index.html

Les politiques de confinement et de contrôles décidées depuis 2006

En 2006 le « Forum interministériel de sécurité sanitaire mondiale » comme le GHSI se définit lui-même a 7 ans alors que les citoyens, même les plus actifs politiquement n’en savent toujours rien. Sa réunion a lieu le 7 décembre 2006 à Tokyo et a toujours comme seule obsession la grippe, comme si d’autres maladies infectieuses n’existaient pas. Il est à noter aussi que la notion de « bioterrorisme » disparait, mais «  la préparation aux pandémies reste une priorité essentielle de la GHSI ». L’amalgame « risque de guerre, risque pandémique » est achevé, tout comme la confusion « remède égal vaccin ».

Ainsi pour la première fois l’Allemagne est chargée de préparer les plans mondiaux de production de vaccins contre la grippe (à comparer avec le rôle moteur des élites allemandes dans l’imposition de la dictature covidienne aujourd’hui en Europe). Les Etats unis et le Canada doivent constituer des stocks « des vaccins contre la grippe humaine H5N1 dans la période pré-pandémique », comme si le vaccin était l’unique et seule prévention contre les fièvres grippales de différentes origines ! L’OMS est intronisée coordinateur mondial de la « communication » (c’est-à-dire la propagande) mais le détail des décisions n’est pas rendu public. Dans la déclaration finale les risques nucléaire, les engins explosifs, le botulisme, la variole, la maladie de Marburg, de Lassa, l’Ebola sont citées d’un trait et à peine différenciées en différents séminaires spécialisés.

L’impression finale est que les maladies, l’accident nucléaire et la grippe mondiale, prévue et annoncée pour le 21ème siècle doivent recevoir les mêmes solutions : la coordination des politiques publiques de santé des Etats et aussi un certain nombre de mesure de « containement », de « confinement » : ainsi l’Italie est remerciée pour son projet « d’accueillir en 2007 un atelier sur les techniques d’isolement des patients hautement infectieux »[1].

On peine à trouver une quelconque trace de concertation avec le corps médical de chaque pays, avec les parlementaires, sans parler des citoyens décidément traitées comme les sujets d’un roi, d’un « Führer » mondial ou comme des enfants immatures. Quand les entités militaires américaines mènent la guerre,  même les citoyens occidentaux cessent d’exister comme sujets politiques !

La 8ème conférence du GHSI a lieu à Washington-ville le 7 novembre 2007 et tout comme les précédentes elle est centrée exclusivement sur la « pandemic influenza », la pandémie de grippe. La réponse à la « pandémie de grippe » est contenue dans les « International Health Regulations, » les « Mesures Internationales de Santé », dont le contenu n’est toujours pas rendu public (pourquoi ? Serait-il insupportable pour les populations ?)

Un Réseau mondial de surveillance de la grippe est créé dans l’OMS, mais c’est surtout « l’établissement d’un réseau de spécialistes de la communication des risques afin d’élaborer et d’intégrer des stratégies de communication des risques efficaces pour les priorités essentielles de la GHSI »[2] qui frappe le lecteur du succinct communiqué final. La communication, c’est-à-dire la façon de PARLER de la grippe aux populations et non pas d’AGIR. Les détails de l’organisation de la propagande restent dans l’ombre : dans une démocratie il n’est pas tolérable qu’un gouvernement prenne des décisions de santé publiques affectant des millions de citoyens à un niveau supranational sans consulter les intéressés. C’est pourtant ce que nous avons laissé faire depuis 2003 et nous en payons le prix aujourd’hui.

En 2007 pour la France Roselyne Bachelot signe la déclaration finale du Global Health Security Initiative pour la première fois. Elle est donc habituée à prendre des décisions sans consulter les Français et nous comprenons mieux l’acharnement de Madame Bachelot à nous vendre le vaccin « contre la grippe H1NA » en 2009 : elle obéissait à ses donneurs d’ordre mondiaux.

En 2008 c’est l’Union Européenne qui prend la main et la réunion du GHSI a lieu le 5 décembre à Bruxelles alors même que le traité de Lisbonne stipule que la santé devrait rester une prérogative nationale des Etats membres. Qu’importe les traités, un fonctionnaire européen est présent à chaque conférence du GHSI depuis 2001. Ici aussi la « grippe pandémique » est mise sur le même plan que « la menace du terrorisme international chimique, biologique et radionucléaire».

Le Global Health Security Initiative sous l’égide de l’Union Européenne n’hésite plus en 2008 à parler de « gestion des frontières aux fins de sécurité sanitaire » afin de « retarder la propagation de la pandémie ». Si la « fermeture générale des frontières » a mauvaise presse en 2008 lors de la mondialisation heureuse triomphante, « le contrôle des voyageurs » et les «pratiques de dépistages » sont annoncés sans complexes. Nous avons là l’annonce de notre test PCR actuel aux frontières et peut-être aussi du « passeport sanitaire ». Dans l’UE il n’y a que les naïfs qui pensent qu’une décision autoritaire a été prise ad hoc dans l’urgence. En réalité la bureaucratie aux 12 étoiles jaunes sur fond marial a toujours cuisiné pendant des années à l’avance le plat que le citoyen européen soumis sera sommé de manger. La déclaration finale de la 8ème conférence du GHSI à Bruxelles nous le prouve[3] :

« La GHSI continuera de déployer des efforts concertés pour partager les meilleures pratiques en matière de gestion des frontières aux fins de la sécurité sanitaire, évaluer l’efficacité des approches et des technologies choisies, ainsi que pour aligner les stratégies, le cas échéant.

Par exemple, en cas d’émergence d’une pandémie de grippe humaine, nous partageons l’objectif de santé publique de retarder la propagation de la pandémie. En nous appuyant sur les résultats de la collaboration scientifique entre nos pays et sur les initiatives régionales et sectorielles, nous reconnaissons que même des mesures très restrictives, telles que la fermeture générale des frontières, auraient peu de chances d’empêcher la propagation du virus. De telles fermetures n’auraient pas d’avantages significatifs pour la santé publique et pourraient aggraver les conséquences économiques et sociales d’une pandémie de grippe. Nous étudions activement une série de mesures de contrôle des voyageurs, qui pourraient contribuer à la lutte contre la maladie sans interférer inutilement avec les voyages et le commerce, tout en jouant un rôle dans la réalisation de nos objectifs de santé publique. En outre, nous reconnaissons que les pratiques de dépistage varieront d’un pays à l’autre et dépendront de la culture, des autorités juridiques et des ressources nécessaires ».


[1] « We also welcomed Italy’s plans to host a workshop on highly infectious patient isolation techniques in 2007 »

[2] http://ghsi.ca/ministerial-statements/washington-november-2007/

« The establishment of a network of GHSI member risk communications specialists to develop and integrate effective risk communications strategies for critical GHSI priorities »

[3]

2009- 2011- le virus H1N1, une répétition générale pour un gouvernement sanitaire mondial

Fort opportunément surgit en 2009 le virus H1N1, une opportunité parfaite pour conforter l’Union Européenne et le GHSI dans leur nouveau rôle de gouvernement sanitaire mondial.

Une réunion ministérielle « special pandemic » a lieu le 11 septembre 2009 à Bruxelles. Le communiqué final dramatise volontairement les événements. Alors qu’il n’y a aucune mortalité massive en Europe, le spectre de la « terrible pandémie » est agité, on se croirait en 2020 ! Il est question de « propagation mondiale de virus », de « changement génétique potentiel du virus », de « stratégie de communication de crise » et de « stratégie vaccinale ». Le cœur du débat est la « perception par le public » des vaccins afin de mettre en place « la meilleur stratégie vaccinale dans les groupes cibles »[1]. Dans la communication le mot « virus » commence à prendre toute sa place à côté de « vaccin ».

En 2009 cependant les ministres du GHSI n’osent pas encore remettre entièrement la santé et la survie des citoyens au Big Pharma oligarchique : la déclaration finale assure que les essais cliniques seront financés par les fonds publics. Il n’est pas encore question de vaccination de masse SANS ESSAIS. Il n’est pas encore question de maintenir les populations captives des politiques de confinements et de fermetures : la fermeture des frontières est considérée comme néfaste d’un point de vue social et économique. Si le citoyen n’a toujours pas droit à la parole et à la décision, la société et l’économie existent encore dans la conscience des décideurs.

Nous allons voir comment progressivement les « verrouillages » s’imposent comme la seule politique à suivre.

En cherchant les comptes rendus de cette réunion interministérielle majeure, j’ai retrouvé une déclaration de la Commission Européenne au Parlement Européen datée du 15 septembre 2009 et concernant la fameuse « pandémie H1 N1 ». Le ton en est volontiers dramatique, et la pression à la vaccination de masse obsessionnelle et mystique. Mais on apprend aussi que la fermeture des écoles n’aura pas lieu et que l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale a refusé les fermetures de frontières et préconise simplement le monitoring des zones à risque. Que s’est-il passé en 10 ans pour que toutes ces digues aient pu sauter en 2020[2] ?

La réunion du 9 décembre 2009 du GHSI à Londres a certainement donné lieu à des débats approfondis : nous n’en avons hélas pas les détails sur le site, mais les documents disponibles de l’UE et de l’OMS se font l’écho des discussions et controverses autour de la stratégie mondiale.

Les Occidentaux dans le réseau GHSI accélèrent le totalitarisme vaccinal : dans la courte déclaration finale, la phrase «Les vaccins contre la grippe pandémique H1N1 demeurent la meilleure protection contre l’impact du virus sur la santé » est centrale. Les ministres de la santé des pays réunis ce jour à Londres affirment travailler main dans la main avec l’OMS mais un rapport de cette institution datant de 2011 montre qu’à ce stade l’OMS ne force pas la fermeture des frontières, ni la mise en quarantaine ni le port du masque obligatoire.

Les initiatives de type « passeport sanitaire » sont malvenues auprès de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile. En outre, le Groupe d’Etudes sur la Grippe de l’OMS inclut alors la Chine, la Russie et les pays d’Afrique et malgré l’alerte générale que soulève l’apparition des SARS successifs en Chine, l’OMS n’abandonne pas complètement l’idée que les droits de l’homme doivent être respectés malgré la « pandémie de grippe »[3]

Il serait très intéressant de comprendre qui et à quel moment a éliminé de la stratégie mondiale censée sauver des êtres humains la notion de respect des Droits Humains et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme pour aboutir à la situation dramatique de dictature sanitaire actuelle.

Lors de la réunion suivante, le 2-3 décembre 2010 à Mexico, la déclaration finale du GHS reste silencieuse sur l’énorme scandale que fut la gestion de la « pandémie de grippe H1N1 » alors même que l’OMS est obligée de se justifier d’avoir surévalué le risque et fait dépenser aux Etats des sommes gigantesques pour des vaccins inutiles pour les citoyens mais profitables à Sanofi, Roche et Glaxosmithkline.

Les Etats occidentaux, eux, ne se sentent pas pris en faute : au contraire, ils affirment vouloir continuer dans la même veine ! « Dans l’ensemble, ces leçons soulignent que notre travail de partage des hypothèses de planification et des stratégies de préparation a amélioré nos réponses respectives et collectives. Nous affirmons notre engagement à appliquer ces leçons pour faire face aux menaces futures »[4] – affirme fièrement la déclaration officielle du GHSI de 2010. Au contraire, « Les efforts futurs mettront l’accent sur les approches diagnostiques pour les agents pathogènes inconnus, les technologies nouvelles et émergentes, le renforcement des capacités au niveau mondial et la coopération renforcée entre les laboratoires des secteurs chimique et radionucléaire ». Cette novlangue floue est lourde de menace, elle annonce l’utilisation des NTIC dans le domaine épidémiologique (le QR code ? le passeport sanitaire ?), et mixte comme toujours les dangers chimiques et nucléaires avec la grippe comme si décidément la menace était la même.

L’obsession de la « communication » revient : depuis la participation des médias aux exercices de Dark Winter on peut se douter que 10 ans plus tard la « collaboration » a été renforcée avec les grands groupes médiatiques, de façon secrète cependant, car rien ne transparait dans le bref communiqué final. Par contre l’OMS elle-même annonce qu’elle utilisera désormais, dès 2011, les réseaux sociaux pour faire passer son message – avec succès puisque aujourd’hui Facebook et Youtube font la propagande « pandémique » et se donnent même le droit de supprimer nos publications citoyennes critiques[5].

Le représentant de la France au GHSI est dans ces années cruciales Didier Houssin, professeur de chirurgie et proche de Xavier Bertrand. Aujourd’hui il est président Comité d’urgences Covid 19 de l’OMS, une instance que les puissances occidentales du GHSI ont crée pour mettre en place les fameuses « Règles Internationales Sanitaires » qu’elles veulent « mondialiser » au sein de l’OMS. Cet ancien responsable de la Direction Générale de la Santé omet bien entendu dans ses communications publiques actuelles de signaler son travail de préparation des « pandémies » dans le GHSI, ce réseau interministériel mondial ou le sort des citoyens français est décidé sans aucune concertation démocratique[6].

La réunion de l’année 2011 se tient le 11 décembre à Paris. Le communiqué final a l’air plus modeste que les précédents. Les Etats signataires ont l’air de se recentrer sur « les actes de terrorisme radionucléaire, chimique et biologique » et définissent le concept de « sécurité sanitaire » ( health security). C’est encore le Royaume Uni qui est le prescripteur de l’action avec ses institutions scientifiques et politiques chargées de « modéliser la coopération internationale » c’est-à-dire décider des politiques à faire par les autres Etats ! Ces mêmes institutions dépendantes de la Couronne royale britannique vont créer une « échelle d’incidents » à partir de laquelle les Etats décideront de telle ou telle politique vis-à-vis de leurs citoyens[7].

L’Imperial College of London Medical School (Faculté de Médecine du Collège Impérial) n’est pas cité mais il est presque sûr que c’est cette institution qui a eu le pouvoir d’établir ces modélisations par le Centre d’Analyses des Maladies Infectieuses crée en 2008 à cette fin en son sein (Center for Global Infectious Diseases Analyses)[8].

Imperial College of London Medical School, Paddington, Londres. L’épicentre du pouvoir Covid?

 La « grippe » n’apparait plus dans le document final de la réunion 2011 du GHSI, le scandale du H1N1 et le mea culpa de l’OMS en sont certainement la raison. La variole reprend sa place centrale, mais on peut se demander si la « pandémie de grippe » n’est pas incluse le concept si commodément flou de « risques nucléaires, biologique et chimique ». Après tout cela fait 10 ans que ce think thank de ministres de la santé de l’Occident a pris l’habitude de traiter une épidémie de grippe comme une guerre terroriste… La mentionner en 2011 n’est peut-être plus nécessaire, tous les gouvernements occidentaux ayant désormais intégré la marche à suivre en cas de « pandémie ».

Si la Grande Bretagne reste un grand décideur, la France n’est pas en reste avec son Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS à Lyon (IARC) cité déjà dans la déclaration finale de 2005 du GHSI. L’Imperial College of London travaille avec l’IARC car Mario Eboli un cancérologue italien, dirige l’institution française jusqu’en 2005 avant de devenir jusqu’en 2017 directeur de la « Medical School » de l’Imperial College of London. L’IARC a été créé par de Gaulle en tant qu’agence intergouvernementale afin d’influencer l’OMS et son objectif est en théorie la recherche sur le cancer, mais son site internet et les CV de ses dirigeants montrent plutôt un grand intérêt pour la recherche sur les vaccins contre le cancer et aujourd’hui contre le covid et les autres grippes[9].

Politiquement il est probable que l’IARC, étant donné sa collaboration avec OMS et avec l’Imperial College of London, influence la politique française de santé publique plutôt que l’inverse. Ce fut d’ailleurs de notoriété publique avec le célèbre Neil Fergusson, mathématicien et vice-decan de l’Imperial College of London Medical School qui dicta ouvertement à Emmanuel Macron la politique de confinement sur la base de ses modélisations mathématiques outrancières. Neil Fergusson a beau avoir été moqué et déconsidéré, il a gardé son poste décisionnaire de directeur du Centre Global d’Analyse des Maladies Infectieuses et influence toujours avec ses courbes dramatiques le fameux « Conseil Scientifique » qui dirige aujourd’hui la France[10].

La continuité du travail depuis 2002 est soulignée dans le texte du GHSI de 2011 et il n’est pas indifférent que Benard Kouchner signe le texte côté français : il fait décidément partie des VRAIS décideurs mondiaux.


[1] « We ask GHSI’s Pandemic Influenza Working Group to regularly update members on information relevant to public perception and on development, especially with regard to vaccine authorization and target groups. In order to support future decision-making and timely authorization of vaccines, we acknowledge the importance of ongoing sharing of information and best practices relevant to vaccine strategies and are committed to sharing the results of publicly-funded clinical trials. At this time, member countries all intend to start vaccination programmes after market authorization. We further agree to collaborate on the post-market surveillance of H1N1 vaccines and to monitor their safety ».

[2] https://ec.europa.eu/health/ph_threats/com/Influenza/docs/com481_2009_en.pdf

[3] « Implementation of the IHR 2005 with “full respect for the dignity, human rights and fundamental freedoms of persons” is one of the underlying principles set out in Article 3. This principle is exemplified in language throughout the IHR. For example, Article 23 prescribes that informed consent is needed (except in instances of imminent public-health risk to others) for medical examinations, vaccination, prophylaxis or other health measures. Article 43 further stipulates that health measures undertaken in accordance with the IHR “shall be applied in a transparent and non-discriminatory manner. Article 45 details how personal data are to be treated and protected so as to maintain confidentiality », page 163.

On notera néanmoins que pour l’OMS les droits de l’homme ne s’appliquent plus « au moment du risque d’infection pour les autres ». La notion flou de « porteur asymptomatique » fera sauter la dernière frontière car qui définit ce qu’est « le risque pour les autres » ?

Page 6 également

https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA64/A64_10-en.pdf

[4] « Overall, these lessons highlight that our work in sharing planning assumptions and preparedness strategies improved our respective and collective responses. We affirm our commitment to apply these lessons to address future threats. (…) Future efforts will emphasize diagnostic approaches for unknown pathogens, new and emerging technologies, global capacity-building and strengthened cooperation among laboratories in both the chemical and radio-nuclear sectors »

https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA64/A64_10-en.pdf

[5] https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA64/A64_10-en.pdf

Page 161, point 8

[6] https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/sante-publique/pr-didier-houssin-avec-la-pandemie-de-covid-19-quen-sera-t-il-de-laide-des-pays-developpes-vers-les

https://lcp.fr/actualites/coronavirus-didier-houssin-juge-particulierement-grave-la-defaillance-sur-les-masques

[7] https://www.imperial.nhs.uk/about-us/events/predicting-and-preventing-infectious-diseases

[8] https://www.imperial.ac.uk/mrc-global-infectious-disease-analysis/

[9] https://www.iarc.who.int/fr/cards_page/a-propos-du-circ/

[10] https://www.imperial.ac.uk/people/neil.ferguson

https://www.imperial.ac.uk/mrc-global-infectious-disease-analysis/

Voir sur l’influence de Fergusson sur le gouvernement français aujourd’hui :

https://reinfocovid.fr/science/dernier-rempart/

2011- 2012, la révolte des peuples freine-t-elle l’apparition de la « pandémie » ?

Si le communiqué du GHSI de 2011 est discret, c’est peut-être justement parce que les opinions publiques changent. 2011 est l’année de la monstrueuse crise bancaire systémique, des plans d’ajustement structurels du FMI et de l’UE appelés « mémorandums », des licenciements de masse et surtout d’intenses révoltes populaires. L’année 2011 est celle de l’Homme Révolté. Le cycle révolutionnaire éclate en Tunisie et en Egypte, gagne tout le Magreb et le Machrek, les pays du golfe Persique, puis l’Afrique en 2013 et 2014 (Mali, Burkina Faso, Sénégal). En mai 2011 la révolution franchit la Méditerranée et alors éclatent les révoltes populaires des Indignés en Espagne, le Mouvement des places publiques en Grèce, les premières révoltes anti-capitalistes dans les Balkans (Serbie et Croatie en 2011, Roumanie en décembre 2012, Bulgarie en 2013, Bosnie et Turquie en 2014). L’automne 2011 sera celle de l’Occident : mouvements Coalition of Resistance et Occupy à Londres et aux Etats Unis, agitation politique en France contre Nicolas Sarkozy.

En France les mouvements anti-capitalistes sont quasi permanents depuis 2005 mais 2011 apporte un nouvel espoir avec le cycle révolutionnaire arabe. C’est aussi l’année ou l’exigence de transparence citoyenne est la plus forte : c’est en 2010 et en 2011 que le site internet www.wikileaks.org publie la plus grande partie des documents diplomatiques américains dans le cadre du « projet 04 Liberté d’information » piloté par la fondation allemande Wau Holland dont Julian Assange est alors le chef de projet salarié[1].

Devant cette exigence passionnée de démocratie et de transparence, il est plus délicat pour les gouvernements de cacher à leurs citoyens les décisions prises sans les consulter. L’OMS écrit son rapport justificatif sur sa gestion de la fausse pandémie du H1N1 pour la 64ème Assemblée de l’organisation, le 5 mai 2011. Nous avons vu, page 119 du rapport, que l’institution répond aux accusations de servir les intérêts des oligopoles pharmaceutiques et admet l’existence de « conflits d’intérêts » en son sein. « L’Organisation a depuis reconnu qu’elle devait faire preuve d’une plus grande transparence pour conserver la confiance du public »[2] – Un programme qui ne peut être réalisé que sous la surveillance d’une opinion publique en « dictature du prolétariat » permanente, c’est-à-dire en révolte continue et en exigence démocratique populaire (selon la définition d’Althusser). On mesure vite la différence entre 2011 et la situation actuelle ou les mouvements populaires écrasés où domestiqués se plient sans murmure aux diktats de l’Organisation et des Etats.

Un an plus tard cet aréopage de décideurs non élus franchit un cap supplémentaire dans la constitution d’un pouvoir mondial permanent : la déclaration finale de la réunion du GHSI du 7 décembre 2012 à Berlin impose définitivement le concept de « sécurité sanitaire globale » (Global health security) pour laquelle les pays « sont déterminés à lutter ». Cette construction est floue et dangereuse pour bien des raisons. D’une part, en amalgamant la «santé » à la « sécurité », le risque est grand de confier le domaine de la santé aux mains des militaires et éradiquer ainsi le concept fondateur des démocraties qui est «  le droit à la santé » et «la démocratie sanitaire ». Les militants des droits de l’homme savent bien que dès qu’un Etat brandit sa « sécurité » comme prioritaire, les droits humains en font les frais assez vite généralement. De plus, comment ces quelques Etats occidentaux, en plus du Mexique et du Japon, peuvent-ils s’arroger le droit de parler au nom « global » du monde entier, de tous les peuples, et ce en dehors de l’Assemblée Générale des Nations Unies? Et si des peuples africains ou asiatiques ont une autre conception de la santé et de la sécurité, devront-ils se plier au diktat de cette institution qui ne représente que les intérêts de quelques gouvernements ?

La deuxième nouveauté qui frappe en 2012 est la présence à la réunion du Global Health Security Initiative d’un délégué de la Banque Mondiale, le Dr Enis Baris, qui prononce un discours en « faveur d’une collaboration renforcée mondiale pour la sécurité sanitaire ».

La Banque Mondiale est chargée ainsi d’identifier rapidement des « dangers sur la sécurité sanitaire » et d’en chiffrer les coûts forcément très élevés. Or, on sait que pour la plupart des pays du monde, et plus encore en ces années 2010-2012 de grande crise systémique, la Banque Mondiale est déconsidérée car vue comme un outil de domination des multinationales et des gouvernements occidentaux pour spolier les pays pauvres. Si on interroge les citoyens des pays africains, asiatiques, ou est -européens, il est évident que pour eux la légitimité politique de la Banque Mondiale pour évaluer les systèmes de santé des pays du monde et de gloser sur les « menaces sanitaires » est proche de zéro, quand bien même monsieur Baris est un éminent épidémiologue turc spécialiste du VIH, de la tuberculose et des maladies respiratoires (on le voit, le risque sanitaire est toujours axé sur les maladies respiratoires au détriment de toutes les autres maladies)[3].

Mentionner les coûts économiques de la gestion politique dans la déclaration finale permet donc aux décideurs d’amalgamer encore une fois des événements très différents comme procédant du même « risque » : « Cet impact a été mis en évidence en 2011 par l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima de TEPCO au Japon et par l’importante épidémie d’Escherichia coli en Allemagne »[4]. Le terrible accident nucléaire dû à la négligence coupable d’une entreprise privée rapace est mis sur le même plan que quelques centaines ( !) de cas de « escherichia coli » provenant d’une culture industrielle de plantes alimentaires en Allemagne et ayant causé 37 décès parmi des personnes très âgées.

A toute fins utiles rappelons que les bactéries d’escherichia coli, qui font partie de la flore bactérienne humaine, ne sont agressives et dangereuses pour l’humain qu’en cas déséquilibre majeur de leur milieu naturel. En juin 2012 « l’épidémie » de escherichia coli en Allemagne est déjà le résultat d’une panique journalistique mettant en scène de mystérieuses bactéries tueuses « hautement infectieuses » découvertes par de scientifiques chinois travaillant pour une entreprise privée, dont l’Institut Robert Koch diffuse les découvertes![5] Le « mystère chinois » qui sera le fondement de la panique médiatique orchestrée savamment en 2020 est déjà testé sur le public 8 ans auparavant et ce sont quasiment les mêmes acteurs déjà sur scène.

Le résultat le plus grave est une épidémie d’accusations politiques : en été 2012 les gouvernements européens prononcent des embargos de fruits et de légumes les uns contre les autres et mettent à mal la sacro-sainte liberté de commerce dans l’Union Européenne. En particulier quelques exploitations de concombres andalous sont incriminées et la fermeture des marchés fait perdre des sommes considérables à ces entreprises espagnoles de production agricole intensive. Nous remarquons néanmoins qu’en 2012 ce sont les produits accusés de contamination qui sont retirés de l’exportation, en 2020 c’est l’Homme qui sera considéré comme une marchandise défectueuse et « hautement infectieuse» et sera interdit de circulation, dans la novlangue de la secte covidienne d’aujourd’hui, il sera « confiné ». En 2012 seuls les concombres étaient soumis à ce régime sanitaire, mais le Global Health Security Initiative s’est saisit de cette prétendue épidémie pour accroitre son importance et son pouvoir.


[1] http://monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh/?p=164

[2] Page 119, »The Organization has since recognized that it requires greater transparency to maintain the trust of the public »

https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA64/A64_10-en.pdf

[3] https://blogs.worldbank.org/fr/team/enis-baris

[4] « This impact was made evident in 2011 through both the accident at TEPCO’s Fukushima nuclear power station in Japan and the significant outbreak of Escherichia coli in Germany »,

[5] https://www.lesechos.fr/2011/06/ecoli-retour-sur-les-evenements-409756

Le « Double usage » ou  l’intervention des militaires et des services secrets dans la santé des peuples

La suite de la déclaration finale de 2012 du GHSI est encore plus importante pour notre avenir : elle mentionne la « dual use research » ou « recherche à double usage » comme ayant un « impact potentiel sur la santé publique au niveau mondial » et donc de ce fait comme particulièrement sensible.

Pour comprendre ce qu’est la « recherche à double usage dans les sciences du vivant » nous nous penchons sur un document de l’OMS et nous découvrons que la recherche « à double usage » consiste à modifier les agents pathogène de façon artificielle et les rendre plus dangereux, dans le but de les combattre bien sûr, mais hélas en prenant les risques réels d’accident comme celui de voir un virus s’échapper d’un laboratoire et de se répandre en pandémie sur terre. [1]

Double usage veut dire « positif et négatif », bénéfique pour la santé comme dangereux pour la « sécurité sanitaire ». On découvre donc que les laboratoires accusés d’avoir conçu puis relâché le covid19 dans la nature comme les célèbres Fort Detrick aux USA ou P4 à Wuhan ne sont pas une chimère complotiste mais une réalité politique dont la dangerosité est discutée publiquement dès 2012 par les ministres de la santé occidentaux ! Comme il est dommage et scandaleux que les mêmes ministres n’aient pas avertis les citoyens des discussions importantes se déroulant ce 7 décembre 2012 à Berlin ! Nous aurions dû exiger les comptes rendus de ce Global Health Security Initiative bien trop opaque ! Il n’est d’ailleurs jamais trop tard pour connaitre la vérité ! Exigeons les détails officiels de ces négociations menées dans notre dos depuis plus de 20 ans !

Une autre innovation lourde de conséquences pour les citoyens occidentaux est la participation pour la première fois à cette aréopage « d’experts de la sécurité et du renseignement ».

« Pour la première fois dans un cadre international et intersectoriel, des experts de la GHSI issus du secteur de la santé publique, en collaboration avec les secteurs de la sécurité et du renseignement, ont mis au point une approche systématique et fondée sur des données probantes pour l’évaluation des menaces et des risques liés aux agents biologiques. Cette méthodologie est unique par sa capacité à évaluer non seulement la menace d’une dissémination délibérée d’un agent biologique, mais aussi à fournir une base pour le renforcement, en fonction des risques, de la préparation et de la réponse de la santé publique à de tels agents. Nous apprécions et saluons le soutien apporté par les communautés de la sécurité et du renseignement de nos pays et nous encourageons tous les secteurs à poursuivre leurs efforts pour améliorer la méthodologie d’identification et de hiérarchisation des agents biologiques qui présentent un risque pour nos populations. Les résultats de cette analyse nous aideront à renforcer notre préparation et notre réponse aux disséminations délibérées d’agents biologiques »[2].

L’intervention des services secrets dans les questions intimes de santé des citoyens est inquiétante car ces institutions répondent rarement devant les parlements de leurs activités et ne se préoccupent guère du respects des libertés et des droits des citoyens. Pourtant les ministres de la santé de France, d’Allemagne, d’Italie, le commissaire de l’UE sont fiers en 2012 de leur confier la tâche d’élaborer une politique publique de « réponse » à une « infection biologique » ! Maintenant nous comprenons comment le Bundesnachrichtendienst s’est senti légitime de lancer en mars 2020 le «scénario pandémie» en Allemagne en se livrant à la culpabilisation massive des citoyens à coup de spots de propagande au discours « tu vas tuer ta grand-mère si tu sors et tu ne portes pas le masque » et de « confinements perpétuels ». Les documents du BND fuités en juillet 2020 ont provoqué la colère des citoyens allemands qui se sont sentis manipulés et trahis par les services secrets de leur pays et ont réagi par des manifestations de protestations de grande ampleur. Le BND avait simplement répondu à la « commande » du Global Health Security Initiative, devenu un véritable gouvernement sanitaire européen[3].

Finalement, les Etats présents se félicitent d’une coopération renforcée mettant au point « un Règlement International de Santé » (International Health Regulation), notamment suite à la « pandémie de grippe H1N1 de 2009 ».  La coopération prend la forme d’un « système d’alerte précoce » et d’une « gestion des risques communes ». Mais surtout, le « vaccinage » obsessionnel revient sur le devant de la scène, alors même que le « vaccin » contre le H1N1 avait été largement dénoncé par les peuples et par les experts comme une vaste arnaque.

« À cette fin, nous avons travaillé avec l’OMS pour tirer les leçons du déploiement international du vaccin contre la pandémie de grippe H1N1 de 2009 et nous continuons de nous attaquer aux obstacles juridiques, réglementaires et logistiques liés au partage des contre-mesures médicales à l’échelle internationale pendant une urgence de santé publique »[4]. Nous voyons bien que depuis 2012 les contours de la soigneuse planification de la « gestion pandémique » que nous subissons aujourd’hui sont assez bien dessinés. Déjà en 2012 les gouvernements occidentaux méprisent l’opposition des peuples à la « gestion pandémique de 2009 » et à la vaccination forcée.

Surtout, lorsqu’un texte occidental parle de « lever les obstacles » de souveraineté nationale face à des décisions mondiales prises illégalement par une poignée de décideurs, on ne peut que craindre le pire pour les peuples et pour la démocratie. Par ailleurs, si les « contre-mesures médicales » restent floues dans le texte, c’est peut-être pour ne pas alerter les opinions publiques : il ne s’agit pas de remèdes à une maladie, mais bel et bien de mesures coercitives absolument non médicales comme les confinements et les couvre-feux! La déclaration répète jusqu’à plus soif la notion de « risque de pandémie de grippe » et associe finalement celle-ci aux banales grippes saisonnières habituelles en hiver dans l’hémisphère occidentale. Lire ces phrases en 2021 donne effectivement l’impression que ce que nous vivons est un scénario planifié et finalement réalisé 10 ans plus tard :

« Le groupe de travail sur la grippe pandémique continue d’entreprendre des comparaisons des plans nationaux de lutte contre la pandémie de nos pays, axés sur la grippe saisonnière, en tant que banc d’essai annuel destiné à éclairer notre préparation aux pandémies »[5]. Concrètement des relations de travail sont prévues entre les laboratoires « biologiques de haute sécurité » (donc les fameux « dual research laboratories » prétendument civils travaillant aussi pour des applications militaires) afin de « s’attaquer aux agents pathogènes inconnus ».

Huit ans plus tard tout était prêt pour « accueillir » la « pandémie de grippe covid19 »[6].

Autre fait marquant, l’utilisation des « médias sociaux pour la communication de crise » apparait sur la scène publique. Les gouvernements coopèrent donc avec les GAFAM pour une efficacité optimale de leur lavage de cerveau sanitaire préparé depuis 10 ans. Nous ne devons pas nous étonner de la censure que Mark Zuckerberg exerce sur nos critiques du système publié sur Facebook [7]! Il lui est demandé depuis 2012 de s’associer à la propagande de guerre et contre-guerre biochimique des Etats occidentaux!

A Berlin en 2012 les Etats décident de confier l’organisation de la 14ème réunion du GHSI de préparation pandémique au ministère de la santé de l’Italie sous la houlette du ministre Renato Balduzzi. Celui-ci n’est pas médecin mais juriste de droit public issu des milieux catholiques et un pilier du système ultralibéral de Monti.


[1] https://www.who.int/westernpacific/news/q-a-detail/what-is-dual-use-research-of-concern

[2]

[3] https://www.focus.de/gesundheit/lockdown-und-kollateralschaeden-zahlreiche-seiten-geschwaerzt-wie-kam-es-zur-lockdown-strategie-der-bundesregierung_id_12965163.html

https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/02/15/en-allemagne-aussi-letat-orchestre-la-terreur-du-virus-pour-regner/

https://www.fuellmich.com

[4] « To this end, we have worked with the WHO to build on the lessons learned from the international deployment of the 2009 H1N1 pandemic vaccine and continue to address the legal, regulatory and logistical barriers related to the sharing of medical countermeasures internationally during a public health emergency. We have made significant progress in developing mechanisms to rapidly deploy medical countermeasures to WHO and we discussed today some of the remaining challenges and the way forward »

[5] http://ghsi.ca/ministerial-statements/berlin-germany-2012/

« Our developed methodologies for assessing threat and risks of biological and chemical agents have been finalized within GHSI and will now serve as the foundation for the assessment of high priority agents. We have instructed our officials to extend the spectrum of potential hazards to include radiological and nuclear threats, to identify critical knowledge gaps, to evaluate risk mitigation strategies, and to develop strategic risk communication guidance to strengthen global preparedness and response »

[6] « Des liens ont été établis entre nos laboratoires biologiques de haute sécurité, afin de renforcer l’échange d’informations et la coopération du réseau dans des domaines tels que les agents pathogènes émergents et dangereux. Nos experts poursuivront leurs efforts pour s’attaquer aux agents pathogènes inconnus, améliorer les capacités et les moyens de diagnostic, entreprendre des travaux pour rationaliser les mécanismes d’intervention des laboratoires ».

[7] « Analysis of the benefits and challenges related to social media as an emerging public health and risk management and communications tool remains a priority for our governments. After a review of social media use and practices, we have requested the network to focus further work on the use of social media applications in crisis communications and to identify future communications research needs in the area of social media ».

Le discours sur la « résistance aux anti-biotiques » comme fer de lance de la propagande covidienne  –

du GHSI en 2013 à Rome au Londres au 13 janvier 2020 au Frontline Club à Londres

Cette réunion a lieu le 13 décembre 2013 à Rome où le GHSI poursuit le travail de préparation à une « pandémie de grippe et d’autres maladies infectieuses émergentes ». Le premier sous-titre de la déclaration finale s’intitule d’ailleurs « Renforcer la préparation collective aux événements de santé publique ayant un potentiel pandémique » et le texte cite les « dangers »- grippe aviaire H7N9, coronavirus MERS[1] que le groupe prétend avoir jugulé alors qu’aucun de ces agents pathogènes n’a entrainé une mortalité humaine significative et qu’en 2013 les peuples de la planète ne sont pas encore prêts à abandonner leurs politiques de santé à un gouvernement mondial.

Les ministres décident du principe de partage des échantillons des analyses des pathogènes et déclarent avoir instauré un mécanisme de partage de connaissances avec l’OMS afin « de soutenir ses efforts continus au niveau mondial pour renforcer la préparation collective aux menaces pour la santé publique ayant un potentiel pandémique »[2]. Effectivement cette osmose avec l’OMS sera particulièrement efficace puisque tous les peuples du monde auront à souffrir, outre de leurs dirigeants et de leur police, de la propagande et des règles absurdes édictées à la télévision de Suisse par le « chef » de l’OMS, un homme que peu d’habitants de la planète connaissaient avant le 11 mars 2020, date à laquelle il annonce « la pandémie » du covid19.

Cette année 2013 apparait aussi dans le discours du GHSI le concept de « résistance anti-bactérienne » (ou résistance aux antibiotiques). Les Etats présents à Rome remercient la professeure Dame Sally Davies pour sa « contribution » au sujet. Ce « grave risque pour la population mondiale » est présenté comme exigeant une collaboration mondiale multisectorielle. La proximité de ce concept avec celui de « risque pandémique de grippe » fait étrangement écho à la conférence que j’ai suivie par hasard au Frontline Club le 13 janvier 2020 à Londres « Superbugs. Refraiming Global Health Emergency » (« Super bug. Contrer l’urgence sanitaire globale).

Je venais explorer les lieux ou Julian Assange avait vécu et travaillé sur « Wikileaks » en 2010 et je me suis retrouvée avec mes collègues de l’association Wikijustice dans une salle fréquentée par les collaborateurs de l’Imperial College of London Medical School tout proche et devant des conférenciers financés par le Big Pharma répandant un discours apocalyptique répétitif « vous allez tous mourir d’une maladie inconnue », qui nous avait laissé entre le rire et la stupéfaction.

Le Frontline Club juste devant l’Imperial College of London Medical School, 13 Norfolk Place, Londres

Or, c’est bien Dame Sally Davies qui était la conférencière au Frontline Club ce 13 janvier 2020 à J moins 60 de l’éclatement du covid19 ![3]

Collaboratrice du GHSI, elle est hématologiste chercheuse à l’Imperial College of London, et a été de 2010 à 2019 « Chief Medical Officer » avec le rang de secrétaire d’Etat [4] . Comme souvent dans le système britannique, cette personnalité a des liens forts avec les intérêts privés, des laboratoires, des universités privées, des fondations d’entreprises sans oublier le Chatham House, think thank royal britannique spécialiste de politique étrangère et bien sûr avec l’OMS. En tant que femme de diplomate, Madame Davies est liée aux cercles dirigeants du Commowealth et son rôle dans la politique étrangère britannique parait important. Or, la « gestion de l’attaque biologique versus pandémie de grippe » est avant tout une affaire de politique étrangère et la Grande Bretagne y est impliquée en tant que puissance fondatrice de l’OTAN dès 2001.

Deux mois plus tard le souvenir de cette conférence me laissait l’impression d’avoir assisté au lancement de la « pandémie de propagande » – le Frontline Club étant avant tout une officine de crée par la BBC pour lancer des idées de « storytelling » destinées à avoir un retentissement mondial[5]. Les conférences du Club dirigé par Vaughan Lockart Smith servent aussi à tester ces discours et idées auprès d’un public de journalistes, à les former à « histoire à raconter » du moment. « Wikileaks » fut une mode sympathique lancée par le Frontline Club en 2010, le « discours pandémic» fut le must de propagande de mars à décembre 2020 mais les médias aux ordres du pouvoir restent les mêmes. Ils servent les intérêts de l’élite dirigeante britannique, royale, féodale, bancaire, médiatique: l’affaire de la captivité illégale de Julian Assange l’a amplement démontré.

Il faut aussi se rappeler de l’interdiction faite par le gouvernement de Macron aux médecins français d’utiliser les antibiotiques pour soigner les complications pulmonaires entrainées par le covid, interdiction qui a causé de nombreuses souffrances et certainement des morts parmi les malades français. Cette décision mortifère contraire aux intérêts du peuple français plonge-t-elle ses racines dans la politique de l’Imperial College of London ? A-t-elle un lien avec les décisions du Global Health Security Initiative ? Dame Sally Davies est-elle l’auteure de cette décision destructrice pour bien des gens, a-t-elle joué un rôle dans l’imposition de cette politique désastreuse à la France tout comme Neil Fergusson ?

Il est urgent de le savoir alors que des plaintes collectives des anciens malades et des proches des morts de 2020 commencent à être déposées en France pour « non-assistance à personne en danger », « refus de soins à personne vulnérables », « meurtre et génocide ».

En revenant à la réunion du GSHI de décembre 2013 à Rome nous voyons que le texte final enfonce le clou sur « l’approche tout risque » et «l’élaboration de plans nationaux contre les H5N1, H1N1, H7N9 et MERS-CoV ainsi qu’à la préparation à la grippe saisonnière (…) y compris l’approche d’évaluation de sa gravité, pendant la saison grippale 2013-2014 dans l’hémisphère Nord » [6] .

L’écrire ainsi, c’est évidemment impressionner le citoyen. La familière grippe saisonnière de nos hivers européens devient alors l’équivalent de virus exotiques aux noms effrayants. De quoi justifier un déploiement de « mesures » exceptionnelles que nous goûtons aujourd’hui et dont nous ne nous doutions pas de leur existence en 2013, une année marquée par des contestations populaires en Bulgarie, par le Forum Social Mondial en Tunisie, par la guerre en Syrie et au Mali, puis par le mouvement putschiste du Maïdan en Ukraine, qui débute en décembre au moment où les décideurs occidentaux se réunissent à Rome pour le Global Health Security Initiative.

Les ministres de la santé de l’Occident soulignent aussi comme préoccupante « la recherche duale » (donc militaire et civile dans le domaine biologique) et la nécessité de contrôler la communication, dont les réseaux sociaux pour « répondre au risque pandémique »[7].

Une nouvelle législation européenne qui doit prévenir les « risques sur la sécurité sanitaire transfrontière » est mentionnée sans autre détail. S’agit- il déjà de la décision de fermer les frontières intra-européennes en cas de « risque pandémique au mépris des traités et « valeurs » européennes» ? La prudence de la formulation laisse suggérer que c’est possible. Dans tous les cas, le citoyen européen n’est informé de rien, ce qui en dit long sur l’absence de démocratie dans la structure européenne dénoncée depuis le rejet du Traité Constitutionnel Européen par les Français le 29 mai 2005 il y a 16 ans déjà.


[1] http://ghsi.ca/ministerial-statements/rome-december-2013/

« Strengethening Collective preparedness for Public Health Events with Pandemic Potential ».

[2]«  Ultimately, our work will be made available to the WHO in support of its continued global efforts to strengthen collective preparedness for public health threats with pandemic potential »

[3] https://www.frontlineclub.com/superbugs-reframing-a-global-health-emergency/

[4] https://en.wikipedia.org/wiki/Sally_Davies_(doctor)

https://www.gov.uk/government/people/sally-davies

https://www.bsg.ox.ac.uk/people/sally-davies

https://www.whatisbiotechnology.org/index.php/people/summary/Davies

[5] http://monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh/?p=644

https://drive.google.com/file/d/1J7FTd9DHJQAyJJTCl_8JsrrrHT9Q66Bf/view

Frontline Club – voir page 234 à 245

[6] « The network continues to collaborate effectively on the sharing of national plans that relate to H5N1, H1N1, H7N9 and MERS-CoV as well as seasonal influenza preparedness. We are pleased with the progress made in outlining the principles of pandemic influenza preparedness and response that will contribute to an all hazards approach. We have instructed our technical experts to continue collaborating with the WHO to pilot the use of the newly developed Pandemic Influenza Risk Management Guidance including the Severity Assessment approach during the 2013-2014 influenza season in the Northern Hemisphere. », http://ghsi.ca/ministerial-statements/rome-december-2013/

[7] http://ghsi.ca/ministerial-statements/rome-december-2013/

2014 – 2016 : accélération, le Global Health Security Initiative en outil géopolitique mondial

Le 11 décembre 2014 Tokyo accueille la conférence suivante avec les mêmes participants dans un contexte de tension internationale entre l’Occident et la Russie suite au putsch à Kiev, au massacre de civils à Odessa le 2 mai 2014, au référendum et à l’annexion de la Crimée par la Russie, aux sanctions occidentales contre la Russie. Surtout nous sommes alors en pleine guerre civile ukrainienne entre les Républiques Populaires du Donbass et le gouvernement de Kiev qui entend les soumettre avec l’armée et les milices de sa Garde Nationale d’extrême droite fasciste. La montée de Daesh, le génocide des peuples Yezidis, l’occupation de l’Irak et de la Syrie par cette « entité » terroriste étrange sont également la toile de fond de cette réunion internationale, d’autant plus importante que le président syrien Al Assad est accusé par les Occidentaux d’user des armes chimiques alors que la Russie rétorque que les milices soutenues par l’Occident contre lui en sont responsables.

La déclaration finale du GHSI mentionne néanmoins surtout l’obsessionnelle « pandémie de grippe » et « l’Ebola en Afrique occidentale » mettant encore sur le même pied des maladies dont la létalité et la dangerosité ne sont absolument pas comparables. La nécessité d’endiguer l’épidémie d’Ebola en se servant des outils élaborés par l’OMS est réaffirmée avec force, de même que la volonté de « coopération » avec les pays concernés et de leur fournir une « aide ». Ebola touche alors la Guinée mais est effectivement susceptible de se répandre en Europe via les échanges humains et économiques. Cependant lorsque les pays occidentaux prétendent s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays africain, il est difficile d’ignorer leurs traditions et habitudes colonisatrices. D’emblée le GHSI se donne le beau rôle dans l’endiguement de l’Ebola en soulignant la rapidité de son dispositif de détection et de thérapies à bases de vaccins. En réalité tout cela n’est que vaine agitation, c’est la Russie qui fournit à la Guinée Conakry l’aide médicale, les thérapies, le vaccin et assure la maîtrise de l’épidémie[1]. Les ministres occidentaux réaffirment leur obsession vaccinale, mais surtout se concentrent sur l’organisation pour le futur de leur plan de propagande :

« Ensemble, nous avons discuté des défis et des meilleures pratiques en matière de communication des risques, renforçant ainsi le fait que le partage de l’information avec le public de manière ouverte et opportune renforce la confiance et la crédibilité et minimise les perceptions erronées sur l’impact potentiel de la maladie. Dans cette optique, nous nous engageons à relever les principaux défis en matière de communication rencontrés au cours de la riposte au virus Ebola, notamment par l’élaboration de stratégies de communication communes pour répondre à l’incertitude et à la peur, et à appliquer ces enseignements à nos efforts de préparation aux futures urgences de santé publique » [2].

Alors que les pays occidentaux ne sont pas concernés finalement pas l’épidémie d’Ebola qui reste localisée dans une région du continent africain, leur préoccupation primordiale est la « stratégie de communication » pour soit disant répondre à la peur éprouvée par le citoyen et de «minimiser la perception erronée » de la maladie. Le concept de « doxa officielle sur la pandémie » prend forme et sera construit jusqu’à devenir la propagande gouvernementale brutale et envahissante que nous connaissons aujourd’hui. Dans cette décision prise en décembre 2014 nous voyons que l’idée de « démocratie sanitaire » et même de démocratie tout court ont été abolies. Bien sûr, s’agissant d’une maladie « africaine » la bien-pensance des décideurs occidentaux s’accommode sans problème du fait ahurissant que des ministres de quelques pays du Nord prétendent décider de ce qui est bon pour la santé des humains dans le monde entier. Et nous, citoyens du Nord, n’avons pas été suffisamment vigilants et nos préjugés racistes nous ont empêché de comprendre que « nos » gouvernements pourront nous traiter comme de vulgaires cobayes d’une expérience de gestion sanitaire planétaire comme ils le font aujourd’hui.

Seji Yasumura

Suite à la réunion de Tokyo les ministres de la santé occidentaux remercient deux conférenciers japonais présents. Seji Yasumura est professeur de gérontologie et a analysé l’impact sur les habitants âgés de Fukushima des déplacements forcés ordonnés par le gouvernement suite au tsunami et à la catastrophe nucléaire dans cette région en 2011. Le deuxième intervenant est le docteur Shigeru Omi, ancien Directeur Régional de l’OMS pour le Pacifique et responsable de l’action de l’organisation pour le vaccin contre la poliomyélite. Cette année 2013, Shigeru Omi est aussi Président de la 66ème Assemblée Générale de l’OMS, l’organe de décision suprême de l’agence[3] et c’est probablement à ce titre qu’il intervient au GHSI. Les ministres de la santé le remercient pour son analyse des « leçons tirées de la pandémie de grippe H1N1 et de la préparation aux épidémies de maladies infectieuses émergeantes ou ré-emergeantes ». On est loin des maladies « endémiques », c’est-à-dire connues par l’humanité depuis toujours comme la poliomyélite. En traitant les catastrophes industrielles et leurs conséquences sur le même pied que les épidémies naturelles, l’OMS a quitté son champ de prévention et de soins pour entrer dans les manipulations politiques. En outre il n’est pas aisé de déterminer ce que « maladie ré-émergeantes » veut dire et le GHSI n’est pas assez transparent pour publier l’intégralité des interventions de ce haut fonctionnaire japonais.

Shigeru Omi

Le GHSI réévalue « le mandat, la portée et la composition du réseau à diverses occasions» : la déclaration finale 2014 mentionne « un examen approfondi » qui « conduit à l’établissement d’un cadre stratégique » qui donnera aux politiques un programme et une direction commune (…) dans le contexte des principaux risques plus précisément les menaces CBRN (attaques atomiques, biologiques et chimiques) et la propagation de la grippe pandémique et d’autres maladies infectieuses émergentes travers les piliers suivants: renforcer la prévention; renforcer la préparation; détecter rapidement les menaces et les risques, réagir efficacement et soutenir le rétablissement et renforcer la résilience» –

Le programme est tracé, l’OMS chargée non seulement des détails à appliquer, mais aussi des « questions juridiques, réglementaires, logistiques et de communication à prendre en compte lors du déploiement international de contre-mesures médicales »[4].

Le problème est que PERSONNE n’a donné à cette assemblée le moindre MANDAT pour régenter dans les détails infimes de la vie des humains de toute la planète, par-dessus la tête des Etats, des sociétés et des autres instances de l’ONU et en violation des Droits Humains et des Traités ! Ni l’OMS ni cette poignée de ministres occidentaux n’a en aucun cas le droit de passer outre les décisions souveraines des Etats et de peuples dans la gestion d’une guerre, d’une épidémie ou d’une catastrophe industrielle ou naturelle ! Si nous avions su que le Global Health Security Initiative existait, nous ne les aurions pas laissé décider en mars 2020 de nos vies ! De plus, cette insistance à souligner la « pandémie de grippe » alors que la grippe n’est pas une maladie mortelle en soi est étrange comme une prophétie auto-réalisatrice. Comment ne pas croire que l’OMS et le GHSI auraient eu intérêt à l’éclatement du covid19 pour mieux tester et mettre en place leur idée de dictature sanitaire planétaire dont les contours de dessinent déjà à la lecture de ces déclarations ?

Les ministres occidentaux se félicitent en outre de leur coopération avec les laboratoires  privés pour le « diagnostic des agents pathogènes émergents et dangereux » afin « d’améliorer encore les capacités de la GHSI ». En toute opacité des laboratoires privées sont chargés par des Etats occidentaux de faire des recherches sur des « agents pathogènes dangereux » sans qu’aucun contrôle indépendant ne soit prévu, sans même que les citoyens n’en soient avertis ! Alors même que ces Etats concèdent que la dissémination des « laboratoires dual research «  c’est-à-dire militaire et civils, est lourde de catastrophes (fuites) possibles, ces décisions arbitraires prises depuis 15 ans sont proprement scandaleuses et nous ont mené à la dérive dictatoriale que nous vivons aujourd’hui.

Pour finir l’obsession vaccinale est réaffirmée, organisée et coordonnée : aucune autre approche curative ne sera possible, en cas de « grippe pandémique saisonnière ». Les « plans nationaux » devront inclure une « distribution » rapide de vaccins.

Pour que les Etats ne puissent pas se dérober aux engagements vis-à-vis du Groupe Global Health Security, « des experts techniques collaborent également avec l’OMS à l’évaluation de la gravité de la maladie et à l’élaboration de scénarios qui aideraient à illustrer les défis associés au passage de la production de vaccins contre la grippe saisonnière à la production à grande échelle de vaccins contre la grippe pandémique »[5].

Qui sont ces « experts » non élus ? Sur quels scénarios travaillent-ils ?

Les documents publics du GHSI ne sont pas bavards à ce sujet, nous devons donc obliger nos Etats à les rendre publics pour vérifier si les confinements, couvre-feu, couvre-visage obligatoire et autres violations des droits fondamentaux n’ont pas été des « stratégies » élaborées par les ministres dans l’opacité du corps illégal et non démocratique du GHSI afin de permettre aux laboratoires privés de disposer de cobayes humains à peu de frais pour tester leurs produits sous couvert de « vaccins contre la grippe pandémique ».

L’année suivante le Global Health Security Initiative ne se réunit pas comme prévu en décembre 2015 mais le 26 février 2016 à Washington DC, aux Etats Unis, pays initiateur de cette démarche qui 16 ans après son début agit comme un gouvernement sanitaire mondial.

Les ministres des pays occidentaux réaffirment leurs objectifs communs: « l’action mondiale concertée pour renforcer la réponse de la santé publique à la menace du terrorisme international biologique, chimique et radionucléaire ». Les ministres présentent une « nouvelle menace appelant une réponse urgente» et c’est l’épidémie de Zika alors en cours qui est citée. Fidèle à ses traditions, le GHSI amalgame cette maladie naturelle avec les attentats terroristes qui ont frappé Paris. Les ministres présents « apprécient le partage opportun et précieux d’informations par la France avec ses partenaires internationaux » et « encouragent le partage continu des expériences et des leçons apprises »[6].

Plus surprenant encore, le document du GHSI mentionne son « soutien aux réfugiés » du Moyen Orient et en Afrique du Nord, en écho à la crise de réfugiés qui avait déstabilisé les pays européens en été 2015. Prudemment les ministres précisent que les réfugiés en question n’ont pas propagé de « maladies transmissibles», comme s’il fallait le souligner ! En été 2015 toutes sortes de choses avaient été dites en Europe sur la situation désastreuse du million d’êtres humains qui traversèrent le continent à pieds de la Grèce par les Balkans vers l’Occident, mais personne n’était encore à l’époque obnubilé par les « maladies infectieuses » autant que l’est cet auguste aréopage!

Ce qu’il faut en déduire est que le Global Health Security Initiative s’occupe donc bien de guerre, de paix, de politique internationale, la « santé » dont il dit être sa préoccupation première apparait plutôt comme un outil de gestion des populations ramenées à l’état d’objet. En guise de thérapie contre la Zika, le GHSI préconise sans surprise de « stopper la propagation du virus » par un « vaccin ».

Les ministres occidentaux se félicitent mutuellement de leur travail qui selon eux aurait permis de stopper l’épidémie d’Ebola grâce au fameux « Règlement Sanitaire International » élaboré par l’OMS. En réalité, c’est une façon de ne pas mentionner le rôle de la coopération russo-guinéenne dans la véritable lutte contre cette maladie. En 2019 les seuls vaccins existant contre l’Ebola[7], maladie bien plus contagieuse et plus mortelle que la « pandémie de grippe », sont toujours russes et chinois. Les ministres du GHSI font mine de ne pas se concerter avec la Russie et la Chine, mais en s’engageant à soutenir l ‘OMS « en tant qu’organe chargé de diriger et de coordonner les efforts internationaux de préparation et de réponse aux urgences de santé publique »[8], ils sont bien obligés de composer avec ces puissants Etats membres.

Margaret Chan, directrice générale de l’OMS est présente à cette réunion de fin février 2016 que les Occidentaux espèrent voir déboucher sur une réforme de l’organisation vers « une gouvernance plus fiable, responsable, participative et transparente ». Lorsque l’Occident parle de transparence, nous devinons qu’une sourde lutte de pouvoir se déroule dans l’agence onusienne. L’histoire des luttes de pouvoir au sein de l’OMS devrait être écrite et être rendue publique à tous les citoyens du monde, étant donné le rôle désastreux que l’organisation internationale a joué dans la gestion planétaire du covid19 en 2020 qui a affecté profondément notre vie quotidienne, nos sociétés et nos Etats.

Margaret Chan

Ajoutons aussi qu’assigner à l’OMS un rôle prépondérant dans la gestion de situations d’urgences de santé publique dans les Etats contrevient à la Constitution de l’agence onusienne à laquelle sa Constitution de 1948 ne donne aucunement ce type de pouvoir supranational. Faire jouer ce rôle à l’OMS est lui donner un pouvoir que la majorité des pays composant les Nations Unies n’ont pas approuvé. C’est donc une manipulation politique lourde de conséquences néfastes pour les Etats, la démocratie, les Droits de l’Homme et l’ONU même[9].

Margaret Chan est de plus hong-kongaise, directrice générale de l’OMS de 2006 à 2017, Délégué à l’OMS responsable de la lutte contre «la pandémie de grippe » du fait de son expérience de l’épidémie de SRAS à Hong Kong de 1997 à 2003[10]. C’est donc une personnalité clé de la construction de l’OMS en tant qu’outil de gestion de la « sécurité sanitaire » mondiale telle que définit par les Occidentaux depuis 2001. Est-ce son biais professionnel qui a conduit l’OMS à privilégier dans sa politique les «pandémies de grippes » sur toutes les autres maladies, ou est-ce l’influence du GHSI, composé de pays occidentaux puissants, qui a amené Madame Chan à transformer l’agence onusienne en outil de « sécurité sanitaire »? Il semble cependant que les autres pays du monde n’ont pas vraiment compris qu’au cours de son mandat l’OMS a lentement pris la place des Etats Nations pour former de facto, du fait de son influence sur le quotidien intime de milliards d’êtres humains, un embryon de gouvernement mondial supranational.

Il n’est donc pas étonnant qu’une autre organisation mondiale, distincte de l’ONU et haïe de nombreux peuples, ait participé à la formation de ce « gouvernement » : la Banque Mondiale. La déclaration de Washington du GSHI de 2016 remercie Keit Hansen, vice-président pour le développement humain de la BM et spécialiste du SIDA, actuellement nommé en Afrique de l’Est[11]. Les pays occidentaux décident alors de « soutenir l’initiative de la Banque mondiale visant à mettre en place un mécanisme de financement des urgences pandémiques doté d’une gouvernance appropriée »[12].

Keit Hansen

Nous retrouvons là l’origine de l’argent que la Banque Mondiale a proposé à de nombreux pays en échange de politiques brutales de confinements, d’arrêt de l’économie, de tests et de masques invasifs, de vaccins et de passeports sanitaires. Un argent que l’Union Européenne a accepté probablement puisque la BCE produit actuellement 750 milliards d’Euro de dette afin de payer les entreprises interdites de travailler sous forme de « chômage partiel » et autres « aides » dont le versement est toujours conditionné à l’acceptation des politiques covidiennes de masques, de confinements et de couvre-feu. Un argent que le président de Biélorussie Alexander Loukachenko dit avoir refusé car ce serait accepter une forme de corruption en échange de la soumission de son pays à des politiques liberticides.

Cet argent conditionné à une politique liberticide et à l’abandon des droits de l’homme en entreprise et dans la société devrait être plutôt appelé « un pacte de corruption covidienne » tellement ses conséquences sont lourdes de menaces pour la liberté et la sauvegarde de l’intégrité des individus. Il n’y a qu’à voir les centaines de milliers de restaurateurs en Europe sommés de se transformer en police pour pister et traquer les « cas contact covid » via le QR code imposé pour comprendre à quoi mène l’argent que la Banque Mondial et la BCE versent en échange de l’obéissance, car si un restaurateur résiste aux politiques covidiennes, il perd les aides et se retrouve ruiné sans avoir pu retrouver une autonomie économique.

La question se pose aussi des relations entre Margaret Chan, en tant que personnalité créatrice de ce « gouvernement sanitaire mondial» et la Chine Populaire, sachant les relations houleuses de Hong Kong avec la « mère patrie » Chine ces dernières années. La Chine Populaire a-t-elle soutenu la politique de Madame Chan à la tête de l’OMS ou s’y est-elle opposée ?

Pourquoi la Chine a-t-elle décidé d’appliquer en mars 2020 et de soutenir publiquement pendant 6 mois les règles « pandémiques » drastiques visiblement mises au point sous la férule de Madame Chan et de du Global Health Security Initiative, outil des Etats occidentaux ? La Chine s’est pourtant retirée du storytelling pandémique depuis juillet 2020 et poursuit sa propre politique contraire aux injonctions des pays occidentaux mais elle est également indifférente au sort peu enviable des peuples occidentaux parqués des mois durant sous les confinements et les couvres-feu, masqués de force et terrorisés par une propagande mortifère omniprésente. Les dirigeants de la RPCh encaissent l’argent de la vente des milliards de masques en plastique que la Chine produit et dont la secte occidentale covidienne au pouvoir se sert pour bâillonner ses peuples. Aucun militant communiste chinois sincère n’est venu ne serait-ce que s’étonner d’un tel état de fait sans parler d’aider les Résistants à desserrer l’étau policier et médiatique de la dictature sanitaire en Europe. Pourquoi une telle indifférence alors que la situation mondiale est de plus en plus lourde de tensions guerrières dont la Chine pourrait très vite faire les frais, tout comme la Russie et la Biélorussie, deux Etats refusant la politique de dictature sanitaire mise au point par le GHSI et menacés de guerre par les entités occidentales ?

La réunion du GHSI de 2016 fixe en effet dans le détail les mécanismes politiques auxquels seront soumises les populations en cas de « pandémie » sous le nom de RSI « Règlement International Sanitaire ». La déclaration finale mentionne « le partage rapide de matériel biologique sous forme d’échantillon » entre les Etats et avec l’OMS toujours sous prétexte de lutter contre la Zika ou une « pandémie grippale ».

Pour ce faire, les ministres insistent sur l’utilisation du protocole de Nagoya, signé en 2010 et tout juste ratifié par les pays occidentaux[13]. Cet accord porte sur le partage des « ressources génétiques », en théorie afin de « préserver la biodiversité », en réalité afin de contrôler le brevetage du vivant que les multinationales mettent en œuvre depuis 20 ans[14]. L’ONU a considéré que ce brevetage était désormais inévitable et qu’au lieu de le stopper il convenait simplement de le contrôler. Le protocole de Nagoya est censé être appliqué pour le « partage de la grippe saisonnière et autres agents pathogènes » afin de « développer les tests diagnostic et les vaccins » ! En clair il faut mettre la pression sur les pays récalcitrants à partager les codes génétiques du vivant chez eux en se servant de cet accord.

Il devient évident que la « pandémie covid19 » a été gérée selon les règles précises établies par le Global Health Security Initiative. L’information donnée sur l’utilisation du protocole de Nagoya dans cette gestion mondiale appelle à plusieurs commentaires. D’une part avec le recul, en nous rappelant du calendrier de la crise fin 2019 et début 2020 et grâce aux informations issues de mouvements citoyens comme la Commission d’Enquête Covid19 en Allemagne, nous pouvons conclure que le gouvernement chinois a effectivement appliqué le protocole de Nagoya en mettant en partage avec l’OMS les séquences ARN du « nouveau virus SARS COV2 », ce qui a permis à l’entreprise de M. Christian Drosten, conseiller covid de la chancelière Merkel, de mettre au point et de vendre le test de dépistage PCR pour le Covid19, base de la « politique pandémique » en Occident[15]. La Chine ne fait pas partie du GHSI qui reste un club occidental, mais elle est un pilier de l’OMS et Madame Chan n’aurait pas pu en être la Directrice Générale pendant 9 ans sans l’accord tacite du gouvernement de la RPCh. Il est possible néanmoins que le gouvernement chinois ait cru réellement participer en mars et avril 2020 à une véritable « lutte contre une pandémie » et non pas à la mise en place d’une gigantesque transformation du capitalisme occidental libéral en régime de dictature sanitaire à visée transhumaniste. S’il en est ainsi la République Populaire de Chine a été abusée par l’OMS et devrait tirer les conséquences diplomatiques qu’une telle trahison de la Charte de l’ONU implique.

Il n’est pas innocent que de nombreux citoyens ont dit craindre que les tests PCR pourraient constituer des prélèvements massifs d’ADN humain. Récemment le président Vladimir Poutine a mentionné des prélèvements biologiques effectués par « certaines forces » non mandatées sur les « différentes ethnies » que compose la Russie[16]. En l’absence de tout contrôle démocratique, et la démocratie n’est plus de mise en Occident depuis mars 2020, il est tout à fait possible que les grands laboratoires pharmaceutiques stockent des informations génétiques humaines car le protocole de Nagoya laisse la question des « ressources génétique » humaines dans l’ombre.

Il laisse aussi en de côté la question de l’ADN numérique, artificiel, développé par la biologie synthétique. Or la préparation des laboratoires vendue sous le nom de « vaccin anti Covid » et imposée actuellement aux populations prises en otages par leurs propres gouvernements dans l’Union Européenne, est basée justement sur ce type de technologie, un ARN synthétique. Les craintes des citoyens devenus cobayes de laboratoires sont d’autant plus justifiées que le club des riches et puissants Global Health Security Initiative se dirige depuis 20 ans maintenant vers la création de ce gouvernement sanitaire mondial dont l’OMS a été désignée, comme nous l’avons vu, l’administrateur en chef. Le débat démocratique est totalement absent de ce projet, comme nous le montre cette analyse des décisions finales du GHSI.

Le Global Health Security Initiative est une entité sécuritaire occidentale se préparant à des guerres atomiques, bactériologiques et chimiques. La déclaration finale de 2016 mentionne donc le « problème du double usage » (dual-use dilemma), c’est-à-dire des recherches militaires et civiles dans les mêmes laboratoires peu ou pas contrôlés mutuellement. L’euphémisme utilisé dans le texte masque mal le réel danger de « Tchernobyl » bactériologique mais nous n’en saurons pas plus par les documents officiels publiés sur internet et analysés ici. Nous devons mener la lutte pour que nos gouvernements nous disent la vérité sur ces laboratoires, leurs emplacements, leurs recherches et le risque de fuite, terroriste ou accidentelle ! Depuis mars 2020 nous savons qu’il y va de nos vies !

Pour raffermir son pouvoir à visée mondiale, le GHSI prévoit de continuer le « partage de stratégies de communication des risques, de mesures de santé publique et d’informations de surveillance » toujours en prévision de la « pandémie de grippe » vue comme une menace aussi grave qu’Ebola.

Le Groupe de travail sur la « grippe pandémique » doit renforcer les échanges « portant sur les questions d’évaluation rapide de la sécurité, de l’efficacité et de l’impact des contre-mesures »[17]. La contre-attaque contre la « grippe pandémique » doit être un Blitzkrieg ou aucun pas n’est laissé au hasard : les tests, les vaccins, les « contre-mesures » politiques comme les confinements sont élaborés en réalité dans les moindres détails par le GHSI et appliqué à la lettre dès que Tedros Ghebreyesus déclare officiellement la « pandémie Covid19 » ouverte le 11 mars 2020. Les hésitations et les revirements des gouvernements européens dont du gouvernement de Macron lors de la crise de mars et avril 2020 paraissent donc comme un leurre destiné à masquer aux peuples que les décisions touchant leur santé et leur vie ont été prises depuis 20 ans ailleurs qu’en Europe, dans leur dos et par des instances non élues supranationales.

Jean François Delfraissy

Jean François Delfraissy, alors Directeur de l’Agence Nationale de Recherche sur le SIDA et les hépatites Virales participe à la réunion du GSHI à Washington DC en 2016 et prend les décisions pour la France. Actuellement président de l’illégal Conseil Scientifique qui dirige la France en violation de sa Constitution et des droits de l’Homme, promoteur des pires politiques de répression et de contrôle sanitaire (passeport sanitaire, enfermement massif, couvre-feu, couvre-visages obligatoires partout pour tous…) cet individu aura du mal à expliquer, quand le temps de la justice viendra, qu’il inventait des solutions ad hoc, pris par l’urgence de l’épidémie. Au contraire, sa connaissance approfondie des décisions Blitzkrieg du GHSI dont il n’a jamais publiquement mentionné l’existence, montre qu’il est un rouage mettant en place une politique de trahison du peuple français décidée par des puissances étrangères (armées américaines, institutions et individus faisant partie du GHSI).


[1] https://fr.sputniknews.com/societe/201702171030128008-rusal-centre-anti-infections-guinee/

[2] « Together, we discussed challenges and best practices in risk communication reinforcing that sharing information with the public in an open and timely manner builds trust and credibility and minimizes false perceptions about the potential impact of the disease. With this in mind, we commit to addressing the key communications challenges encountered during the Ebola response, specifically through the development of common communication strategies to address uncertainty and fear, and to apply these learnings to our preparedness efforts for future public health emergencies ».

[3] https://www.who.int/mediacentre/events/2013/wha66/president_shigeru_omi/fr/

[4]  « Since the creation of GHSI, Ministers and Senior Officials have reassessed the mandate, scope and membership of the network on various occasions based on lessons learned from events that impacted global health security and in response to members’ needs and priorities. An in-depth review in 2014 led to the establishment of a Strategic Framework that guides network engagement in policies, programs and activities in a common direction and that supports the GHSI mandate. Under the Framework, this work will take place in the context of key risks to global health security, specifically CBRN threats and the spread of pandemic influenza and other emerging infectious diseases across the following pillars: strengthen prevention; strengthen preparedness; rapidly detect threats and risks; respond effectively; and support recovery and build resilience. (…)

Medical countermeasures are key components of preparedness and response to medical and public health emergencies. In support of the WHO, our experts have analyzed the legal, regulatory, logistical and communication issues to be considered during the international deployment of medical countermeasures »

[5] « Technical experts are also collaborating with the WHO on assessments of disease severity and in the development of scenarios that would help illustrate the challenges associated with the shift from seasonal influenza vaccine production to full-scale pandemic vaccine production »

[6]  http://ghsi.ca/ministerial-statements/washington-february-2016/

[7]

https://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/ebola/Jul_2019/fr/

« Nous remercions la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Margaret Chan, pour son discours en faveur d’une collaboration mondiale renforcée pour la sécurité sanitaire. Nous nous engageons à soutenir l’OMS en tant qu’organe faisant autorité chargé de diriger et de coordonner les efforts internationaux de préparation et de réponse aux urgences de santé publique. Nous reconnaissons l’importance de travailler avec l’OMS pour communiquer rapidement des informations fondées sur des données probantes. Nous reconnaissons également le travail précieux du Comité d’examen du Règlement sanitaire international (RSI) sur le rôle du RSI dans la réponse à l’épidémie d’Ebola et les mesures de réforme adoptées par la 68e Assemblée mondiale de la santé en mai 2015. Il s’agit notamment de la décision d’établir un fonds d’urgence et un personnel d’urgence sanitaire mondial. En outre, nous convenons de la nécessité de renforcer l’OMS pour qu’elle puisse remplir plus efficacement ses fonctions essentielles dans les situations d’urgence sanitaire et nous soutenons pleinement le processus de réforme en cours conduisant à une gouvernance plus fiable, responsable, participative et transparente.

[8] Op cit. http://ghsi.ca/ministerial-statements/washington-february-2016/

[9] https://www.who.int/fr/about/who-we-are/constitution

[10] https://www.who.int/dg/chan/biography/fr/

[11] Banque Mondiale: l’américain Keith Hansen, nouveau directeur pays pour le Kenya, le Rwanda, la Somalie et l’Ouganda | Financial Afrik

[12] « We thank the Vice President for Human Development with the World Bank Group, Mr. Keith Hansen, for his address.  We commit to raising awareness of the link between the consequences of public health emergencies and their impact on economic systems, and support the efforts of the World Bank and other relevant international organizations in this area.  We recognize the importance of strengthening financial resources and mechanisms, both within the WHO and elsewhere, to ensure timely, effective and coordinated responses to disease outbreaks.  Therefore, along with WHO’s Contingency Fund, we support the initiative by the World Bank to develop a Pandemic Emergency Financing Facility with the appropriate governance. »

[13] http://ghsi.ca/ministerial-statements/washington-february-2016/

[14] https://www.cbd.int/abs/doc/protocol/nagoya-protocol-fr.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Nagoya

[15] https://www.fuellmich.com

https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2021/04/19/covid-plainte-contre-les-gouvernements-et-l-oms-vers-un-nouv-314604.html

https://www.aeginagreece.com/aegina-island/wp-content/uploads/2020/12/Transcript-testimony-Reiner-Fuellmich-.pdf

[16] Moscou craint qu’une maladie mortelle issue d’un laboratoire US ne surgisse en Russie – Sputnik France (sputniknews.com)

[17] « Strengthen preparedness: GHSI continues to collaborate effectively on the sharing of national approaches to preparedness and response for emerging global health threats including information sharing, surveillance, rapid risk assessment, stockpiling and deployment of countermeasures.  Specifically in 2016, the Pandemic Influenza Working Group will continue this work through the exchange of research protocols that address issues of rapid assessment of safety, effectiveness and the impact of countermeasures ».

2017 et 2018, tout est prêt pour l’attaque « grippe pandémique »

Un an après le Global Health Security Initiative se réunit le 24 février 2017 à Bruxelles, non pas en Belgique, mais à l’invitation de l’Union Européenne (La Belgique apparait dans les discussions du GHSI comme un pays non souverain pour lequel d’autres pays, Italie, France, Allemagne et UE prennent les décisions). La déclaration finale est courte et martiale, mais notre connaissance des rencontres antérieures nous permet de croire que cette réunion a été un moment décisionnaire important. En effet, le GHSI acte que les pays occidentaux vivent une guerre[1].

Comme événement primordial les ministres citent les attentats terroristes de Bruxelles et brandissent la « menace de terrorisme mondial» comme ayant « mis à l’épreuve les systèmes de santé ». En fait, l’Allemagne, la France et la Belgique subissent une série d’attentats aux armes à feu et à l’arme blanche qui sont la transposition en Europe du chaos semé par les Etats Unis en Syrie. En 2017 la Russie et le gouvernement légal de Syrie ont gagné la guerre contre Daesh, mais les gouvernements occidentaux, au lieu de procéder à un examen des causes du terrorisme, préfèrent utiliser ce prétexte pour restructurer leurs Etats autour des « menaces permanentes ». De plus le silence est complet sur les politiques de privatisation de systèmes de santé et de fermetures d’hôpitaux qui sont les vraies causes de la désorganisation relative des structures de soins lors des attentats. En réalité en France les soins d’urgences ont été efficaces et ont pu sauver de nombreuses vies, c’est le suivi à long terme des survivants qui a fait défaut.

« Aujourd’hui, compte tenu de la fréquence accrue des attaques terroristes, et forts de notre expérience commune en matière d’épidémies de maladies infectieuses, nous renforçons notre engagement à travailler en collaboration sur la sécurité sanitaire mondiale. Dans ce contexte, nous nous sommes engagés à renforcer nos capacités d’intervention par le biais du nouveau cadre d’intervention de la GHSI pour la gestion des événements. Ce cadre décrit les actions collectives de la GHSI en réponse aux menaces potentielles ou émergentes pour la sécurité sanitaire mondiale, y compris le terrorisme CBRN, et la GHSI s’engage à renforcer la mise en œuvre de ce cadre par des exercices opérationnels et techniques réguliers»[2]. La politique covid est toute contenue dans ce programme annoncé ouvertement : les épidémies de maladies infectieuses sont assimilées à des attaques terroristes. De ce fait les gouvernements perdent leur souveraineté en matière de santé, et le GHSI prend leur place pour gérer les événements et organisera des « exercices opérationnels » de types militaires.

Will Van Gemert

A cette fin le GSHI a mandaté Will Van Gemert, directeur adjoint d’opérations à Europol, police européenne,  pour « renforcer la collaboration technique entre le secteur de la sécurité en vue d’une série de mesures de préparation et d’intervention dans le secteur de la santé »[3]. Ce haut fonctionnaire européen élabore donc un plan et un atelier de coopération des services de sécurité avec le secteur de la santé. Alors que le Traité de Lisbonne ne donne pas de droit à l’Union Européenne de s’immiscer dans le secteur de la santé de chaque pays, la politique militaire et sécuritaire de l’UE permet de violer cet aspect du traité sans que personne n’y trouve à redire ! Il faut dire que ni les parlementaires européens, ni nationaux ni les ONG citoyennes ne semblent pas jusqu’à aujourd’hui être au courant des réunions du GHSI et leur importance !

Le Dr Peter Salama, directeur du « programme des urgences sanitaires » de l’OMS est un invité de marque de la réunion. Epidémiologiste australien à la carrière onusienne plus politique que médicale, Peter Salama crée le programme des urgences sanitaires en 2016 et le dirige jusqu’en 2019. Il est décédé brusquement d’un infarctus à Genève en janvier 2020 juste avant le déclenchement de la « pandémie » à l’âge de 51 ans. Etant donné son rôle politique au sein de l’organisation, il serait important qu’une enquête soit menée sur les causes réelles de sa mort[4]. En effet, il apparait comme ayant été instrument de choix de pays occidentaux dans la transformation de l’OMS d’une simple agence onusienne dédiée à la santé en « pierre angulaire de la sécurité sanitaire mondiale[5] ».

Peter Salama

La réunion des ministres à Bruxelles décide donc d’une « coordination inter-institutions » des urgences de santé publiques pour créer une « collaboration permanente » entre le GHSI et l’OMS, notamment toujours pour régler les « aspects juridiques » (donc politiques et sociaux) de l’imposition rapide aux populations des « contre-mesures » sanitaires.

Ces décisions de février 2017 doivent être lues comme la construction d’un véritable « Etat sanitaire supranational» sur la base de l’OMS. Rappelons encore que l’OMS n’a pas dans sa charte la vocation à gérer des « urgences sanitaires » et encore moins des guerres, alors que le Global Health Security Initiative prétend répondre à une urgence « sécuritaire » donc guerrière. Ici la coopération « inter-institutions » vise à court-circuiter les structures des Etats et donc la souveraineté de ceux-ci et les capacités des populations à contrôler démocratiquement leurs Etats. La constitution de l’OMS stipule pourtant clairement que « Les gouvernements ont la responsabilité de la santé de leurs peuples ».  La fameuse « collaboration permanente » entre l’OMS et les pays occidentaux en vue d’une « pandémie de grippe » n’est qu’un paravent pour masquer la domination de ces élites non élues sur les habitants de la planète, des citoyens des pays occidentaux comme des pays qui ne sont pas présents au GHSI.

« Nous notons également que la GHSI a aidé l’OMS à clarifier les éléments déclencheurs qui permettront de passer de la production de vaccins contre la grippe saisonnière à la production de vaccins contre la grippe pandémique lors de la prochaine pandémie mondiale de grippe [6]»- Cette phrase est révélatrice du fait que le projet de vaccination massif et forcé des humains par les multinationales contre la « pandémie de grippe » était en réalité prêt depuis au moins 2017. Ces injections ne sont pas mentionnées comme imposées par les Etats mais comme un fait naturel auquel il serait impensable de s’opposer. Ce genre de rhétorique du fait accompli est typique de régimes dictatoriaux et nous pouvons voir que les gouvernements occidentaux ont décidé depuis au moins 2017 à passer outre à toute opposition à leur projet de « sécurité sanitaire mondiale », quand bien même ce concept flou n’a aucune validité juridique et ne figure pas dans les traités internationaux fondateurs de l’ONU. Il est temps de déconstruire cette construction fumeuse qui détruit nos droits fondamentaux depuis 1 an.

La « Préparation à la grippe pandémique » (PIP) par l’OMS n’est justifiée par aucun traité international et n’a pas été approuvée par l’Assemblée Générale des Nations Unies sans parler des parlements nationaux[7]. Il est temps de sortir l’OMS de ce rôle indu de gendarme sanitaire mondial. Si le partage d’informations scientifiques par des laboratoires publics sur les agents pathogènes dans un cadre d’échanges inter-étatiques pourrait être utile au bien commun, il est inadmissible que des pays s’autoproclament tous seuls gardiens de la « sécurité sanitaire mondiale »  et chargent l’OMS de prendre des décisions politiques lourdes de conséquences pour des millions d’hommes. L’OMS n’est pas une « agence » de l’armée américaine, de l’OTAN, de l’UE ou d’un autre pays occidental. Elle ne doit pas servir les intérêts des multinationales du « vaccinage » ni d’instrument de destruction de droits et d’institutions démocratiques.

Pourtant, en 2017 les dirigeants de l’OMS présents à la réunion du GHSI organisée par l’UE à Bruxelles acceptent de jouer ce rôle de « gouvernement d’urgence sanitaire ». Il est temps que cela s’arrête et que ces hauts fonctionnaires rendent des comptes devant les peuples et les institutions démocratiques. Toutes les zones d’ombre concernant cette manipulation politique de l’institution onusienne, celle-ci comme d’autres, doivent être levées.

Benoit Vallet

La France est représentée en février 2017 à la réunion du GHSI de Bruxelles par Benoît Vallet, médecin réanimateur actuellement directeur à l’ARS des Hauts de France. Grand pape de la vaccination obligatoire, Vallet a œuvré auprès de Martin Hirsch à la tête de l’APHP pendant la phase dure de l’épidémie de février à juillet 2020 puis a conseillé Castex sur le reconfinement automnal. Ce haut fonctionnaire est un emblème de ceux qui devraient rendre des comptes aux peuples maltraités, floués, abusés et spoliés : en effet, participant au Global Health Security Initiative, il s’est bien gardé de dévoiler aux citoyens que cette instance illégale car juridiquement informelle avait pris des décisions touchant leur vie dès 2017. De plus, à la tête de l’APHP, Benoit Vallet est autant responsable que Martin Hirsch de l’interdiction de soigner avec l’hydroxychloroquine faite aux hôpitaux franciliens en mars et avril 2020, mettant en danger la vie de milliers de citoyens et causant des souffrances innombrables à probablement des dizaines de milliers. Il est donc aussi responsable des souffrances causées par les stratégies de confinement, de masques obligatoires et de terrorisme médiatique. Son devoir serait de dévoiler toutes les décisions prises dans le dos des citoyens au sein du Global Health Security Initiative, de présenter des excuses pour le mal fait et d’indemniser les victimes[8].

L’accélération politique en vue d’une guerre globale est actée par les gouvernements occidentaux à la Conférence de Munich peu après, le 18 février 2017 par la bouche de leur envoyé, Bill Gates, qui déclare que le monde doit être préparé à l’émergence d’un agent pathogène contre lequel il faudra employer des moyens militaires[9]. La Conférence de sécurité organisée par l’Allemagne inclut désormais tous les ans un séminaire sur les « menaces pandémiques », dès 2018 elle réunit des experts qui travaillent de concert avec l’Institut Robert Koch, la Fondation Gates, le GHSI et la Bundeswehr[10].

Le 17 mai 2017 ce sont les ministres de la santé du G20 qui se sont réunis à Berlin[11] . Pour la première fois les BRICS, la Chine, le Brésil, l’Inde, la Russie participent à une instance qui est en fait un GHSI élargi, puisque l’objectif de cette conférence est la mise en point d’une stratégie mondiale contre une « pandémie virale ». Les ministres de la santé de ces pays clés ont donc assisté à une simulation de « pandémie » qui éclate dans un pays fictif qui pouvait être le leur. Le virus fictif portait dans la simulation le nom de MARS, Dieu de la guerre, et son action ressemblait fort au Covid19 que nous connaissons.

Les ministres présents à la Conférence de Munich ont appris synchroniser leurs politiques nationales selon les mesures préconisés par le GSHI. Le bailleur de fond de la conférence est la puissante fondation Wellcome Trust liée à la multinationale pharmaceutique GlaxcoSmithkline qui travaille aussi avec Christian Drosten, le conseiller Covid de la chancelière Merkel, et avec l’Institut Robert Koch, une institution qui décide de la politique des confinements pour l’Allemagne, donc pour l’Europe.

La 18ème rencontre du Global Health Security Initiative le 9 mars 2018 à Londres montre une organisation soudée et prête à affronter son « défi mondial». Comme l’organisation (toujours juridiquement sous forme de simple think thank canadien) se prétend leader de la préparation aux « menaces de terrorisme chimique, biologique et radio-nucléaire ainsi qu’à la grippe pandémique », ce « défi » ne peut qu’être une attaque terroriste bio-chimique : l’attaque de « grippe pandémique à l’échelle mondiale » est le cœur de cible du travail de ce comité non élu.

Comme la grippe n’est toujours pas une maladie aussi mortelle que la peste ou l’Ebola, pour faire bonne figure les guerriers de la grippe en rajoutent dans la propagande : ils fixent dans les médias l’idée qu’il est important de « commémorer » le 100-ème anniversaire de la « grippe espagnole »[12] qui aurait tué 500 millions de personne dans le monde en 1918. Cette rhétorique de la « grippe espagnole » nous est désormais tellement familière en 1 an de propagande médiatique que nous ne voyons même plus le mensonge : en 1918 la principale cause des décès en Europe est la guerre menée depuis 1914 avec son cortège de destructions, de chaos et de privations.

Surtout, depuis octobre 1917 le principal sujet politique en Europe est la Révolution Bolchévique qui menace de devenir mondiale. La Révolution est suivie d’interventions guerrières, de répressions, de destructions, de maladies et de disettes. Elle cause la plus grande recomposition politique en Europe et dans le monde depuis la Révolution française et depuis les guerres napoléoniennes. Elle a un impact profond sur le reste du monde car elle inspire immédiatement les mouvements de décolonisation en Afrique et en Asie. Les multitudes opprimées se mettent en marche vers leur émancipation : c’est cet événement que nous avons commémoré en 2018 et non une épidémie dont plus personne ne se souvient en Europe et dont les historiens n’ont jamais pu dénombrer la part des victimes réellement décédées de maladies, de celle dûe à la guerre.

Les gouvernements occidentaux capitalistes ne vont évidemment pas commémorer les Révolutions bolchéviques, mais on a l’impression que leur insistance à mettre en avant l’épouvantail de la « grippe espagnole » sert surtout à faire oublier aux peuples le potentiel émancipateur des événements de 1918. La grippe espagnole doit remplacer la Révolution prolétarienne dans l’imaginaire des peuples du monde.

Hélas, 3 ans après la manipulation a presque réussi : la rhétorique guerrière des « menaces pandémiques » s’amplifie depuis la réunion du GHSI de 2018 et elle s’est invitée dans notre quotidien. « Grippe H1N1 », « émergence de virus agressifs », « menaces récentes et préoccupantes venant de Chine », « virus aviaire H7H9 » – la déclaration du GHSI de 2018 fait étalage de ce terrorisme verbal qui nous sera imposé à partir de mars 2020 comme une méta-réalité plus importante que notre vie politique et sociale, que nos cultures, que nos modes de vie et notre vie personnelle même.

« La recherche de nouveau vaccins » devient un paradigme de survie, car « chaque pays de la GHSI sera confronté à des défis uniques au cours d’une pandémie de grippe, résultant non seulement de la nature imprévisible de la propagation virale et de l’impact variable associé aux pandémies, mais aussi des différentes structures de nos populations, de nos valeurs culturelles et des configurations de nos systèmes de santé »[13].

La « nature imprévisible de la propagation virale » fait ici abstraction de toute la connaissance scientifique épidémiologique acquise depuis que l’humanité existe, une science dont par ailleurs les gouvernements occidentaux adorent se gargariser quand il s’agit de s’en servir pour confiner et opprimer leurs populations !

Le vocable des « structures de nos populations, des valeurs culturelles et des configurations de nos systèmes de santé »  cache probablement des discussions politiques intenses menées par les ministres membres du GHSI : les peuples occidentaux accepteront-ils d’abandonner leurs « valeurs culturelles» (liberté d’aller et venir, droit à la consommation, aux loisirs, au voyages) pour leur survie nue ? Comment les différentes classes sociales du capitalisme néolibéral vont-elles se comporter à l’annonce de l’arrêt de l’activité économique ? Comment vont se comporter les classes qui comptent vraiment, les classes bourgeoises et les classes moyennes ?

Les médecins et les infirmières et leurs organisations vont-ils obéir aux ordres que le Global Health Security Initiative va donner à chaque pays par le truchement des gouvernements nationaux ? Les enseignants accepteront-ils de disparaître au profit de tutoriels de téléenseignement ? Dans les pays ou les écoles subsisteront, accepteront-ils d’imposer le masque de force sur tous les enfants sommés de «protéger » leurs professeurs d’un danger imaginaire dans un formidable retournement de valeurs fondamentales et une violation évidente des droits des enfants ? Si le GSHI a discuté de toutes les conséquences que sa politique aura comme destruction de notre vie sociale, il est URGENT que nous le sachions !

Nous citoyens, nous avons le droit de savoir quelles sont les discussions politiques qui ont été menées et les décisions prises lors de cette réunion secrète par nos dirigeants et eux ont le devoir de nous rendre des comptes !

Nous retrouvons ici le Dr Peter Salama, maitre d’œuvre du « leadership mondial » de l’OMS « en matière de préparation et de prévention en cas de pandémie de grippe » dans le cadre des fameux plans « PIP », comportant le partage des échantillons de virus en vue du « Système Mondiale de Surveillance ». Les gouvernements doivent ainsi partager les séquences du génome des virus « de manière inclusive, opportune et transparente » en vue de la préparation du saint Graal, le vaccin.

« Nous reconnaissons l’importance de l’industrie et de la coordination internationale dans la disponibilité mondiale des vaccins »[14] – cette phrase montre s’il en est encore nécessaire que l’OMS se fait ici l’instrument de domination des multinationales pharmaceutiques alors qu’elle doit veiller à la santé des peuples.

Dans la déclaration de 2018 du GHSI les décisions politiques se font plus explicites : il est question déjà de « rester chez soi », mais « quand on est malade »: en 2018 les gouvernements n’osent pas encore prôner ouvertement l’enfermement arbitraire de personnes en bonne santé. Mais on mentionne déjà la « réduction de la mixité sociale essentielle pour réduire la propagation de la maladie ». On voit bien les prémices de ce que les gouvernements et l’OMS nous feront endurer en 2020 et 2021 : il est bien question de séparer les humains et pas de les soigner.

Quoi de mieux pour réduire la « mixité » que l’interdiction des rassemblements, de la vie sociale et économique et de toute sorte de relation sociale. L’OMS et les ministres de la santé de l’Occident, du Mexique et du Japon n’ont pas osé l’écrire tel quel publiquement en 2018 mais nous voyons à postériori que visiblement  ces idées ont été émises pendant leur réunion[15]. Le mot est d’ailleurs lâché : « les interventions non pharmaceutiques », c’est-à-dire politiques vis-à-vis des peuples seront concertées entre les gouvernements du GHSI. Et dire qu’il se trouve encore des âmes naïves pour penser que l’extrême brutalité des confinements, masques, interdictions diverses, couvre-feu policiers n’était pas coordonnée au plus haut niveau par les élites des pays les plus puissants, y compris contre leurs propres peuples ! Les naïfs objectent en effet: « mais si tout le monde prend les mêmes mesures c’est qu’elles ont objectivement justifiés ». Nous voyons hélas à la lecture du compte rendu de la réunion du GHSI de mars 2018 qu’il n’y a pas de coïncidence ni de hasard : les gouvernements ont collectivement soigneusement planifié les mesures anti-démocratiques dirigées contre les peuples et ce depuis 20 ans.

La Dr Marsha Vanderford, Américaine, est responsable de la « communication » pandémique pour l’OMS et le GHSI. Nous pouvons retrouver la propagande que ces organisations nous font subir depuis 1 an dans ses paroles :

« Nous reconnaissons qu’une communication efficace au début d’une urgence sanitaire repose sur un niveau de confiance préexistant entre les autorités sanitaires et le public, et que des communications opportunes et utiles peuvent être entravées par l’incertitude et l’évolution rapide des situations. En outre, la menace posée par ces crises peut être perçue très différemment par et à travers différents groupes sociétaux. Cela a un impact sur la façon dont nous communiquons avec le public, et souligne l’importance de comprendre les connaissances, les attitudes et les croyances du public en temps réel. Il est nécessaire de continuer à échanger les meilleures pratiques et les expériences en matière de planification des communications stratégiques et de communication avec le public (notamment en ce qui concerne les décisions politiques difficiles et parfois contradictoires), et de poursuivre l’évaluation continue des perceptions du public concernant les diverses menaces pour la santé. Nos discussions d’aujourd’hui soulignent à nouveau l’importance d’une sensibilisation permanente aux perceptions du public concernant les menaces pour la santé, afin de garantir que la communication pendant une crise sanitaire émergente ou en cours soit aussi efficace que possible »[16].

Marsha Vanderford

Dans ce texte officiel les populations sont déjà traitées comme des enfants en bas âge incapables de comprendre leurs intérêts, incapables de s’adapter à « l’évolution rapide des situations », incapables de pensée rationnelle et surtout incapable d’autonomie. Les élites assument qu’elles utilisent des méthodes manipulatoires pour « comprendre les attitudes et croyances du public » comme si ce « public » n’était pas composé de citoyens éduqués capables de s’informer par eux même et de prendre des décisions démocratiques !

« La planification des communications stratégiques en cas de décisions politiques difficiles » est juste un nom de novlangue pour qualifier la propagande intense ou tous « les moyens sont bons pour faire obéir les gens »  pour nous faire admettre ce que nous subissons aujourd’hui. Et ne parlons pas de la « sensibilisation permanente aux menaces pour la santé » qui annonce le terrorisme verbal quotidien que les gouvernements déversent sur nous par le biais de médias stipendiés et aux ordres.

Toute notre vie depuis mars 2020 est annoncée et contenue dans ces quelques phrases dont nous n’avions pas à l’époque, compris le potentiel menaçant.

« Nous reconnaissons en outre que toutes les menaces ne sont pas forcément d’origine naturelle » [17]: les gouvernements actent que la « pandémie grippale » fait partie des attaques terroristes probables similaire aux accidents nucléaires auxquels ils se préparent en concertation par des « exercices pertinents renforçant ainsi la préparation mutuelle aux urgences de santé publique »[18].

Outre les exercices dont le plus célèbres et dernier avant la « pandémie » sera le fameux Event 201, il s’agit de coopération entre les laboratoires d’essais biologiques afin de se renforcer l’unité des « contremesures médicales » et d’unifier les stratégies de communication « de crise ». Le pangolin responsable de la « pandémie » de mars 2020 n’a vraiment été qu’une fable médiatique. Les ministres de la santé eux même annoncent les possibles fuites des laboratoires… Pourquoi ne pas les croire ? Ils savent de quoi ils parlent depuis 20 ans !

La déclaration finale du GHSI de 2018 rajoute une des « menaces » favorites propres aux gouvernements états-unien et canadien, l’existence de drogues dures illicites : « la menace que représentent les opioïdes pour la sécurité sanitaire est un domaine dans lequel nous reconnaissons la nécessité d’explorer davantage la collaboration avec le secteur de la sécurité »[19]. Toute cette paranoïa sécuritaire pourrait faire sourire, tellement elle semble absurde en confrontation avec la pauvreté, le chômage, la dette, la destruction des services publics, 3 ans après, c’est plutôt le dégoût qui saisit le citoyen à la lecture de ces menaces guerrières proférées par des « élites » pleines de morgue, de mépris vis à vis de la démocratie et totalement hors sol concernant la vie même.

La menace bioterroriste est qualifiée en 2018 « d’imminente » par le GHSI. Elle justifierait un déploiement sécuritaire sans précédent, la création d’une biobanque d’échantillons d’agents pathogènes détenue par l’OMS, la constitution de vaccins anti-varioliques (la variole ressurgit comme menace première comme en 2001), l’embrigadement de toute l’ONU dans la stratégie guerrières du GHSI via les objectifs de développement durable…

La Déclaration finale du GSHI de 2018 est signée pour la France par Jérôme Salomon, alors Directeur Général de la Santé, principal responsable de ce que nous vivons aujourd’hui. Il apparait donc que Jérôme Salomon a joué un rôle important dans l’élaboration de la stratégie guerrière mondiale menée contre la « pandémie grippale ». Ce document montre que lors de son procès futur il ne pourra pas plaider « l’impréparation » ou la « surprise » pour justifier de l’incroyable destructivité des mesures dictatoriales qu’il a imposé au peuple français.

Jerôme Salomon

Le 15 mai 2018 le National Security Council, l’agence dirigeant l’armée américaine se réunit d’ailleurs pour une ultime simulation de la « menace bioterroriste imminente »[20] appelé « Clade X ». Des présentateurs de télévisions vedettes participent à l’exercice : nous nous souvenons du rôle clé que le GHSI assigne aux médias pour que les citoyens obéissent à la propagande guerrière de leur gouvernement et croient que les solutions imposées par celui-ci sont les meilleures.

Le sujet de « Clade X » était d’ailleurs une attaque bioterroriste perpétrée par une secte dont le but est un génocide mondial « pour réduire la population »[21]. Clade X est financé par une fondation privée, Open Philantropy, qui en relation avec Gives Well et Good Ventures, est dirigée par Dustin Moskovitz, le cofondateur de Facebook et Cari Tuna sa femme, présentée comme journaliste au Wall Street Journal[22], bien qu’aucun article ni aucun livre ne soient signés par elle. Nous retrouvons ici les élites qui agissent médiatiquement pour nous faire croire qu’ils ont le pouvoir.

Dustin Moskovitz et Cari Tuna

En 2018 ce genre de scénario apocalyptique nous aurait semblé bien farfelu, un an et demi de politique « covidienne » après, il nous semble familier. Cette succession de réunions de préparation à une attaque bioterroriste et une pandémie qui en résultera montre qu’en mars 2020 les pays les plus importants, dont la Chine, l’Inde, la Russie et le Brésil étaient au courant des décisions que le Global Health Security Initiative avait pris pour le monde entier. Visiblement, ils ont accepté de jouer pendant presque un an le jeu du scénario militaire inventé par les plus puissances occidentales malgré les coûts politiques et psychologiques résultants pour leur propre population. Pourquoi ? Nous n’avons pas de réponse mais quelques hypothèses.

L’une des hypothèses serait que les BRICS ont accepté l’idée qu’étant donné qu’un un krach boursier mondial est imminent, la « pandémie » pourrait tempérer la violence du krach par l’effet des milliards que la Banque Mondiale déversera pour payer la fermeture de dizaines de milliers d’entreprises interdites de travail par les politiques de confinements décidés par le GHSI. La mise sous cloche de l’économie mondiale sous prétexte pandémique en 2020 aurait pu alors paraitre attrayante à ces Etats car elle renforcerait leur souveraineté face aux multinationales occidentales en offensive sur les sujets-clé de l’avenir (génome artificiel, Intelligence Artificielle, géo-ingénierie en vue du changement climatique…)

Toujours est-il que la réunion du GSHI de Londres en mars 2018 constitue en quelque sorte un feu d’artifice final: tout est prêt pour le scénario « grippe pandémique mondiale » en vrai et grandeur nature. Cependant la réunion de 2019 n’a pas lieu à Mexico comme le prévoyait la déclaration finale de 2018. Le Global Health Security Initiative se réunit à Paris une dernière fois le 17 mai 2019. Mais aucun document significatif ne filtre de cette réunion qui semble beaucoup plus secrète que les précédentes. La Déclaration finale ne mentionne qu’une « menace » d’explosion de l’Ebola au Congo. Puis c’est le silence. Etrangement aucune signature ne figure en bas du document officiel[23].


[1] « Nous, ministres/secrétaires/ commissaires de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon, du Mexique, du Royaume-Uni et de la Commission européenne, sommes réunis aujourd’hui à Bruxelles pour réfléchir aux événements émergents en matière de sécurité sanitaire, pour explorer des actions conjointes entre les secteurs afin de protéger nos populations et pour renforcer la sécurité sanitaire à l’échelle mondiale. Nous reconnaissons la pertinence de nous réunir à Bruxelles, une ville qui a subi une série d’attaques terroristes en 2016, et nous adressons nos plus sincères condoléances aux victimes de ces attaques. Ces événements ont mis à l’épreuve les systèmes de santé et nous rappellent le mandat de la GHSI qui appelle à une action mondiale concertée pour renforcer la préparation et la réponse de la santé publique à la menace du terrorisme international chimique, biologique ou radio-nucléaire ».

[2] http://ghsi.ca/ministerial-statements/brussels-february-2017/

[3] http://ghsi.ca/ministerial-statements/brussels-february-2017/

[4] https://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Salama

[5] « We see the new WHO Health Emergencies Programme as the cornerstone of global health security which will further strengthen multi-sectoral efforts along with International Health Regulations (IHR) core capacity building and foster inter- agency coordination in public health emergencies through implementation of the procedures for outbreak response. We offer our support and collaboration to the WHO and the Health Emergencies Programme both individually and collectively through the GHSI »,

[6] « We also note that GHSI has provided support to the WHO in clarifying the triggers that will signal the switch from seasonal influenza vaccine production to pandemic vaccine production in the next global influenza pandemic.

[7] http://ghsi.ca/ministerial-statements/brussels-february-2017/

« While the WHO’s Pandemic Influenza Preparedness (PIP) Framework addresses the sharing of influenza viruses with pandemic potential, it does not cover non-influenza pathogens, such as Zika virus or other new or re-emerging infectious diseases. In response, GHSI developed a voluntary agreement to facilitate the rapid sharing of non-influenza biological materials among GHSI members during a potential or actual public health emergency ».

[8] Je suis personnellement une de ces personnes qui vont porter plainte contre lui pour non assistance de personne en danger et refus de soins. En effet, très malade en mars et avril 2020, refusée deux fois par le 15 suite aux décisions du gouvernement, abandonnée sans soins pendant 12 jours suite à la fermeture des cabinets médicaux par la politique de confinement, les soins à l’hydroxychloroquine m’ont été refusés par les médecins car « ce n’est pas la politique de l’APHP de soigner à l’hydroxychloroquine » – dixit la médecin urgentiste qui m’a accueillie le 24 mars 2020 aux urgences de l’hôpital Saint Camille à Bry sur Marne alors même que ma famille a envoyé de l’hydroxychloroquine de l’étranger directement à cet hôpital. Ce refus de soins a failli me coûter la vie, m’a causé d’immenses souffrances et m’a coûté beaucoup d’argent en soins de rétablissement, sans parler des séquelles possibles à long termes. Ce genre de politique de refus de soins ne doit PAS rester impuni et ne doit JAMAIS se reproduire !

[9] https://www.youtube.com/watch?v=d3WUv5SV5Hg, 44 :32 minutes

https://securityconference.org/media-library/images/2017/Sonstiges/170218_MSC2017_Agenda.pdf

[10] https://securityconference.org/mediathek/album/munich-security-conference-2018/

https://www.who.int/director-general/speeches/detail/munich-security-conference

https://securityconference.org/mediathek/asset/health-security-roundtable-health-under-siege-0902-16-02-2018/

https://www.apb-tutzing.de/news/2018/global-health.php

[11] https://www.bundesgesundheitsministerium.de/fileadmin/Dateien/3_Downloads/G/G20-Gesundheitsministertreffen/5C_Health_Emergency_Simulation_Exercise_Manual.pdf

 

https://www.bundesgesundheitsministerium.de/english-version/international/g20-health/g20-emergency-simulation-exercise.html

https://www.bundesgesundheitsministerium.de/english-version/press/g20-health-ministers-meeting.html

[12] http://ghsi.ca/ministerial-statements/london-march-2018/

[13] « We recognize that each GHSI country will face unique challenges during an influenza pandemic, resulting not only from the unpredictable nature of viral spread and the variable impact associated with pandemics, but also related to the different structures of our populations, cultural values, and healthcare system configurations. Through the continued collaborative efforts of GHSI to proactively improve our preparedness, we will all be better equipped to face these challenges »

[14] « We acknowledge the importance of industry and of international coordination in global vaccine availability »

[15] http://ghsi.ca/ministerial-statements/london-march-2018/

[16] https://www.who.int/risk-communication/guidance/marsha-vanderford/en/

« We acknowledge that effective communication at the start of a health emergency relies on a pre-existing level of trust between health authorities and the public, and that timely and useful communications can be hampered by uncertainty and rapidly changing situations. Furthermore, the threat posed by these crises may be perceived very differently by and across different societal groups. This impacts how we communicate with the public, and highlights the importance of understanding the public’s knowledge, attitudes and beliefs in real time. There is a need to continue to exchange best practices and experiences with strategic communications planning, public messaging efforts (especially on difficult, and sometimes conflicting, policy decisions), and to continue ongoing evaluation of the public’s perceptions of various health threats. Our discussions today re-emphasize the importance of having an ongoing awareness of public perceptions related to health threats in order to ensure that communication during an emerging or unfolding health crisis is as effective as possible.

[17] « We further acknowledge that not all threats may be naturally occurring »

.

[18] http://ghsi.ca/ministerial-statements/london-march-2018/

[19] http://ghsi.ca/ministerial-statements/london-march-2018/

[20] https://www.youtube.com/watch?v=d3WUv5SV5Hg, minute 48 :42

[21] https://www.centerforhealthsecurity.org/our-work/events/2018_clade_x_exercise/about-clade-x

https://healthsecurity.csis.org/events/clade-x-pandemic-simulation-exercise/

[22] https://fr.wikipedia.org/wiki/Dustin_Moskovitz

https://www.openphilanthropy.org/about/who-we-are

[23]

Krach boursier de septembre 2019, exercice « Event 201 » et éclatement du covid

Le 17 septembre 2019 a lieu un événement majeur qui passe pourtant inaperçu auprès du public : le krach boursier « cash crunch », crise des liquidités, qui affecte les marchés financiers. Le 2 octobre 2019 la FED américaine doit injecter des dizaines de milliards de dollars dans le système financier afin d’éviter des faillites bancaires qui mèneraient à une crise encore plus gigantesque que celle de l’éclatement de la bulle des sub-primes en 2008. Le monde est encore une fois début octobre 2019 sur le fil d’ une crise financière mondiale avec toutes les conséquences qui en résultent dans une économie globalisée[1].

La bulle spéculative gonflait depuis 10 ans et le krach ou la déflation étaient inévitables. Aujourd’hui les pays du monde entier sont encore plus dépendants des marchés financiers internationaux qu’en 2008. Même la Chine, malgré son système mixte entre socialisme de type soviétique et capitalisme maitrisé, aurait été affectée par l’éclatement de sa bulle immobilière. Lorsque les banques ne se font plus confiance, ne se prêtent plus d’argent mutuellement, la crise mondiale éclate inévitablement. Selon le journaliste économiste allemand Norbert Häring, la crise financière d’octobre 2019 continue en janvier 2020[2].

Elle sera stoppée par la mise sous cloche brutale de l’économie mondiale, l’arrêt du transport aérien, du tourisme, la fermeture des frontières aux humains et le ralentissement de l’approvisionnement de certains produits au prétexte du covid en mars 2020. Cette décélération économique et cette mise sous contrôle de l’économie libérale par les Etats n’est pas sans rappeler une économie de guerre. Norbert Häring a diffusé avant le Covid sur son blog « Geld und mehr » (« l’argent et plus ») les informations sur les scénarios de contrôle totalitaire de l’Humanité élaborés par les fondations Rockefeller, le GAVI, les sociétés Deloitte et Accenture. Les citoyens allemands sont donc les premiers informés sur la manipulation économique mondiale que constitue la crise covid et les premiers à se révolter dès juillet 2020.

En octobre 2019 ont lieu les fameux Jeux Olympiques militaires à Wuhan. Le virus baptisé plus tard SARS COV-2 commence à circuler en Chine. Le 18 octobre 2019 a lieu à Manhattan New York le dernier exercice « pandémique », « Event 201 »[3]. Il est organisé par le John Hopkins Center for Health Security, le Forum Economique Mondial et la Fondation Gates et réunit des Américains, des Australiens, des Allemands et un Chinois. Ces personnes sont, outre les directeurs du John Hopkins et de la Fondation Gates, des représentants du Big Pharma, des grands médias et des services de renseignements américains.

Le sujet de l’exercice est la gestion d’une pandémie de coronavirus transmis par les chauves-souris aux humains. Un exercice qui annonce exactement la réalité de ce que le monde va vivre 4 mois plus tard ! Il ne s’agit pas d’une coïncidence et donc tout porte à croire à un plan prémédité. La « recherche duale » est, de l’aveu des ministres de la santé réunis dans le GSHI, tellement répandue dans le monde qu’une fuite d’agent pathogène d’un laboratoire militaire ou civil est quasiment inévitable. Le but du jeu en octobre 2019 comme dans la vraie vie depuis mars 2020 est la vaccination de 90% de la population mondiale.

Parmi les participants au Event 201, remarquons la présence de George Fu Gao[4], responsable du Centre de Prévention de Maladies de la Chine. George Gao jouera un rôle médiatique important dans la propagande covidienne dans le monde. Il est en effet depuis mars 2020 un ardent propagateur du masque obligatoire pour la population mondiale[5].

Le « Monsieur Covid » chinois, entièrement formé en Occident, à Harvard et Oxford, n’est pas un médecin mais un scientifique et un bureaucrate rompu aux voyages dans les conférences des think thank anglo-saxons. Il est la pièce maîtresse de toute la propagande montée autour du Covid afin de terroriser les populations et de les soumettre à des politiques autoritaires inacceptables. Il est charismatique, séduisant et il est le Chinois parfait dont les intérêts occidentaux ont besoin[6]. Il représente une Chine prête à collaborer avec les intérêts mondiaux anglo-saxons alors même que ceux-là n’invitent pas la Chine Populaire au club des décideurs du Global Health Security Initative qui a largement préparé le scénario pandémique en amont depuis 20 ans.

D’autres participants représentent cet écheveau typique du pouvoir globaliste, un enchevêtrement de fondations et de think thank privées manipulant la politique onusienne au profit des intérêts des élites anglo-saxonnes. Sofia Borges, par exemple, diplômée d’universités australiennes, a été négociatrice pour l’ONU au Timor Oriental de 2002 à 2016 et dirige le think thank UN Fondation[7], une fondation privée par laquelle l’oligarque fondateur de CNN Ted Turner cherche à contrôler les Nations Unies. (Ainsi le CV de Madame Borges se rapproche de ceux qui gravitent autour de l’affaire Assange – comme Jennifer Robinson et Sara Gonzalez Devant, alias Stella Morris, toutes les deux connues comme avocates de Julian Assange sont impliquées dans le Timor Oriental et sont promues massivement par les médias anglo-saxons).

D’autres encore sont des managers internationaux comme Martin Knuchel, directeur de la stratégie chez Lufthansa. Tom Inglesby, directeur au John Hopkins University est aussi un éminent membre du Forum Economique Mondial de Davos où il est chargé de diriger une sorte de « ministère de l’économie du gouvernement mondial » et décide de ce que sera notre vie après le covid. Adrian Thomas est Australien, directeur de stratégie chez Johnson et Johnson, lessivier américain qui investit désormais dans les vaccins. Brad Connett est directeur chez Henry Schein, grande entreprise américaine de production de matériel médical et de vaccins, entreprise mère historique de Pfizer[8]. Ryan Morhard qui est ouvre la conférence est un jeune manager cadre du Forum de Davos. Matthew Harrington est directeur de Edelman, une importante agence communication américaine. Pour tous ces cadres, le covid deviendra un juteux fond de commerce pour les années à venir.

Les grands médias s’engagent au cours du Event 201 à pratiquer la censure des informations critiquant le « message gouvernemental ». La liberté d’expression est piétinée.


[1]

53 : 55 :37 minutes

[2] https://norberthaering.de/geldsystem/fed-mega-gewinne/

[3] https://www.centerforhealthsecurity.org/event201/scenario.html

https://globalbiodefense.com/2020/01/20/joint-call-to-action-on-pandemic-preparedness-and-response-7-recommendations-for-readiness/

https://www.centerforhealthsecurity.org/event201/videos.html

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Gao

[5] https://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-ne-pas-porter-de-masque-une-grande-erreur-met-en-garde-un-expert-chinois-01-04-2020-8291958.php

[6] https://www.wsj.com/articles/chinas-cdc-built-to-stop-pandemics-stumbled-when-it-mattered-most-11597675108

[7] https://unfoundation.org/who-we-are/our-people/sofia-borges/

https://www.centerforhealthsecurity.org/event201/videos.html

[8] https://www.henryschein.fr/

Savoir, c’est le début de la contre-attaque citoyenne

Il faut dire que l’aréopage de décideurs non élus s’est déjà réuni de nombreuses fois sans que nous n’y prêtions attention : le 1 décembre 2018 à Lyon par exemple, en pleine révolte des Gilets Jaunes, a lieu une importante conférence sur les « préparations des urgences sanitaires en milieux urbains[1]. Cette réunion qui est passé totalement inaperçue en France a pourtant eu comme sujet la feuille de route élaborée par le Global Health Security Iniative sur le thème des « menaces pandémiques ». Notre avenir en tant qu’humains menacés d’infection pandémique y était pourtant déjà discuté par ceux qui nous gouvernent.

La suite de l’histoire est la conséquence des décisions prises par ces instances non démocratiques.

Bref retour sur les faits

Nous avons donc vu que ce sont les instances de l’armée américaine qui ont inventé le concept de « grippe pandémique » comme attaque bioterroriste. Les entités de l’armée américaine et ses services secrets ont préparé depuis l’année 1999 des exercices de simulation d’une attaque aux agents pathogènes à laquelle les gouvernements des pays européens devaient se préparer à riposter par des politiques sécuritaires liberticides vis-à-vis de leurs peuples et par une vaccination de masse imposée. Dès 2002 les gouvernements de 4 Etats occidentaux majeurs se réunissent chaque année avec les autorités militaires et sanitaires américaines et, accompagnés des représentants du Mexique du Japon, forment le réseau sans structure juridique définie appelé le Global Health Security Initiative. Ces ministres et ces hauts fonctionnaires ont dès 2002 comme objectif obsessionnel de coordonner leur préparation à une « pandémie de grippe » à laquelle ils comptent répondre comme on riposterait à une attaque militaire.

Depuis 2012 ils assument et proclament qu’une fuite d’un laboratoire « dual research, c’est-à-dire développant des agents pathogènes aussi bien en recherche civile qu’en recherche militaire, va prochainement se produire. Les méthodes de riposte à cette guerre bactériologique mondialisée doivent être selon eux la vaccination imposée massive et une politique de restrictions économiques, sociales et politiques imposée aux populations qui se voient dépossédées de leur droits démocratiques de décider de leur santé.

Depuis le début la réunion Global Health Security Initiative investit l’OMS d’un pouvoir de coercition et d’ingérence dans la vie intime des habitants de la planète que l’organisation onusienne n’a pas dans ses statuts. 15 ans après, combiné au pouvoir déjà redoutable de la Banque Mondiale et de l’OTAN, l’OMS commence à ressembler à un embryon de gouvernement mondial des corps. Le protocole de Nagoya, signé entre temps, permet au multinationales privées de s’accaparer les ressources génétiques du vivant, êtres humains compris, et les Etats membres du GHSI incluent le partage des ressources génétiques dans leur panoplie de « réponse à une grippe pandémique ».

En 2017 et 2018 les Etats occidentaux accélèrent le mouvement : ils imposent le concept de « sécurité sanitaire », qui pourtant ne figure pas dans les traités et dans la Charte des Nations Unies et encore moins dans les Constitutions de ces Etats. Les Droits de l’Homme sont complètement oblitérés dans ce plan minutieux mûri pendant 20 ans sans qu’aucun citoyen n’ait pu en prendre connaissance. Les médias, les réseaux sociaux et les organisations syndicales et professionnelles sont enrôlés dans la propagande gouvernementale sur la « pandémie ».

Le plan de riposte à la « grippe pandémique » est élargi au pays du G20 et aux BRICS sous forme d’«exercices de préparation » et de Règlement Sanitaire International diffusé par l’OMS. En juin 2019 a lieu la dernière réunion du GHSI et en octobre 2019 aux USA un dernier «exercice de préparation pandémique » qui met en scène un coronavirus issu d’une chauve-souris.

Au même moment exactement cette maladie là apparait en Chine et le 11 mars 2020 l’OMS lance le plan d’attaque mondial. Au cours de ces mêmes mois, parallèlement à l’épidémie, se répand une nouvelle crise financière mondiale.

Il apparait bien vite que malgré ce plan de riposte si précis, les peuples d’Europe de l’Ouest et des Etats Unis font les frais de la maladie, de la destruction des systèmes de soins et des pénuries diverses consécutives à la désindustrialisation de l’Occident depuis 30 ans.

Alors qu’une concertation internationale entre pays visant à se prémunir d’une épidémie ne serait pas illégitime si elle se déroulait en toute transparence et dans un souci démocratique et réellement sanitaire, nous ne pouvons que constater que la politique opaque au sein du Global Health Security Initative n’a finalement eu comme conséquence que l’instauration de politiques liberticides.

Les citoyens sont transformés en cobayes du Big Pharma et leurs droits fondamentaux constamment niés et détruits. La dignité des êtres humains est bafouée, l’Homme est traité par l’Etat comme un « amas de cellules défectueuses », selon la critique très juste de la journaliste Karine Bechet-Golovko. Le secret médical, le consentement aux soins, le droit de franchir la frontière de son pays avec son passeport sont pratiquement abolis en Europe. Les droits d’exercer son métier, de faire travailler son entreprise, de se réunir, d’aller et venir, d’aller à l’école et l’université, de respirer librement, de s’exprimer et de publier sont sévèrement limités par une répression policière, administrative, juridique intense comme on n’en avait pas connue en Europe occidentale depuis les années 30 du 20ème siècle.

Dans quelle mesure les réunions du GHSI non fondées en droit international ont planifié ce régime qui prend une tournure de dictature à prétexte sanitaire ? Nous avons le droit de le savoir ! Les documents du GHSI et des « simulations » auxquelles nos gouvernements ont participé doivent être rendus publics et la Vérité sur la manipulation doit être faite pour rebâtir l’Etat de Droit, seul garant de la sauvegarde de l’Humanité et de la Civilisation.

Car ne l’oublions pas : c’est en Europe que « l’Homme a fait subir le pire sort à l’Homme »[2] parce que les Droits de l’Hommes ont été « méconnus et méprisés », comme le proclame le préambule de la Déclaration Universelles des Droits Humains. Et les « régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine »[3], les régimes nazis, ont commencé par une politique de «Reinheit », de « pureté » des corps, qui devaient être vierges de maladies et de « contamination » pour avoir le droit de vivre. Nous savons à quoi la discrimination selon le « corps sain » (« heil, rein » en Allemand) peut mener… Les Droits Humains ne dépendent PAS de la situation sanitaire d’un corps, et encore moins si c’est l’Etat qui décide si ce corps est « sain » ou pas ! Les Droits Fondamentaux sont inaliénables et sacrés ! Aucune épidémie, aucune guerre ne donne la légitimité de les abolir !

Si nous oublions cela, si nous méprisons nos Droits, si nous préférons l’obéissance aux Droits, alors tôt ou tard nous allons périr. Nos anciens qui ont combattu contre le nazisme et qui nous ont légués nos Constitutions et notre Déclaration Universelle des Droits de l’Hommes nous en ont avertis !


[1] https://apps.who.int/iris/handle/10665/325004

https://www.centerforhealthsecurity.org/event201/videos.html

[2] « Czlowiek czlowiekowi zgotowal ten los », ce sont les premiers vers du reportage « Medaliony » de Zofia Nalkowska, écrivaine et journaliste polonaise qui enquêta sur les Camps de Concentration et d’Extermination dès 1945.

[3] Début du Préambule de la Constitution actuelle de la République Française.